Nicolas Masse-Savard, 23 ans, se disait satisfait de cette sortie inaugurale de 2018.

Nager en eau libre au... Qatar

Nicolas Masse-Savard n’avait jamais nagé dans un peloton aussi imposant en eau libre. Encore moins au Qatar.

Ils étaient 72 hommes à prendre le départ de cette première étape de la Coupe du monde, samedi, à Doha. L’athlète originaire d’Aylmer a terminé en 34e position.

Un chiffre qui s’avère toutefois un brin trompeur.

« J’ai fini proche du premier, juste 45 secondes derrière lui. C’est un résultat encourageant, lance Masse-Savard au bout du fil. «C’est le peloton le plus gros dans lequel je me suis retrouvé. Au Lac-Saint-Jean, nous sommes rarement plus que 25 nageurs.»

Son constat ?

«Plus gros que le peloton va être, plus tu vas devoir te battre pour ta place, surtout dans les virages où tu vas recevoir des coups. À un moment durant la course, j’ai perdu mes lunettes.

«Plus de gars que tu as dans l’eau, plus violent ça va être. Et plus épuisant que ça va être comme course. C’est comme un combat de lutte !»

Masse-Savard, 23 ans, se disait satisfait de cette sortie inaugurale de 2018. Il a passé l’hiver en piscine à acquérir plus de vitesse. Ce dernier a battu un record provincial universitaire en bassin au 1500 m. Il a aussi amélioré ses temps sur 200 et 400 m.

«Restait à voir si cela allait se traduire sur 10 km en eau libre», souligne-t-il. «J’ai vu que le travail porte fruit.»

Natation Canada lui avait tendu l’invitation en vue de cette étape de la Coupe du monde en eau libre et très chaude au Qatar. La fédération nationale l’a dans sa mire dans ce cycle olympique qui mènera vers les Jeux de 2020 à Tokyo. Parlant du Japon, il accueillera les championnats panpacifiques en août.

Nicolas Masse-Savard aimerait bien y participer pour une première fois en carrière. Le hic ? Le Canada ne pourra envoyer qu’un seul nageur en eau libre chez les hommes.

Ça se décidera aux sélections nationales à la mi-juin aux Îles Caïmans.

«Je devrai être le premier Canadien à finir cette course. Ça va être difficile. Mais c’est possible. J’ai quand même été le meilleur Canadien au Qatar», a rappelé le nageur de l’Outaouais, qui s’entraîne chez les Carabins de l’Université de Montréal.

En attendant cette course, Masse-Savard prendra le départ notamment d’une autre étape de la Coupe du monde en mai aux Seychelles, un archipel de 115 îles situé dans l’océan Indien. C’est sans compter les championnats canadiens prévus dans deux semaines à Montréal.

«Je serai pas mal plus occupé que les années précédentes. C’est une bonne nouvelle. Ça me permet d’acquérir encore plus d’expérience.»