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Le gardien Matt Murray suit la rondelle alors que son coéquipier Josh Norris surveille Kyle Connor, des Jets, devant le filet des Sénateurs. Winnipeg l'a emporté 3-2 mercredi au Centre Canadian Tire.
Le gardien Matt Murray suit la rondelle alors que son coéquipier Josh Norris surveille Kyle Connor, des Jets, devant le filet des Sénateurs. Winnipeg l'a emporté 3-2 mercredi au Centre Canadian Tire.

Murray solide dans un revers contre les Jets [PHOTOS]

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
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Matt Murray a assez bien réussi son retour et Jacob Bernard-Docker s’est bien débrouillé à son entrée dans la LNH.

Pour les Sénateurs d’Ottawa, c’était plus important que le résultat d’un match sans grande signification pour eux, un revers de 3-2 aux mains des Jets de Winnipeg mercredi soir au Centre Canadian Tire.

À son premier match depuis le 10 mars dernier, Murray a repoussé 32 lancers et le vétéran gardien n’y pouvait pas grand-chose sur les buts de Mathieu Perreault, en avantage numérique en début de troisième, de Trevor Lewis en désavantage numérique et de Mark Scheifele, qui a reçu une passe magistrale de Nik Ehlers.

Mettant fin à une disette de 26 parties, Nick Paul a été le premier à prendre en défaut le gardien substitut Laurent Brossoit, mis à l’épreuve à 29 reprises. Josh Norris a réduit l’écart à un but à six contre trois avec 9,4 secondes à jouer, mais c’était trop peu, trop tard. C’est donc dire que la séquence de huit matches avec un but de l’attaquant Connor Brown a été interrompue (voir autre écran).

Laurent Brossoit a fait 27 arrêts sur 29 tirs.

Choix de première ronde en 2018, Bernard-Docker a été appelé à remplacer à pied levé le vétéran Nikita Zaitsev, qui a déclaré forfait pendant la période d’échauffement. Il n’a été sur la glace pour aucun but des Jets en 15:33 minutes sur la glace à son premier match.

«J’ai su à la pratique matinale que ‘Zee’ (Zaitsev) avait quelque chose et que je pourrais être appelé à jouer, donc je me suis préparé en conséquence. J’ai eu la confirmation environ une heure avant le match que j’allais jouer, c’était un moment excitant pour moi et pour tout les gens qui m’ont aidé à me rendre jusque là. C’est spécial, a commenté le 106e ancien de l’Université du North Dakota à jouer dans la LNH. Je n’ai pas pu faire de sieste en après-midi, j’étais trop excité... Le tour en solo avant le réchauffement, je n’étais pas nerveux pour ça, les gars m’ont dit d’en profiter et de le savourer, c’est quelque chose que je n’oublierai jamais.»

Son nouveau patron, l’entraîneur-chef D.J. Smith, était satisfait de ce qu’il a vu de lui, à la droite la plupart du temps de Thomas Chabot. «Il a été très bon considérant qu’il a eu une pratique avec l’équipe avant d’affronter un bon club comme les Jets. Il a fait des jeux intelligents, basés sur le fait qu’il est un défenseur intelligent. C’était une grosse commande avec peu d’avis», a-t-il dit.

Le défenseur recrue Jacob Bernard-Docker a disputé son premier match dans la LNH contre les Jets.

Smith était tout aussi satisfait du jeu de Murray devant le filet. «On ne l’a pas obligé à faire trop de travail pendant un bout de temps, puis soudainement, on leur a donné des bonnes chances, donc c’était un match difficile pour un gardien. Mais c’était bien de le renvoyer sur la glace et il s’est bien battu à travers la circulation, il avait l’air beaucoup plus confiant», a-t-il analysé.

Le principal intéressé a indiqué qu’il se sentait «assez bien considérant que ça faisait longtemps que je n’avais pas joué. La circulation, c’est ce qui est le plus difficile à reproduire lors des pratiques, c’est toujours le plus gros ajustement quand on n’a pas joué depuis un bout de temps». Murray s’en voulait un peu pour le but gagnant de Lewis en désavantage numérique, lui qui a pu s’échapper quand une rondelle a rebondi hors de la zone des Jets, échappant à l’attention de Chabot qui la cherchait. «J’ai pensé sortir pour aller la jouer, mais elle a mis les freins en passant la ligne bleue, donc j’étais pris dans un ‘no man’s land’. J’aurais pu faire un meilleur jeu là-dessus, je pense. Ce sont des choses qui arrivent et il faut passer par dessus», a-t-il ajouté.

Paul, qui a joué un fort match en plus d’avoir compté pour la première fois depuis le 15 février, ne faisait pas trop de cas de son but. «En bout de ligne, c’est une bataille mentale pour demeurer constant. Ça peut être pesant quand tu ne comptes pas, mais je n’ai pas laissé ça affecter le reste de mon jeu, que ce soit en défensive ou comme attaquant en puissance», a-t-il affirmé.

Les Sénateurs disputeront maintenant leurs quatre prochains matches à l’étranger, à commencer par samedi lorsqu’ils rendront visite au Canadien de Montréal.