Paul Poirier rêvait de monter sur le podium aux championnats du monde la semaine prochaine à Montréal.

Mondiaux annulés en raison du COVID-19: déçu, Poirier comprend la décision

Paul Poirier rêvait de monter sur le podium aux championnats du monde la semaine prochaine à Montréal.

L’événement devait avoir lieu à 80 minutes de route de son patelin de Cornwall.

Mais sa partenaire Piper Gilles et lui doivent oublier le tout depuis quelques heures. La compétition a été annulée.

« Bien sûr nous sommes déçus, a avoué Poirier, dont le duo s’avère champion canadien en danse.

«Mais avec tout ce qui se passe partout dans le monde en raison de ce virus, nous comprenons complètement la décision qui a été prise. Il faut prioriser la santé de tout le monde. Je suis convaincu que les entraîneurs et tous les autres athlètes possèdent la même opinion.»

Poirier, qui est membre de l’équipe nationale depuis une décennie, a été le porte-parole francophone de ses coéquipiers durant une conférence téléphonique organisée par Patinage Canada, mercredi soir. Il se doutait bien que les championnats seraient annulés.

La rumeur circulait depuis la veille en coulisses.

L’athlète franco-ontarien âgé de 28 ans avait eu l’occasion de participer à un entraînement public au centre Bell il y a une douzaine de jours. Le domicile des Canadiens de Montréal devait accueillir l’élite mondiale.

«Nous nous sentions très bien durant notre préparation. Nous étions très confiants de bien faire durant la compétition, a dit Poirier.

«Nous aurions aimé avoir notre moment aux championnats du monde ici au Canada. C’est certain que c’était une décision difficile à prendre. Mais nous laissons ça à des gens qui connaissent beaucoup plus ce virus.»

Gilles et lui connaissaient la meilleure saison de leur carrière. En plus de devenir champion, la paire avait remporté Skate Canada, une étape du circuit Grand Prix qui s’est déroulée en octobre à Kelowna.

Elle a aussi terminé deuxième à la Coupe Rostelecom en Russie en plus de gagner l’argent à la compétition des Quatre continents, le mois dernier, en Corée du Sud.

Et si les championnats du monde ont finalement lieu, mais à l’automne avant le début de la nouvelle saison sur le circuit Grand Prix ? Le scénario s’avère sur la table.

«Ça me va, tant que c’est connu assez à l’avance pour nous donner du temps pour nous y préparer», a affirmé Paul Poirier.