L'entraîneur-chef des Flyers de Philadelphie, Alain Vigneault
L'entraîneur-chef des Flyers de Philadelphie, Alain Vigneault

Vigneault veut gagner la coupe avec Giroux

Quand il était à la barre des Rangers de New York, Alain Vigneault cherchait des moyens de contrer les élans de Claude Giroux lorsque son club affrontait les Flyers de Philadelphie.

Maintenant qu’il dirige la fierté de Hearst et d’Orléans, il cherche à exploiter ses talents au maximum et même si son capitaine n’a pas produit au même rythme qui lui avait permis d’être le meilleur compteur de son club lors de 8 de ses 11 saisons dans la LNH, l’entraîneur gatinois était pleinement satisfait de son travail jusqu’à la pause décrétée en raison de la pandémie que l’on sait.

Il avait fait ses devoirs avant de commencer à le diriger sur une base quotidienne, et Giroux est exactement comme on le lui avait décrit.

«Ian Laperrière (l’ancien joueur et entraîneur adjoint qui était en poste avant son arrivée) m’avait dit avant que la saison commence que de tous les joueurs qu’il avait côtoyés, c’est un de ceux qui avaient le plus grand désir de gagner. C’est un winner et comme gars qui veut gagner, il n’aime pas l’héritage qu’il avait laissé jusqu’à maintenant à Philadelphie, ils n’ont pas gagné beaucoup. Les deux, on est là pour les mêmes raisons, on veut gagner une coupe Stanley. Je m’entends super bien avec lui, c’est notre capitaine, un gars qui est super facile à diriger», a confié Vigneault au Droit en entrevue à la fin de la semaine dernière.

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«J’avais aussi logé un de mes premiers appels après avoir obtenu la job à Benoît Groulx (qui a dirigé Giroux avec les Olympiques) et il n’avait que des bons mots à dire à son sujet. C’est un de ses joueurs favoris dans le junior, c’est certain, et il avait parfaitement raison», ajoute le pilote qui a perdu deux finales de la coupe Stanley avec Vancouver et New York.

Claude Giroux

Les Flyers n’ont participé aux séries éliminatoires que trois fois lors des sept dernières saisons, et ils ont été éliminés en première ronde à chaque fois. Ils s’y étaient qualifiés quatre fois lors des quatre premières saisons de Giroux en Pennsylvanie, atteignant la finale en 2010 avant de s’incliner devant les Blackhawks de Chicago.

Giroux aurait donc sacrifié un peu de son jeu offensif cette saison, laissant le haut du plancher à l’ancien 67 Travis Konecny, meilleur compteur du club avec ses 61 points. Il a récolté quand même 53 points, dont 21 buts, en 69 matches. C’est le quatrième plus haut total chez les Flyers, derrière Sean Couturier et son coéquipier de longue date Jakub Voracek.

«Il (Giroux) voulait comprendre c’est quoi la bonne façon de jouer. Même chose pour nos autres vétérans comme Couturier et Voracek. Ce sont des gars qui voulaient avoir un peu de direction. J’ai un ‘staff’ (d’entraîneurs) qui a assez d’expérience, donc on est arrivés là et les gars ont été super faciles à diriger, on a pu leur faire confiance», souligne le vétéran entraîneur.

Vigneault compte maintenant 689 victoires en carrière dans la LNH, 10e à ce chapitre (et 4e parmi les entraîneurs actifs). Ça ne comprend évidemment pas ses 337 gains dans la LHJMQ, avec Trois-Rivières, Hull, Beauport et Montréal/Île-du-Prince-Édouard. Il y a fait ses classes avant d’accéder à la LNH comme adjoint à Rick Bowness avec les Sénateurs d’Ottawa en 1992, puis il est retourné dans les rangs juniors après ses congédiements à Ottawa et avec le Canadien de Montréal, son premier poste d’entraîneur-chef.

C’est en prenant la barre du Rocket de Montréal en janvier 2003 qu’il s’est retrouvé à diriger le nouvel entraîneur-chef des Olympiques Louis Robitaille, qui était un joueur de 20 ans avec cette formation.

Il n’est pas prêt à dire qu’il se doutait que Robitaille avait de la graine d’entraîneur, mais «il avait quelque chose de spécial, il a une passion pour le sport. C’est un passionné, je peux dire ça. Au niveau du ‘coaching’, je n’ai jamais travaillé avec lui, donc je ne peux en dire plus à son sujet. J’espère que ça va bien aller pour lui et les Olympiques. Je suis ça de loin et je souhaite que ça se replace, qu’ils connaissent le succès que la région mérite», note-t-il.

Les Olympiques avaient des plans pour hisser une bannière soulignant les années d’Alain Vigneault derrière leur banc au cours de la prochaine saison, la dernière à l’aréna Robert-Guertin, mais avec toute l’incertitude régnant quant à la prochaine campagne, celui-ci ne sait pas si ce sera possible.