Classé en ce moment 77e au monde chez les poids moyens, le karatéka gatinois Nicholas Patrick Rivest s’accroche à l’espoir de se qualifier en vue des Jeux olympiques qui auront lieu cet été à Tokyo, au Japon. Son sort se jouera dans les quatre prochains mois.
Classé en ce moment 77e au monde chez les poids moyens, le karatéka gatinois Nicholas Patrick Rivest s’accroche à l’espoir de se qualifier en vue des Jeux olympiques qui auront lieu cet été à Tokyo, au Japon. Son sort se jouera dans les quatre prochains mois.

Nicholas Patrick Rivest s’accroche au tatami olympique

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
Participer aux Jeux olympiques, c’est maintenant ou jamais pour Nicholas Patrick Rivest.

Ça explique pourquoi le karatéka de Gatineau met le paquet ces jours-ci afin d’obtenir une des 10 places disponibles en combat chez les poids moyens (moins de 75 kg) à Tokyo. « À 23 ans, c’est clair que j’ai une seule occasion et c’est maintenant », avouait-il, mardi, avant de prendre la direction de Paris.

Le karaté, qui a été ajouté au menu olympique pour l’édition 2020, ne sera pas du rendez-vous en 2024.

« Et s’il revient en vue des Jeux de 2028, j’aurai alors 31 ans. J’aurais déjà commencé à passer à autre chose dans ma vie », notait ce détenteur d’un baccalauréat en kinésiologie.

Rivest s’avère le karatéka local le mieux positionné en ce moment au classement des qualifications olympiques de la Fédération mondiale de karaté (WKF). Son nom arrive au 77e rang.

Les quatre premiers athlètes en date du 6 avril accéderont aux Jeux, tout comme le meilleur Japonais.

Trois autres karatékas seront notamment sélectionnés lors d’un tournoi de la dernière chance du 8 au 10 mai en France.

« Les trois premiers de chaque catégorie à cette compétition se qualifieront », expliquait Rivest, qui cible cette option pour se frayer un chemin à Tokyo.

Ce dernier devra toutefois auparavant défendre avec succès son titre national qu’il détient depuis deux ans. Ça se passera les 21 et 22 mars à Calgary, en Alberta.

Ça lui permettrait alors de participer à ce tournoi de la dernière chance.

« Je sais que c’est un long shot, mais si tu travailles fort, tu te donnes une bonne chance. Je suis motivé. Je vais tout donner. De cette façon, je ne peux pas avoir de regrets par la suite. »

Rivest a pris part à une autre rencontre internationale à Santiago, au Chili, il y a une dizaine de jours. Il avait pu récolter quelques points en accédant au second tour.

Puis le mois prochain, il se rendra en Autriche pour affronter les meilleurs karatékas européens.

« Au niveau que nous sommes rendus, nous avons besoin de disputer des combats pour acquérir de l’expérience. C’est comme un gars qui arrive dans la Ligue nationale de hockey. Il a besoin d’obtenir plusieurs présences sur la glace pour s’habituer à la vitesse du jeu. Moi, ça me prend des combats de qualité pour devenir meilleur. »

Rivest n’a pas voyagé seul dans les dernières heures vers la France. Un de ses frères, Maxym-Olivier, 20 ans, participera aussi à cette étape de la Karate 1 Premier League.

Dans son cas, il se frottera à des adversaires chez les poids lourds.

L’autre frangin chez les Rivest, Alexandre Benjamin, fait l’impasse sur ce séjour sur le Vieux-Continent. Il avait terminé cinquième aux Mondiaux juniors en 2018.

« Ça sera plus relevé à Paris que lors de la compétition à Santiago. C’est une coche plus haute. J’aimerais bien gagner mon premier combat », soulignait Nicholas-Patrick Rivest, qui fait partie de l’équipe canadienne depuis cinq ans.

Un total de 80 karatékas participeront aux Jeux olympiques cet été au Japon. On retrouvera huit catégories, dont six en combats et deux en kata.