Sara Plouffe a fêté ses 20 ans à son arrivée aux championnats du monde juniors de ringuette. Avant de quitter la Colombie-Britannique, elle a reçu une médaille d’or en cadeau.

Médaille d’or à saveur outaouaise en ringuette

Sara Plouffe a choisi le bon moment pour réussir un tour du chapeau. Ses trois buts ont permis à ses coéquipières et elle de gagner la médaille d’or aux championnats du monde juniors de ringuette.

Ça se passait samedi à Burnaby, en Colombie-Britannique. L’adversaire ? La Finlande, l’ennemie jurée de l’équipe canadienne.

Le score final ? 9-7.

« J’ai commencé le match lentement. J’avais de la misère à piquer mes anneaux. Puis quand j’ai marqué le premier but, j’ai pris un bon rythme », a relaté Plouffe, une attaquante de Gatineau.

« Puis j’ai eu droit à de belles passes. C’est toujours plus facile de marquer. »

C’était sa deuxième conquête dorée aux Mondiaux juniors. L’athlète âgé de 20 ans était de la dernière édition en 2017.

« Ça demeure spécial. Ça s’est passé à un endroit différent avec une équipe différente. »

Il reste que des visages lui étaient familiers. Trois autres joueuses de l’Outaouais étaient de l’aventure junior à Burnaby.

La défenseuse Julie Vandal était assistante-capitaine en plus d’être choisie joueuse du match en finale. Quant à Jasmine Ménard, elle était la plus jeune membre de l’équipe canadienne. L’adolescente a 16 ans.

« Je la coache au programme sport-études à Nicolas-Gatineau. Là, nous étions coéquipières », a souligné Plouffe au sujet de Ménard.

« Puis Julie, ça doit faire 10 à 12 ans que nous jouons ensemble », a-t-elle ajouté.

Ajoutez à cela la présence d’Emma Kelly, qui évolue tout comme Plouffe et Vandal chez le Fusion de Gatineau, cette équipe de la Ligue nationale ringuette (LNR).

Un autre truc a rendu l’aventure encore plus spéciale.

Sara Plouffe a fêté ses 20 ans le lendemain de son arrivée en Colombie-Britannique en vue des championnats.

« Gagner en finale, c’était un beau cadeau... un cadeau bien mérité », a-t-elle avoué.

« Gagner a demandé beaucoup de motivation et de préparations aux joueuses. Nous avons participé à des camps d’entraînements intensifs. Puis nous manquons de l’école. Moi, c’est 10 jours au Cégep de l’Outaouais. Ce n’est pas facile. Je n’ai pas eu le temps de faire un devoir. Toutes nos journées étaient bien occupées. Nous avions des réunions, des séances vidéo, des marches et d’autres activités en plus des entraînements et parties. Ça reste que ce fut une expérience inoubliable. »

L’année 2019 aura été dorée pour Julie Vandal et elle. La paire était membre d’Équipe Québec, qui a gagné la finale des Jeux du Canada en février à Red Deer, en Alberta.

Vandal avait alors joué les héros en marquant en prolongation pour donner la victoire à son équipe.

« Ça fait une belle année », a reconnu Plouffe, qui aimerait bien réussir un rare triplé dans les prochains mois en remportant maintenant le titre de la LNR.

Le Fusion de Gatineau a gagné six de ses huit parties depuis le début de la saison. Elle mise sur cinq des 18 meilleures pointeuses du circuit, Emily Chenier, Chantal St-Laurent, Martine Caissie, Allison Biewald et Plouffe.

« Nous avons vraiment une bonne équipe cette saison. Nous visons le championnat canadien, qui se déroulera à Ottawa. Puis c’est la seule chose que je n’ai pas encore gagnée », a lancé Plouffe.

Le Fusion comptait trois autres joueuses à Burnaby, qui était aussi le site des championnats du monde seniors. St-Laurent et Biewald ont ramené une médaille d’argent tout comme Kaitlyn Youldon.