Chantal Machabée est la présidente d'honneur du tournoi de golf de la Fondation Pat-Burns.

Machabée liée à Burns et l’Outaouais

Tous les chemins de Chantal Machabée semblent la lier à l’Outaouais.

Journaliste depuis 35 ans, elle aime rappeler que Pat Burns a été le premier entraîneur-chef avec qui elle a dû composer au début de sa carrière à la Presse canadienne et au réseau NTR.

« Je couvrais le tournoi de la coupe Memorial à Portland, en Oregon. Pat Burns était un personnage bourru et intimidant. Après un match, je venais pour rentrer au vestiaire quand il a passé ce commentaire : “quossé qu’à fait icitte, elle ?” Oh mon dieu ! Je me suis dit que ça n’allait pas être facile, mais que je travaillais dans un milieu de gars et que je devais me faire une carapace. »

Ce qu’elle ignorait, c’est que cette première rencontre maladroite allait se transformer en complicité professionnelle pendant toute une carrière.

« À la fin du tournoi, il était venu me voir pour me dire “tu fais une bonne job, la petite. Je pense que tu as un bel avenir là-dedans. »

Machabée avait gagné le respect de l’ex-entraîneur des Olympiques de Hull et les deux se sont croisés pendant leurs carrières dans la LNH. Burns comme entraîneur-chef du Canadien, des Maple Leafs, des Bruins et des Devils. Machabée comme journaliste attitrée à la couverture du Canadien de Montréal à RDS.

« Le hasard a bien fait les choses. À Portland, un réalisateur de Radio-Canada à Ottawa m’avait approché pour me suggérer de postuler sur un emploi qui venait de s’ouvrir et c’est comme ça que je me suis retrouvée en Outaouais pour amorcer ma carrière en télévision. »

Vendredi, elle était donc très fière d’être la première femme présidente d’honneur du tournoi de la Fondation Pat-Burns au club de golf Tecumseh. Pour elle, il s’agissait d’un retour aux sources.

« Je me souviens de la conférence de presse de la première pelletée de terre de l’aréna Pat-Burns en Estrie. Quand j’ai posé une question, Pat m’a d’abord fait remarquer que nous avions commencé nos carrières ensemble. Même s’il avait tendance à être sévère avec mes collègues, il a toujours été très gentil avec moi. J’ai l’Outaouais dans mon cœur et la famille de Pat Burns aussi. Sa femme Line, son fils Jason. Ce sont des gens que j’adore. C’est même émouvant pour moi d’être ici, accompagnée de mon fils en plus. J’avais participé au tournoi l’an dernier. J’avais tellement aimé ça. »

Olympiques et le hasard
Si elle n’a pas été invitée à célébrer la conquête de la coupe Stanley de Pat Burns avec les Devils du New Jersey, un autre ancien membre des Olympiques s’est chargé de lui faire vivre l’expérience en 2009 quand Maxime Talbot avait invité plusieurs journalistes à une fête organisée chez lui.

Il y a aussi le regretté Roberto « Bob » Bissonnette qui lui a écrit une chanson devenue le thème de ses chroniques à la radio !

« La vie est drôle ! Des fois, il y a des villes, des équipes ou des personnages qui sont tous interreliés et qui te suivent partout. C’est vraiment l’fun. Max Talbot a gagné la coupe avec les Penguins. Je suis fan de cette équipe. Et la toune de Bob, c’est le plus bel honneur que j’ai eu dans ma carrière. Je la trouve tellement drôle et rythmée. Il m’avait demandé la permission d’écrire une chanson sur moi. Il avait peur que je la refuse. Il n’y avait aucun problème ! »

Livre en cadeau
Récemment, la publication de sa biographie intitulée Désavantage numérique s’est hissée au sommet des palmarès dans les librairies. Chaque joueur du tournoi de vendredi a eu droit à une copie autographiée en cadeau.

« Je pensais que ça allait être sans intérêt, mais Guillaume Lefrançois a insisté pour écrire le livre. J’en entends parler partout depuis le début de l’été. Tellement que je commence à penser que j’ai du matériel pour un deuxième tome ! »

Chantal Machabée est heureuse. Ça se voyait vendredi. Ça se voit à la télévision. La retraite, ce n’est pas pour demain.

« Je ne me vois pas arrêter, même pas à moyen terme. J’aime ce que je fais. J’aime être sur la route. »

Surtout la route qui mène à Gatineau, il faut croire.

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DÉBUT D'UN WEEK-END TOUT OLYMPIQUE

La quatrième édition du tournoi de golf de la Fondation Pat-Burns a permis d’amasser près de 43 000 $ vendredi.

Cette année, la fondation a déjà versé plus de 30 000 $ en soutien financier à des entraîneurs et des athlètes prometteurs de la région outaouaise.

Si Jason Burns, fils du légendaire entraîneur, était quelque peu déçu du désistement de dernière minute de certaines vedettes de la LNH, il se consolait à l’idée que tout le monde avait eu du plaisir sous un beau soleil et que son tournoi signalait le début d’un week-end tout Olympique où plusieurs visages connus seront dans la région.

Samedi, l’association des anciens Olympiques tiendra également son tournoi au club de golf Tecumseh. C’est là que les Claude Giroux, Paul Byron, Hubert Labrie, Ryan Mior, Maxime Clermont, Maxime Talbot, Dominic D’Amour, Francis Wathier, Mathieu Brunelle et compagnie pourront faire leurs retrouvailles en prévision d’un match de hockey qui opposera les champions de la coupe du Président de 2008 contre d’autres anciens champions des Olympiques dimanche après-midi au complexe Branchaud-Brière.

C’est Claude Giroux lui-même qui a été l’instigateur de ce match pour regrouper ses anciens coéquipiers. Pour l’aider dans sa démarche, il a reçu l’appui du comité des anciens mené par Luc Chénier et Daniel Brunet.

Ces derniers ont souligné que les vedettes étaient un peu éparpillées en fin de semaine avec la tenue de trois événements coup sur coup.

« L’année prochaine, nous avons déjà un thème bien établi pour le tournoi Pat Burns. Nous allons regrouper les entraîneurs de la région. Jacques Martin, Claude Julien et Benoît Groulx seront des nôtres », a avancé Daniel Brunet.

Jason Burns était toutefois bien heureux de compter sur Chantal Machabée, une amie de la famille, pour assurer la présidence honoraire de son tournoi vendredi.

« Quand Chantal a accepté mon invitation, ç’a fait mon année ! J’admire son travail. C’est une pionnière du journalisme sportif à la télévision pour les femmes et elle avait un très bon lien avec mon père. »

En plus d’offrir plus de 180 exemplaires du livre autographié par Chantal Machabée à tous les participants du tournoi, les organisateurs avaient aussi une autre surprise pour leurs invités.

IGA Famille Charles a brassé une édition limitée d’une bière en hommage au coloré entraîneur : la Béchar du coach.

Cette bière blonde, douce et facile à boire sera vendue au coût de 3,99 $ dans tous les IGA de la région outaouaise et tous les profits seront remis à la Fondation Pat-Burns. Seulement 2000 bouteilles seront en circulation.