Les sept membres de l’équipe canadienne de rafting ont pris le 10e rang des Mondiaux, au Japon. Elles n’en gardent cependant que de bons souvenirs.

Mondiaux de rafting: résultats décevants, expérience mémorable

Les résultats n’ont pas été tout à fait à leur goût, mais les femmes de l’équipe canadienne de rafting sont revenues — ou reviendront — des Mondiaux disputés au Japon avec de belles images plein la tête.

Elles étaient sept, toutes dans la vingtaine, toutes de la grande région de Québec, à représenter l’unifolié sur la rivière Yoshino pendant les Championnats du monde de rafting à six, au début du mois. «La rivière était hallucinante!» souligne Sarah-Jeanne Giroux, de retour depuis quelques jours, contrairement à trois de ses amies, toujours là-bas. «L’eau était transparente. Il y avait des singes sur la rive. Juste pour la beauté des paysages, ça valait la peine.»

Et pour la bouffe, du riz et du poisson à tous les repas. «On a été excessivement bien nourries. Ce que je retiens du Japon, c’est le souci du détail quand vient le temps de servir à manger», dit Giroux.

Devant une féroce compétition (et une presse locale «omniprésente»), elle et ses coéquipières ont pris le 10e rang du classement cumulatif sur 12 équipes. Leur meilleure épreuve a été le slalom, où elles ont décroché une solide sixième place. Elles participaient aussi au sprint (11e), au face-à-face (11e) et à la descente de rivière (8e). La compétition a été remportée par les Japonaises, devant les Néo-Zélandaises et les Britanniques.

Selon Giroux, les Canadiennes n’avaient rien à envier à leurs adversaires point de vue force brute. De solides départs en ont fait foi. Reste toutefois à peaufiner leur technique, leurs stratégies. Mais en ce sens, les équipages asiatiques et européens partent avec une longueur d’avance.

«Dans ces pays, il y a plusieurs bateaux, il y a des compétitions. Ce n’est pas facile au Canada, on n’a pas beaucoup d’opposition. Ce n’est pas évident de se battre contre un bateau imaginaire», illustre Giroux.

De la relève

Pour quatre des sept filles, il s’agissait d’une première présence aux Mondiaux. Et certaines d’entre elles n’en sont qu’à leur première année de rafting. Voilà qui a aidé à tempérer la déception. «Ultimement, on était quand même contentes de nos performances», a indiqué Giroux.

Et les voilà «très motivées» pour leur prochain grand rendez-vous international, les Mondiaux de rafting à quatre, qui auront lieu en Argentine, l’automne prochain.