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La retraite pour Michaël Bournival: «Je suis fier d’avoir fait preuve de résilience et de courage»

TROIS-RIVIÈRES — Après une longue réflexion, Michaël Bournival accroche ses patins.

Ennuyé par des blessures depuis plusieurs années, le Shawiniganais en est venu à la conclusion qu’il est temps pour lui de prendre un nouveau chemin. 

«Ça faisait longtemps que j’y pensais. Peu de gens le savent mais avant de me blesser à nouveau en début de saison l’an dernier, les migraines étaient revenues. Cette blessure m’a permis de faire le point, de retrouver un rythme de vie normal. J’ai retrouvé de l’énergie, je peux jouer avec ma fille avec le sourire aux lèvres. Je ne veux plus perdre ça», a expliqué l’athlète de 27 ans, en indiquant qu’il devait vivre depuis des années avec des symptômes reliés à ses antécédents de commotions cérébrales. «Médicalement, j’étais apte à jouer. Mais ça ne veut pas dire nécessairement que tout était parfait. Je me levais souvent avec des maux de tête, je devais faire des siestes après les pratiques. J’en ai pris des Tylenol ces dernières années! Je croyais être pris avec ça pour le reste de ma vie, ma dernière convalescence m’a démontré le contraire. Je ne veux pas prendre de chance, il est temps pour moi d’arrêter.»

S’il a mis autant de temps avant de choisir une nouvelle route, c’est parce qu’il avait le sentiment qu’il pouvait encore forcer la main du Lightning, une organisation avec laquelle il a passé les trois dernières saisons. «J’étais tout près. En santé, j’ai joué des matchs avec eux, je me sentais apprécié. Tu ne veux pas lâcher quand tu sais que tu es si près du but. Mais bon, il faut savoir quand partir et pour moi, ce moment est arrivé.»

L’ex-capitaine des Cataractes aura disputé sept saisons chez les professionnels, accumulant notamment 113 matchs dans la LNH. Dès l’âge de 21 ans, il avait surpris la province en se taillant une place avec le Canadien de Montréal, lui qui avait été trois ans plus tôt un choix de troisième ronde de l’Avalanche du Colorado. Une série de blessures lui a toutefois fait passer beaucoup de temps à l’infirmerie par la suite, freinant son développement et c’est majoritairement dans la Ligue américaine qu’il a ensuite patiné. Bournival sait que son tableau de chasse serait plus garni s’il n’avait pas passé autant de temps avec les thérapeuthes, mais il dit tourner la page sans regret. «J’ai réalisé mon rêve de jouer dans la LNH. Mon parcours n’est pas parfait mais il a fait l’homme que je suis devenu. Je suis fier d’avoir fait preuve de résilience et de courage durant toutes ces années. Je sors des rangs professionnels avec un bagage qui va me servir toute ma vie.»

Avant son parcours professionnel, il est passé à l’histoire en devenant le premier capitaine des Cataractes à guider son équipe à un championnat, lui qui a levé la coupe Memorial à bout de bras devant ses partisans au printemps 2012. Bournival a même eu le privilège de préparer le but vainqueur d’Anton Zlobin lors de la prolongation de la grande finale face aux Knights de London. «C’est certainement mon plus beau moment en carrière. J’ai eu des frissons quand j’ai joué mon premier match avec le Canadien, puis quand j’ai marqué mon premier but dans la LNH. Mais la Coupe, c’est dans une classe à part. On faisait le tour de la glace avec le trophée, je voyais les gens pleurer dans la foule tellement ils étaient heureux. Je vais me souvenir de ça toute ma vie.»

Direction UQTR

Bournival a un plan pour la suite. À l’automne, il va amorcer des études en kinésiologie à l’UQTR. Parallèlement, il va regarder les opportunités qui pourraient s’offrir à lui dans le monde du hockey. 

Et puis, il ne dirait pas non à encadrer des jeunes athlètes qui souhaitent se rendre au plus haut niveau dans leur sport. «Je n’étais pas le joueur le plus talentueux, j’ai réussi à me démarquer grâce à mon éthique de travail. Si je peux aider d’autres jeunes à eux aussi réaliser leur rêve en les entraînant, je serais comblé. Ça m’intéresse beaucoup de travailler avec des athlètes. Je me vois dans un créneau comme celui-là.

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Jordan Binnington s’est révélé au monde entier en finale

Jordan Binnington, qui est passé de quatrième gardien dans la hiérarchie des Blues de St. Louis à champion de la Coupe Stanley en quelques mois seulement, a carburé aux quelques repas gratuits qu’il a obtenus.

Son meilleur s’est produit le week-end dernier au “Brio Tuscan Grille” l’un de ses restaurants favoris de St. Louis, où il commence à se sentir chez lui.

«Ils ont été très gentils avec moi», a admis Binnington.

Ce dernier a été si bon pour les Blues que des partisans de l’équipe, qui a longtemps croupi dans les bas-fonds de la LNH, pourraient l’empêcher de payer un autre de ses repas. Binnington, qui a été sélectionné en troisième ronde, était à un certain moment un obscur gardien dans la hiérarchie des Blues, puis il a effectué une ascension fulgurante : la recrue âgée de 25 ans a permis aux Blues de quitter le dernier rang de la LNH et de conquérir la première coupe Stanley de leur histoire.

