Le lutteur et promoteur de la GPW, Martin Villeneuve, avec la cloche qui servait aux galas de lutte de Guertin. Il est flanqué d’un autre lutteur et promoteur, Guillaume Charbonneau.
Le lutteur et promoteur de la GPW, Martin Villeneuve, avec la cloche qui servait aux galas de lutte de Guertin. Il est flanqué d’un autre lutteur et promoteur, Guillaume Charbonneau.

Lutte à Guertin: quand la COVID-19 devient le plus méchant des vilains

Un gala était prévu en avril. Un autre en mai suivi d’un troisième en juin à l’aréna de Buckingham.

« Ça devait être notre gros événement de l’année 2020 », avoue le lutteur et promoteur Guillaume Charbonneau.

Mais la minuscule COVID-19 s’est dressée comme le plus méchant des vilains devant la GPW, dont le dernier événement remonte en février.

« C’est bien beau la lutte, mais la pratiquer en gardant une distance de deux mètres, c’est assez difficile », lance Charbonneau, sourire en coin.

L’horaire de la jeune organisation vieille de deux ans a été mis sur la glace pour l’instant.

« Nous ne voulons pas être la compagnie que veut tenir un premier gala à tout prix, affirme pour sa part un autre des promoteurs, Martin Villeneuve. Nous allons attendre que le gouvernement dise que c’est OK, que ce soit en septembre ou en mars ou avril. Ça se peut bien que ce soit juste en 2021. »

L’organisation compte une cinquantaine de lutteurs dans ses rangs. Du lot, il y a un noyau de 15 noms qui se retrouve sur la carte de chaque gala.

« Cet arrêt nous donne l’occasion de travailler sur notre produit et faire en sorte que lorsque nous reviendrons, ça sera encore meilleur », dit Charbonneau.


« C’est bien beau la lutte, mais la pratiquer en gardant une distance de deux mètres, c’est assez difficile. »
Guillaume Charbonneau

Que ce soit bonifier les présentations sur vidéo ou développer les histoires reliées aux personnages des lutteurs. Que ce soit par exemple la Momie, Thunder, Taloche le Clown, The Crow ou le duo « Les Jeunes Stars » de Hawkesbury et Pointe-Calumet.

« Comme on a dit aux lutteurs, c’est le temps de se mettre en forme et travailler sur leur personnage ou leur costume, explique Charbonneau.

«Les gens nous le demandent. Oui, nous allons revenir. Nous avons réussi à bien placer nos cartes», assure Martin Villeneuve.

La GPW avait attiré environ 1000 spectateurs à pareille date l’an dernier au centre Meredith.

«En attendant, nous moussons notre promotion en montrant des combats de nos anciens galas sur les médias sociaux», souligne Guillaume Charbonneau.