Matt Duchene se souvient qu’il n’était pas frileux lorsqu’il était enfant et qu’il jouait à l’extérieur.

Moment nostalgique avant l'affrontement

Avant de jouer un match où deux importants points de classement seront à l’enjeu, les joueurs des Sénateurs d’Ottawa ont eu l’occasion de retomber en enfance vendredi quand ils ont foulé la patinoire temporaire de la Place TD pour la première fois.

Un match en plein air comme celui qu’ils disputeront au Canadien de Montréal dans le cadre de la Classique 100 de la LNH, un des derniers événements des célébrations de Canada 150, c’était une occasion pour la plupart des joueurs de se remémorer leurs débuts sur deux lames et les heures passées sur des glaces extérieures, que ce soit celles de leurs quartiers ou celles que leurs parents entretenaient.

Le fait que la température était glaciale pour leur pratique d’une quarantaine de minutes vendredi, et qu’elle devrait être similaire à l’heure du match samedi soir (-16 degrés Celsius sans facteur éolien selon l’estimation du météorologue embauché par la LNH), ne semblait pas trop les effrayer.

« Je ne pense pas avoir besoin de mettre trop d’épaisseurs de vêtements. Je n’étais pas très frileux quand j’étais jeune, je ne portais pas grand-chose et ma mère était toujours sur mon dos à ce sujet. On verra si c’est encore comme ça ou si j’ai ramolli avec les années », a lancé le centre Matt Duchene, qui était content d’apprendre à son arrivée avec les Sénateurs il y a un peu plus d’un mois qu’il aurait l’occasion de vivre une telle expérience.

« C’est incroyable d’avoir cette chance. Mon père a commencé à faire une patinoire dans l’entrée de notre maison quand j’avais 10 ans et il a continué même après que je sois parti jouer chez les juniors vu que ma sœur était toujours là... J’ai joué un match dehors (l’an dernier avec l’Avalanche à Denver), mais il faisait 70 degrés (Fahrenheit), ce n’était pas aussi authentique qu’ici », a ajouté le hockeyeur originaire de Haliburton, en Ontario.

C’est le deuxième match dans un stade de football pour les Sénateurs, mais la Classique Héritage du mois de mars 2014 à Vancouver, remportée 4-2 contre les Canucks, n’avait vraiment pas la même saveur puisque le toit du BC Place avait été fermé pour l’occasion.

Les éléments ne devraient pas trop effrayer le défenseur recrue Thomas Chabot, qui affectionnait particulièrement le hockey sur patinoire de quartier quand il était jeune, ce qui était il n’y a pas si longtemps, lui qui n’a que 20 ans.

« Le parc était juste à côté de chez nous. En revenant de l’école, je me dépêchais de manger pour aller à la patinoire jouer avec mes amis dehors. Peu importe s’il neigeait ou s’il faisait moins-30, mes amis et moi, le froid ne nous dérangeait pas. Ça va rappeler de bons souvenirs, c’est très excitant, c’est sur. On sait qu’il va faire froid, on se prépare mentalement pour ça... Une fois le match commencé, je ne pense pas que les gars vont se rendre contre trop trop de la température. Et plus il fait froid, meilleure est la glace normalement », a-t-il souligné avant la pratique des siens.

Les joueurs des Sénateurs n’ont pas livré leurs impressions de la glace aménagée au domicile du Rouge et Noir puisqu’immédiatement après leur entraînement, ils ont sauté dans un autobus, portant encore tout leur équipement, pour aller fouler la glace du Parlement en même temps que les Anciens qui se préparaient pour leur affrontement en soirée.

PAS DE CAPE POUR KARLSSON

Participer à des événements majeurs de la LNH comme la Série Globen à Stockholm et la Classique 100 à Ottawa attire son lot de médias nationaux, et ceux-ci sont évidemment toujours curieux de savoir ce qui se passe avec la super-vedette des Sénateurs Erik Karlsson.

Avec les récentes questions de contrat et de liste de clubs auxquels il accepterait d’être échangé dans l’air, c’était évidemment encore le cas vendredi.

Erik Karlsson à la rencontre d'un jeune partisan

L’entraîneur-chef Guy Boucher pense que ces questions ne sont pas une distraction, et il pense que son capitaine qui n’a que deux passes à ses 14 derniers matches avec un différentiel de moins-18 va de mieux en mieux.

« Il est le meilleur défenseur de la LNH, mais il n’a pas une cape rouge dans le dos. Il est un humain et on savait que ça prendrait du temps, j’estimais qu’il serait lui-même à Noël. Il retrouve sa mobilité et son souffle », a-t-il dit au sujet de l’arrière opéré à une cheville l’été dernier.

Karlsson, lui, pense que ça s’en vient pour lui.

« Je joue mieux qu’à mon retour (quand il a obtenu 16 points à ses 11 premiers matches), et je mérite plus de succès que j’en obtiens., mais ce jeu ne marche pas toujours comme ça », a-t-il commenté.