La convalescence du cycliste de l’Outaouais, Michael Woods, se passe bien. Opéré il y a un mois pour une fracture au fémur droit, il enfourche déjà son vélo fixé sur une base d’entraînement chez lui à Andorre.
La convalescence du cycliste de l’Outaouais, Michael Woods, se passe bien. Opéré il y a un mois pour une fracture au fémur droit, il enfourche déjà son vélo fixé sur une base d’entraînement chez lui à Andorre.

Michael Woods remonte déjà sur son vélo

Même une fracture au fémur droit ne peut ralentir Michael Woods.

Le cycliste de l’Outaouais, qui se déplace en béquilles, a déjà commencé à enfourcher son vélo, un mois après s’être fracturé la jambe lors d’une étape de Paris-Nice, le 12 mars dernier. Il peut même pédaler.

Non, l’athlète âgé de 33 ans ne roule pas sur le bitume ces jours-ci, mais plutôt sur une base d’entraînement aménagée dans sa maison, à Andorre.

Woods se plaît même, depuis une semaine, à lancer des défis à différents cyclistes, professionnels et amateurs. Il utilise les médias sociaux pour les inviter à rouler «virtuellement» avec lui via l’application «Zwift», qui permet aux gens de s’entraîner à l’intérieur sur leur vélo.

«La réponse a été exceptionnelle. Plusieurs gens se pointent en ligne pour participer. C’est plaisant d’interagir avec les gens», confie le coureur de l’équipe EF Pro Cycling.

Le médaillé de bronze des championnats du monde de 2018 utilise le mot clé #RecoveryRidesWithMike pour mousser ce rendez-vous matinal quotidien. Jusqu’ici, il a emprunté quelques tracés virtuels sur le plat. Le tout dure une quarantaine de minutes à une vitesse réduite. Convalescence oblige!

«Tu es tanné de te faire larguer par un coureur pro? Voici l’occasion de prendre ta revanche», a même lancé Woods dans son appel à tous.

Visiblement, il n’y a pas que son corps qui se porte mieux. Son moral aussi.

«L’opération s’est bien déroulée. Donc je récupère bien», souligne-t-il. Son fémur a été solidifié par le chirurgien grâce à une tige en titane et quelques vis bien insérées.

Un peu comme le fémur gauche du journaliste du Droit avec lequel Michael Woods échangeait via texto. Lui aussi a subi une fracture, l’automne dernier, mais en pratiquant le hockey.

La différence entre les deux hommes? Un seul s’avère une machine bien huilée... et ce n’est pas celui qui a rédigé ce texte!

«Heureusement, je n’ai eu aucune complication avec l’articulation de la hanche», souligne le «vrai» athlète durant l’échange.

Woods peut maintenant prendre son temps pour soigner sa jambe. Pas besoin de précipiter un retour à la compétition. Toutes les compétitions ont été stoppées en raison de la COVID-19.

Les Jeux olympiques, surtout, ont été reportés en 2021.

Le rêve de Michael Woods de monter sur le podium à Tokyo demeure en vie. Car il croit dur comme fer — ou plutôt dur comme titane dans son cas — de retrouver la forme lui ayant permis de terminer septième à une étape du Tour de France et gagner une étape au Tour d’Espagne.

«Puisque les Jeux ont lieu maintenant l’an prochain, je ne vais pas tenter d’accélérer un retour et me fixer une date. Même si je suis confiant de revenir à 100 % de mes capacités, je ne participerai pas à une course tant que je ne serai pas remis complètement.»

Ce temps de repos lui permettra de guérir un corps qui a été amoché depuis ses débuts sur le WorldTour, il y a quatre ans. L’été dernier dernier, il s’est cassé deux côtes durant le Tour de France.

En 2016, à quelques mois des Jeux olympiques, Woods s’était fracturé la main gauche à trois endroits. Cette blessure était toutefois le fruit d’une malchance, le principal intéressé étant incapable d’éviter un nid-de-poule.

Ce dernier avoue avoir gaffé à Paris-Nice, scène de sa plus récente chute. «J’ai commis une erreur en tentant de dépasser par l’extérieur dans une courbe rapide, relate-t-il.

«Un adversaire devant moi a été surpris par ce virage et il a freiné brusquement. Afin de l’éviter, j’ai pris la direction du gazon. J’ai perdu le contrôle et je suis tombé contre un rebord en ciment.»

En plus de bien guérir, Michael Woods profite de sa convalescence et du confinement pour apprivoiser son nouveau rôle de papa de la petite Maxine, née à la fin janvier.