Installé sur son vélo dans le sous-sol de ses parents, Matteo Dal-Cin a remporté une étape du Tour de France... le Tour de France virtuel.
Installé sur son vélo dans le sous-sol de ses parents, Matteo Dal-Cin a remporté une étape du Tour de France... le Tour de France virtuel.

Matteo Dal-Cin victorieux au Tour de France... de chez lui à Ottawa

Installé sur son vélo dans le sous-sol de ses parents, Matteo Dal-Cin a remporté une étape du Tour de France... le Tour de France virtuel.

Le cycliste d’Ottawa s’est imposé samedi au sprint de la troisième étape d’une distance de 48 km, devançant le Britannique Jake Stewart (Groupama-FDJ) et l’Australien Callum Scotson (Mitchelton-Scott). «Même si c’est différent d’une course sur route, je suis très fier d’avoir gagné, a-t-il avoué, dimanche, au lendemain de cette première place.

«C’est sûr que plus tard, quand je vais raconter cette histoire, je ne mentionnerai pas immédiatement qu’il s’agissait d’une étape virtuelle. Je garderai ça pour la fin!»

L’athlète âgé de 29 ans a même célébré le tout avec une bouteille de vin lors du souper. Un cadeau de son oncle qui suivait la course en ligne.

La bouteille n’a pas été secouée comme le traditionnel champagne.

«Il n’était pas question de gaspiller du vin. Tout s’est retrouvé dans les coupes!»

Le Tour de France virtuel compte six étapes. Il remplace l’événement du même nom qui aurait dû être lancé le 27 juin. La COVID-19 a forcé les organisateurs à reporter le départ à la fin août.

En attendant, ces derniers se sont unis à la plateforme numérique Zwift afin d’offrir une alternative aux spectateurs, de même que les cyclistes.

Une vingtaine d’équipes du WorldTour a inscrit des coureurs. Dans le lot, il y a Michael Woods, d’Ottawa, qui fait partie de la formation EF Pro Cycling.

Les cyclistes enfourchent leur vélo qui est relié à des instruments simulant diverses conditions de course.

Matteo Dal-Cin

«C’est sûr que ce n’est pas comme si j’avais gagné la course en personne. Il reste que le peloton est compétitif. Il y a de très bons cyclistes, des noms connus, qui offrent un effort sérieux. Moi, je suis très heureux de la façon dont j’ai roulé.»

Une centaine de coureurs a pris part à la troisième étape. «À la fin, je crois que nous étions encore une trentaine dans le coup», relate Dal-Cin, qui espérait que sa connexion internet tienne le coup.

«Je n’ai pas eu de pépins jusqu’ici, a-t-il ajouté. Je touche du bois.»

Ce dernier représente l’équipe américaine Rally Racing, qui détient une licence UCI ProTeam. Âgé de 29 ans, il a gagné plusieurs courses sur route depuis cinq ans en Amérique du Nord.

La liste comprend le Grand Prix de Saguenay de même que des étapes du Tour de Beauce et du Tour de Gila.

Et il y a cette victoire aux championnats canadiens en 2017 à Ottawa.

«Elle possédait une signification particulière. Oui ça se passait à la maison, mais l’année précédente sur le même tracé, je faisais partie des trois meneurs quand j’ai chuté dans le dernier virage. Cela a fait du bien, un an plus tard, de vaincre ma peur et la nervosité pour gagner devant les miens.»

Natif du quartier Westboro, Matteo Dal-Cin avait réussi à participer à cinq courses sur route en 2020, dont quatre en Europe, avant que la planète soit frappée de plein fouet par la pandémie. Il est revenu à Ottawa en mars.

«Nous avions des courses prévues en France et en Espagne en avril et mai. Je devais aussi participer au Tour de Beauce et aux championnats nationaux. Tout a été annulé.»

Et il y avait le Tour du Portugal qui l’attendait à la fin juillet. Un autre rendez-vous qui a pris le bord.

«L’équipe travaille encore sur un calendrier pour terminer la saison. Elle espère un retour en Europe à la mi-août, mais c’est incertain.»

En attendant, Dal-Cin peut au moins savourer une victoire au Tour de France... virtuel.

«Cela m’a donné encore plus le désir de gagner éventuellement au moins une course sur route en Europe avant ma retraite», a-t-il dit.