Maintenant que sa disette est terminée, Phili Mickelson portera toute sa concentration sur le Tournoi des maîtres, où il pourrait revêtir le veston vert pour la quatrième fois de sa carrière.

Mickelson répète qu’il n’a jamais perdu confiance

MÉXICO — Phil Mickelson savait que ça finirait par arriver, en dépit de ses résultats passés peu probants.

Depuis son triomphe sur le parcours de Muirfield à l’Omnium britannique de 2013, qui lui conférait le deuxième rang du classement mondial – et trois des quatre tournois du Grand Chelem à son palmarès – Mickelson avait participé à 101 tournois un peu partout à travers le monde sans gagner.

En plus de deux décennies sur le circuit de la PGA, il n’avait jamais passé plus de deux saisons sans signer une victoire. Voilà que ça faisait maintenant quatre années consécutives, et le décompte se poursuivait.

Mickelson vivait plus de frustration qu’une période de remise en question. Et même à l’âge de 47 ans, il n’a jamais perdu confiance. « Je savais qu’il ne s’agissait pas de ma dernière (victoire), a-t-il affirmé dimanche. Et celle-ci ne le sera pas non plus. »

Le plus récent triomphe est venu dimanche, à haute altitude, au Championnat du Mexique. Et ce fut une autre performance palpitante, comme c’est souvent le cas avec Mickelson.

Cinq oiselets sur les dix premiers trous lui ont permis de se hisser au sommet du classement. Au moment où il était sur le point de prendre le contrôle de la compétition, il a visé le vert du 11e trou, une normale-5, mais sa balle a frappé un arbre et terminé sa trajectoire dans les buissons.

De là, son coup suivant s’est retrouvé dans la foule, chemin faisant vers un boguey. Au trou suivant, il a trouvé le moyen d’inscrire la normale après un coup de départ erratique qui a donné sur la voie réservée aux voiturettes électriques.

Trois groupes devant lui, Justin Thomas a effectué le coup par excellence du tournoi. Soudainement à égalité en tête alors qu’il avait amorcé la journée de samedi à 11 coups du sommet, Thomas a logé sa balle dans la coupe, d’une distance de 119 verges pour un aigle sur le dernier trou. Ses scores de 62 et de 64, samedi et dimanche, lui permettaient d’espérer remporter un deuxième tournoi en autant de semaines.

« Je ne savais pas qu’il avait envoyé la balle dans la coupe, a raconté Mickelson. J’ai seulement remarqué qu’il avait terminé avec un score de moins-16 alors que je me trouvais au 15e, ce qui signifiait que j’avais besoin de deux oiselets pour l’égaler. »

Et c’est ce qu’il a fait. Un coup de départ parfait, un coup de fer-6 sur le vert et deux roulés pour l’oiselet. Puis un roulé de 20 pieds pour un autre, au 16e.

Mickelson a complété sa ronde avec un score de 66 qui lui permettait participer à une prolongation-suicide avec Thomas, de 23 ans son cadet. Celle-ci n’a pas duré longtemps.

Au 17e, une normale-3, Thomas a va son coup de départ survoler le vert et le coup d’approche qui a suivi s’est arrêté à dix pieds à court de l’objectif. Le premier coup de Mickelson a abouti sur le vert, il a raté l’oiselet de justesse et a mérité la victoire – enfin – quand Thomas a manqué son coup roulé.