Il s’est révélé le gardien de confiance que recherchaient tant les Blues, un leader silencieux autour duquel se sont regroupés ses coéquipiers pendant cette époustouflante odyssée qui aura duré six mois. C’était inévitable; l’ascension a été constante.

«C’est vraiment cool, a déclaré le jeune homme de la région de Toronto. Je comprends que ce soit une belle histoire. Mais je vais savourer le moment un peu plus tard.»

Binnington a rencontré les médias peu après la victoire de 4-1 contre les Bruins de Boston lors du match no 7 de la série finale de la Coupe Stanley, mercredi soir. Encore assommé de se retrouver là avec la Coupe Stanley, Binnington n’a pu s’empêcher de dire : «J’ai peine à croire que nous sommes ici aujourd’hui?»

C’est lui qui les a menés là

Le parcours des Blues a coïncidé avec l’arrivée de Binnington, et il s’est conclu avec sa performance de 32 arrêts lors du match no 7. L’entraîneur-chef des Blues Craig Berube a d’ailleurs dit que Binnington avait disputé son meilleur match de la série.

«Il est un gardien d’exception, a mentionné le lauréat du trophée Conn-Smythe Ryan O’Reilly. Si nous évitions les tirs de l’enclave, alors nous savions qu’il ferait les arrêts.»

Marque de commerce

Binnington a donné l’impression que des arrêts difficiles en étaient de routine, et il en a fait sa marque de commerce. Il n’est pas flamboyant dans son jeu, mais sa confiance en ses moyens a galvanisé les troupes, jure O’Reilly.

«Ce groupe s’est resserré au fur et à mesure que nous progressions, a dit Binnington. Ils m’ont bien accueilli et j’ai simplement essayé de faire mon boulot, de me battre pour chaque arrêt, et de me fermer le clapet.»

Et il a démontré qu’il était tenace. Il a compilé une fiche de 13-2 après avoir encaissé une défaite cette saison.

«Des choses vont se produire, a reconnu Binnington. Nous allons vivre de l’adversité, non? Et c’est comme ça qu’il faut réagir.»

Binnington est reconnaissant pour les repas qu’il a eus, mais on n’a pas arrêté de lui casser les oreilles ce printemps avec son histoire de gardien obscur qui devient le héros dans la conquête de la Coupe Stanley des Blues. Ne vous attendez toutefois pas à de grandes déclarations à propos de son parcours inhabituel, ou de la façon dont il s’est pris pour contribuer à l’improbable conquête du championnat des Blues.

«Ç’a été agréable, a-t-il résumé. J’ai vraiment eu du plaisir.»

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Les Blues de St. Louis savourent une première Coupe Stanley

BOSTON — Après 52 ans et trois tentatives infructueuses, les Blues de St. Louis peuvent enfin dire «Gloria».

Ryan O’Reilly et Alex Pietrangelo ont fait mouche au premier vingt pour guider les Blues de St. Louis vers une première conquête de la coupe Stanley, mercredi, alors que St. Louis a défait les Bruins de Boston au compte de 4-1, dans un match numéro 7.

Brayden Schenn et Zach Sanford ont complété en troisième période pour les Blues, qui ont vu Jordan Binnington faire 32 arrêts. Comme quoi c’est la qualité et non la quantité, l’avantage pour les tirs a été 33-20 en faveur de Boston.

«Depuis que je suis tout petit, je regardais mes idoles jouer et remporter la Coupe Stanley. Aujourd’hui, c’est mon tour, c’est le plus beau jour de ma vie. J’avais un bon feeling avant le match, je suis vraiment fier de cette équipe-là. On va tous être des champions pour la vie, on est vraiment content. Ma famille a toujours été là pour moi, mon frère, ma sœur, mes amis, la ville de Montmagny, je les remercie pour ça. Je vais ramener la Coupe là-bas, cet été, c’est sûr», disait Samuel Blais sur les ondes de TVA Sports après avoir soulevé le précieux trophée. Il n’oubliait pas non plus le dépisteur québécois des Blues, Michel Picard, à qui il doit sa présence dans la LNH.

«C’est indescriptible, ça n’a pas de bon sens. Combien de fois faut-il que je revienne avec les Blues pour leur montrer que j’aime ça… Première Coupe Stanley pour cette franchise-là, c’est incroyable. Ma famille a toujours été là pour moi, même dans les moments les plus difficiles. Je pensais à eux avant chaque match, je sentais que ça allait être notre année. J’ai vraiment hâte de ramener la Coupe Stanley à Sherbrooke», racontait pour sa part David Perron à la même antenne.

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Les Blues pas inquiets

BOSTON — Si les Blues de St. Louis parviennent à vaincre les Bruins de Boston lors du septième match de la finale de la Coupe Stanley, le nom de Steve Hatze Petros pourrait peut-être être gravé sur le précieux trophée de Lord Stanley.

Lui, c’est le magicien derrière le calendrier de la LNH. Il est le responsable de la longue séquence des Blues, entre janvier et mars, où l’équipe n’a pas joué deux matchs consécutifs à la maison. Mais c’est aussi cette séquence qui a permis aux joueurs des Blues de se relever les manches, sous les ordres de Craig Berube, et qui leur a permis par la suite de présenter un rendement de 9-3 à l’étranger au cours du tournoi printanier, soit un sommet dans la LNH.