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L’aréna du Centre de la Gatineau, à Low, est en péril.
L’aréna du Centre de la Gatineau, à Low, est en péril.

Low veut sauver son aréna

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
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Un aréna de l’Outaouais construit par des bénévoles en milieu rural au début des années 1990 s’avère menacé de fermeture.

L’Association de l’aréna du Centre de la Gatineau, qui est situé à Low, vient de lancer une campagne de sociofinancement afin de récolter 100 000 $. Trois quarts de ce montant serviront à effectuer des réparations d’urgence notamment au système de fabrication de la glace.

«Oui, on peut dire que l’aréna est en péril», avoue la vice-présidente de l’association, Susan Draper.

«Il faut trouver des solutions... il faut trouver de l’argent, surtout qu’en raison de la COVID-19, nous avions dû cesser nos activités l’an dernier avant la tenue de deux tournois de hockey qui s’avèrent habituellement deux sources de revenus importantes pour nous. Nous avions l’habitude d’organiser des campagnes de financement sur une base mensuelle. Mais elles ont aussi écopé en raison de la pandémie.»

L’autre source principale de financement de cet aréna provient de la location de la glace.

«Nous avons tenté de redémarrer le système de fabrication de glace l’automne dernier en sachant qu’il y avait déjà des problèmes. Nous espérions pouvoir traverser une dernière saison avec de procéder à des réparations. Mais il y a eu des fuites dans la tuyauterie sous le plancher de béton», souligne Mme Draper.

«Nous avons donc dû fermer temporairement l’aréna... donc pas de ventes de glace. C’est un dur coup, surtout que nous sommes un organisme à but non lucratif. Ce n’est pas la municipalité qui est propriétaire de l’aréna.»

Construit en 1993, l’endroit dessert les hockeyeurs mineurs et adultes de Low, Lac Sainte-Marie, Gracefield et les autres villages à proximité. Nombreux sont aussi les parents d’équipes de Hull, Aylmer et Gatineau qui ont appris à découvrir la route 105 pour quelques entraînements supplémentaires au fil des ans.

«Des gens qui pratiquent le ballon-balai dans une communauté autochtone au nord de Maniwaki avaient pris l’habitude de s’entraîner ici avant leur championnat annuel. Nous avions aussi des formations de hockey d’Ottawa qui venaient ici puisque le temps de glace est nettement moins dispendieux, souligne Susan Draper. Quand notre patinoire a été inaugurée à l’époque, il n’y avait rien entre Hull et Maniwaki. Tu n’avais pas d’aréna à Masham, à Chelsea et Val-des-Monts. Nous étions les seuls à desservir le centre de la Gatineau.»

Susan Draper, Ian Storto, André Asselin, Franck Mahoney et Charlie-Ann Dubeau veulent sauver l’aréna du Centre de la Gatineau.

Ça se sent dans la voix de la bénévole au bout du fil.

L’aréna s’avère une source de fierté dans la communauté de 900 personnes à Low. Au même titre qu’une église pour les personnes croyantes.

«Ce sont des bénévoles qui s’occupent de ça depuis le début. De la construction à la gestion. Par exemple, c’est un bénévole qui conduit la Zamboni. C’est un autre bénévole qui s’occupe de l’entretien.»

Puis la patinoire sert aussi à l’école secondaire voisine pour certaines de ses activités sportives.

L’Association de l’aréna du Centre de la Gatineau a reçu un coup de pouce de la municipalité de Low dans les derniers mois afin de payer certaines factures courantes, dont assurances et électricité. Ses dirigeants disent avoir cogné à la porte des députés de la région, William Amos et Robert Bussière, afin d’obtenir de l’aide plus importante.

Mais ils auraient été redirigés vers divers ministères et organismes gouvernementaux.

«Nous avons de la misère à cibler les programmes de subventions auxquels nous pourrions être admissibles. Personne dans notre équipe ne possède l’expérience requise à ce chapitre. Mais si nous pouvions obtenir un coup de main de gens qui se connaissent là-dedans pour trouver où l’argent disponible se trouve», note Mme Draper.

«Cette campagne de sociofinancement est une ultime tentative afin d’obtenir les fonds nécessaires pour effectuer les réparations nécessaires. Puis nous savons que d’autres travaux devront être planifiés éventuellement. Je pense aux compresseurs qui vieillissent.»

La bonne nouvelle?

À défaut d’obtenir une réponse des gouvernements provincial et fédéral, l’association peut compter sur la communauté. Déjà plus de 15 000 $ ont été recueillis depuis la mise en ligne de la campagne, il y a six jours, sur le site GoFundMe.

«Si nous pouvons maintenir ce rythme», lance Mme Draper.