C’est la deuxième fois que Nadal doit abdiquer en quarts à Melbourne. La première fois, en 2010, avait été face à Andy Murray.

Nadal doit abandonner

MELBOURNE — Blessé et éprouvant visiblement beaucoup de difficultés, Rafael Nadal a été contraint à l’abandon au cinquième set de son quart de finale des Internationaux d’Australie face à Marin Cilic, mardi.

L’Espagnol, favori du tableau masculin, a sauvé cinq balles de bris dans le dernier jeu avant que Cilic ne prenne finalement son service. L’homme aux 16 titres du Grand Chelem est ensuite allé serrer la main de l’arbitre et de son adversaire, avant de violemment lancer son bandeau dans son sac.

Cilic, tête de série no 6, a atteint une première demi-finale en Australie depuis 2010 avec un pointage de 3-6, 6-3, 6-7 (5), 6-2, 2-0. Il retrouvera dans le carré d’as le Britannique Kyle Edmund. La 49e raquette mondiale a surpris la troisième tête de série Grigor Dimitrov 6-4, 3-6, 6-3, 6-4 pour atteindre les demi-finales d’un majeur pour la première fois de sa carrière.

« Une performance incroyable de notre part, mais une terrible malchance pour Rafa, a indiqué Cilic, qui n’avait inscrit qu’une seule victoire en six affrontements contre Nadal. C’est très malheureux que son tournoi se termine de cette façon. »

Il dit avoir ressenti des douleurs à la cuisse au troisième set, mais qu’il a été capable d’en faire fi. Dans la manche suivante, en pourchassant un amorti, la douleur s’est accentuée. Il a eu recours à un temps d’arrêt médical à 4-1 Cilic, puis un autre à la fin du set.

Après que Cilic eut brisé son service, le tennisman de 31 ans a abdiqué.

« Ce sont des moments difficiles et ce n’est pas la première fois que ça se produit ici, a noté Nadal. Je suis une personne positive, mais aujourd’hui, il s’agit d’une opportunité perdue d’atteindre les demi-finales et de lutter pour un titre qui est important pour moi. C’est très difficile à accepter. »

Il y a une limite à ce peut endurer un être humain et Nadal a trouvé la sienne.

« Les gens qui dirigent ce circuit devraient réfléchir à ce qui se passe. Il y a trop de joueurs qui se blessent, a déclaré Nadal, qui boitait et grimaçait toujours pendant sa conférence de presse. Peut-être devraient-ils songer un peu à la santé des joueurs.

«Je ne sais pas ce qui va arriver dans nos vies si on continue de jouer sur ces surfaces très, très dures.»

Pour Nadal, le nombre de tournois au calendrier et le grand nombre disputés sur surface dure constituent une source d’inquiétudes. D’autres joueurs partagent son opinion.

De son côté, Edmund n’avait jamais joué les quarts d’un tournoi majeur, n’avait jamais remporté cinq matches consécutifs sur le circuit de l’ATP, n’avait jamais battu un joueur du top-5 et n’avait jamais battu Dimitrov en deux affrontements.

Il a tout réussi cela d’un coup sur le court du Rod Laver Arena.

«J’adore la façon dont je joue présentement, a-t-il admis. Ma première demi-finale en Grand Chelem, la première fois que je joue sur les plus grands courts du monde et battre un joueur de la trempe de Grigor, ce sont de grandes sensations. Alors je tente d’en profiter le plus possible.»

Associated Press