Brian McKeever, l’étoile canadienne du sport paralympique, a grandi sans télé.

L’occasion de réparer la télévision

PYEONGCHANG — Brian McKeever, l’étoile canadienne du sport paralympique, a grandi sans télé.

Quelques jours avant le début des Jeux d’hiver de 1988 à Calgary, ses parents ont apporté leur télévision, brisée depuis longtemps, chez le réparateur. L’entrée dans le stade des athlètes canadiens à la cérémonie d’ouverture allait devenir l’élément déclencheur d’une histoire d’amour entre le fondeur de 38 ans et les Jeux olympiques. «(À cet âge), vous ne comprenez pas nécessairement la signification des Jeux olympiques. Mais si c’est important au point où maman et papa tiennent à faire réparer le téléviseur, ça doit être gros», a relaté McKeever, qui fréquentait alors la troisième année.

Vendredi, le spécialiste du ski de fond qui monopolise la plus haute marche du podium depuis plus de dix ans sera le porte-drapeau du Canada lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux paralympiques de Pyeongchang. Il sera à l’avant d’un contingent de 55 athlètes. «Je suis sûr que ça sera émouvant», a admis McKeever, qui est handicapé par des problèmes de vision.

L’athlète originaire de Canmore, en Alberta a gagné deux médailles d’or à ses débuts paralympiques lors des Jeux de 2002 à Salt Lake City. Il a ajouté huit titres lors des Jeux suivants, plus deux médailles d’argent et deux de bronze. Il a également amassé 19 titres mondiaux, dont deux en février 2017 sur les distances de 10 et de 20 km.

Le beigne mais pas le trou
Sa maladie le prive de sa vision centrale, mais il n’a absolument rien perdu de sa vision périphérique. D’ailleurs, il aime dire aux gens qu’il peut voir le beigne, mais pas le trou de beigne!