Le missionnaire Guillaume St-Georges a pris cette photo du sprinteur de l’Outaouais Antoine Lebrun, plus tôt cette semaine.

Missionnaire et photographe

Aux Jeux du Québec, dans les bonnes comme dans les mauvaises journées, les missionnaires sont là.

Certains sont là chaque année. Été comme hiver. Depuis un bon moment, déjà.

« C’est ma neuvième finale », annonce, au bout du fil, Guillaume St-Georges.

« En fait, si je n’avais pas raté les Jeux d’Alma, à l’hiver 2017, j’en serais à ma 10e finale. Je gagne ma vie comme enseignant au cégep. Je ne manque pas de temps de vacances, mais il y a des périodes, dans l’année, où il est plus difficile pour moi de m’absenter. »

Les missionnaires sont des adultes — généralement, jeunes adultes — qui accompagnent les athlètes et les entraîneurs durant leur séjour aux Jeux. Chaque délégation régionale mise sur une équipe mixte qui cumulent les rôles de grands frères et grandes sœurs, conseillers, meneurs(euses) de claque...

À toutes ces fonctions, quand il se déplace aux Jeux, St-Georges ajoute celle de photographe officiel des athlètes de l’Outaouais.

C’est un simple hobby, qui lui a permis de rendre bien des gens heureux au fil des ans.

« C’est quelque chose que je fais à temps perdu. Aux Jeux, dans une journée, je peux parfois prendre entre 300 et 400 photos. Je suis toujours à la recherche de la bonne shot. »

À la fin de chaque finale, quand il rentre en Outaouais, St-Georges dépose plusieurs de ses photos, sur Internet, et il permet aux entraîneurs qui ont participé aux Jeux de venir se servir.

« Je donne mes photos. Je ne suis pas là pour faire de l’argent. Je suis là pour que les jeunes conservent de bons souvenirs de leur expérience. »

Souvent, les missionnaires sont d’anciens athlètes.

Guillaume St-Georges appartient à ce groupe. Il a découvert les Jeux du Québec lors de la finale provinciale de l’été 2005, à Amos, en Abitibi-Témiscamingue.

Cette année-là, il faisait partie d’une très dynamique équipe d’athlétisme. Ses coéquipiers et lui avaient remporté la bannière de l’esprit sportif.

« Je fréquentais le programme sport études de l’école secondaire de l’Île, à l’époque. À la conclusion de mon bloc de compétition, après quatre jours, je ne pensais qu’à retourner aux Jeux. En fait, j’aurais voulu trouver une manière d’y retourner. »

Il est d’abord retourné aux Jeux à titre d’entraîneur/accompagnateur, deux ans plus tard. Il a pu se rapprocher de la délégation de l’Outaouais, ce qui lui a permis de se greffer au groupe de missionnaires.

« Je prends ça une finale à la fois, de dire celui qui ne fait pas nécessairement de plans à long terme. Mais je dirais que je ne me suis pas rendu à neuf finales pour rien. »

Journée tranquille

Les médailles sont rares pour la délégation de l’Outaouais, depuis le début du deuxième bloc de compétition.

Les représentants de l’ouest de la province dans les disciplines collectives ont connu quelques difficultés, jeudi.

L’équipe féminine de soccer a subi un revers crève-cœur de 4-3 contre Lanaudière.

Les garçons ont obtenu une victoire de 3-0 contre la Mauricie. Ils n’ont cependant plus de chances de grimper sur le podium.

En basket, les filles ont été battues 54-35 par la Rive-Sud. Les garçons ont rencontré un solide club montréalais. Ils ont perdu 77-24.