C’est aux commandes d’une trottinette électrique que le pilote Lewis Hamilton s’est pointé aux paddocks de l’écurie Mercedes afin de rencontrer les journalistes à quelques heures du Grand Prix du Japon.

Même si un typhon menace le GP du Japon Hamilton vise la victoire

SUZUKA, Japon — Le pilote Mercedes Lewis Hamilton est conscient qu’une victoire ce week-end au Grand Prix du Japon, en dépit de la menace d’un puissant typhon, pourrait pratiquement l’assurer de la conquête d’un sixième championnat du monde de Formule 1.

Hamilton dispose d’une avance de 73 points devant son coéquipier Valtteri Bottas, avec cinq courses à négocier. Si on se fie à la feuille de route du Britannique sur le circuit de Suzuka, les probabilités jouent amplement en sa faveur.

Hamilton a gagné quatre des cinq dernières courses sur ce légendaire circuit de 5,807 km.

«Il ne reste que quelques courses au calendrier, mais nous tentons d’y aller une à la fois, de mettre un pied devant l’autre sans trébucher, a imagé Hamilton, qui a triomphé au Grand Prix de Russie récemment. Quand tu te retrouves dans ce genre de situation, tu essaies d’envisager chaque scénario, de retourner chaque pierre et d’être meilleur dans chaque aspect.»

Si Hamilton parvient à l’emporter ce week-end, il rejoindra Michael Schumacher pour le plus grand nombre de victoires en carrière au Grand Prix du Japon avec six. Hamilton y a gagné avec McLaren en 2007, puis avec Mercedes en 2014, 2015, 2017 et l’an dernier.

Cependant, l’Agence météorologique du Japon a émis un bulletin spécial pour indiquer que le typhon Hagibis doit toucher terre sur l’île principale au cours du week-end — et Suzuka pourrait se retrouver directement dans sa trajectoire.

Les prévisions actuelles indiquent que Hagibis atteindra la côte nippone samedi, quelque part entre la dernière séance d’essais libres et la séance de qualifications. Quant à savoir si la menace d’Hagibis affectait les pilotes, le Québécois Lance Stroll a assuré qu’il n’en était rien.

«Ça ne change rien pour nous, car nous [les pilotes] sommes tous dans le même bateau, a-t-il confié en entretien au circuit jeudi matin. Ce sera un défi sous la pluie, mais c’est ça, la course automobile.»

Stroll, qui excelle habituellement sous la pluie, n’a pas caché qu’il convoitait un top -10 au volant de sa voiture Racing Point.

«Nous avons apporté des améliorations et nous avons l’impression d’être plus compétitifs présentement, a-t-il noté. Auparavant, nous espérions que les circonstances jouent en notre faveur pendant la course, alors que maintenant nous pouvons miser exclusivement sur notre rythme en piste. Certes, il reste des faiblesses à corriger, mais les choses sont positives de manière générale.

«Ce sera très serré, comme à tous les week-ends. Il ne fait aucun doute que nous pourrons lutter pour l’obtention de points de classement. Nous cognons à la porte [du top -10] depuis quelque temps déjà, donc il s’agira de trouver la bonne stratégie au fil du week-end», a-t-il conclu.

Encore la bisbille chez Ferrari?

Un nouveau chapitre de la crise chez Ferrari s’écrira ce week-end au Japon. La stratégie d’équipe au sein de la “Scuderia” à Singapour et en Russie a provoqué une situation inconfortable pour Sebastian Vettel et Charles Leclerc.

En Russie, l’équipe italienne a anéanti les chances de réussir un doublé lorsque Vettel a connu des ennuis et que Leclerc a dégringolé de la première à la troisième place en raison d’une mésentente.

À Singapour, Vettel a triomphé devant Leclerc à la suite d’un arrêt aux puits précoce qui a permis à l’Allemand de surprendre Leclerc, qui partait de la position de tête et qui convoitait une troisième victoire d’affilée.

Certes, les deux pilotes ont adopté une approche très diplomate devant les médias, mais les commentaires sur les ondes de la radio laissent croire qu’il n’en est rien en réalité.

Leclerc a minimisé la gravité de la crise chez Ferrari jeudi.«Il y a eu une mésentente en piste, mais nous en avons discuté et tout est bien maintenant, a assuré le Monégasque. Je suis conscient que la crise a l’air énorme vue de l’extérieur, mais ce n’est pas le cas. Tout va bien [à l’interne]. Avec La Presse canadienne