Avant de se joindre à la barre du Moose du Manitoba, Marty Johnston était l'entraîneur-chef des Ravens de l'université Carleton.
Avant de se joindre à la barre du Moose du Manitoba, Marty Johnston était l'entraîneur-chef des Ravens de l'université Carleton.

Marty Johnston se tient occupé pendant la pause pandémie

La confirmation de l’annulation du reste de la saison et des séries dans la Ligue américaine de hockey a signalé officiellement le début de la saison morte pour Marty Johnston.

L’ancien Olympique de Hull qui est entraîneur-adjoint avec le Moose du Manitoba va cependant conserver sa même routine en vigueur depuis le début de la pause décrétée depuis deux mois en raison de la pandémie de la COVID-19, soit de superviser l’enseignement de ses enfants, sa fille de 12 ans Abighail et son fils de 10 ans Murphy, pendant que son épouse Roxanne va travailler dans un hôpital de Winnipeg.

«On reste en sécurité à la maison pendant qu’elle va là-bas tous les jours pour aider des gens. Elle n’est pas sur les premières lignes, travaillant au niveau des troubles alimentaires, mais elle est quand même dans un hôpital où il y a des cas de coronavirus qui sont traités et doit porter tout l’équipement de protection nécessaire. De ce temps-ci, il faut être reconnaissant envers tous les gens qui aident les autres dans le besoin chaque jour, en restant le plus en sécurité possible», a confié Johnston en entrevue téléphonique avec Le Droit cette semaine.

À travers les leçons pour ses enfants, dont celles dans la langue de Molière vu qu’ils sont en immersion française (comme lui au secondaire, ce qui l’a bien servi avec les Olympiques), Johnston cherche des moyens de s’améliorer comme entraîneur, que ce soit en révisant du vidéo et en discutant avec son patron Pascal Vincent et les autres adjoints, Éric Dubois et Richard Bue (vidéo), ou en suivant des séminaires en ligne.

«Avec la technologie de nos jours, on peut toujours en apprendre plus sur ce métier. On demande à nos joueurs de retourner chez eux et de chercher à s’améliorer, on doit faire la même chose», note-t-il.

Marty Johnston a porté les couleurs des Olympiques de Hull pendant trois saisons à la fin des années 90.

Le Moose a connu une saison assez difficile en 2019-2020, occupant le dernier rang de la division Centrale avec une fiche de 27-33-1 quand le jeu s’est arrêté. 

«C’est certain qu’on aurait aimé faire mieux au classement. Nous avons perdu notre gardien numéro un Eric Comrie au ballottage au premier jour de la saison, ce qui n’a pas aidé notre cause. On avait cependant plusieurs jeunes joueurs à développer à ligne bleue et en avant, et ils se sont améliorés au fil de la saison en obtenant beaucoup de temps de glace, ce qui fait qu’on devrait en bénéficier à l’avenir», estime l’ancien entraîneur-chef des Ravens de Carleton, au hockey universitaire.

Johnston est sous contrat pour une autre saison avec le Moose, ce qui sera sa quatrième chez les professionnels. Il souhaite continuer à gravir les échelons, mais il n’est pas pressé d’obtenir un poste d’entraîneur-chef, ou encore d’adjoint dans la LNH.

«J’ai beaucoup appris avec Pascal, qui avait passé cinq ans dans la LNH auparavant à s’occuper de l’avantage numérique. C’était un peu intimidant quand je suis arrivé et qu’une de mes tâches était justement l’attaque à cinq, mais il m’a délégué cette tâche sans se mêler des réunions avec les joueurs, il m’a fait confiance. Notre relation a évolué depuis... Je ne peux pas prédire l’avenir et ça ne sert rien de penser à une promotion qui pourrait ne pas venir et tu es alors déçu. Je serais ouvert à la possibilité de redevenir entraîneur-chef, j’écouterais si c’était une possibilité, mais en attendant, je veux juste faire le travail que je fais présentement du mieux que je le peux, c’est la meilleure façon de me préparer pour ce qui pourrait venir plus tard. Je suis heureux où je suis présentement et c’est important», souligne-t-il.

Avec le Moose, Johnston a dirigé à nouveau cette saison l’ancien attaquant des Olympiques Émile Poirier, qui a compté 10 buts en une cinquantaine de matches. «Il est revenu après avoir eu une grave blessure (jambe fracturée) l’année précédente et il a repris confiance en lui cette année, il a joué du hockey solide pour nous alors qu’il était plus à l’aise dans notre système de jeu», affirme l’homme de hockey de 41 ans.

Parlant des Olympiques, il n’est pas nécessaire de rappeler à Marty Johnston que l’anniversaire de la conquête de la coupe Memorial de 1997 approche. «C’était un 18 mai, un jour que je n’oublierai jamais», lance celui qui était une recrue au sein de cette formation dirigée par Claude Julien.