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Derick Brassard
Derick Brassard

Une huitième équipe pour Brassard

Sylvain St-Laurent
Sylvain St-Laurent
Le Droit
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Il a porté deux uniformes entre 2008 et 2016.

Il a porté les six autres au cours des cinq dernières années.

«Ça n’a pas été la situation la plus facile à vivre», déclare-t-il.

«Tout a commencé quand j’ai quitté Ottawa pour me joindre aux Penguins de Pittsburgh. Quand je suis parti de Pittsburgh, un an plus tard, je n’ai fait que passer en Floride. Les Panthers m’ont envoyé au Colorado. L’Avalanche avait besoin d’aide pour se qualifier en vue des séries éliminatoires.»

«J’ai été chanceux, l’an dernier. Je me suis retrouvé dans une bonne situation, avec les Islanders. Lou Lamoriello m’a donné une belle opportunité. Nous avons eu beaucoup de plaisir dans les séries éliminatoires.»

«Il aurait été plus simple de passer plus de temps avec une seule équipe, mais que voulez-vous? Je n’ai pas beaucoup de contrôle là-dessus. La seule chose que je peux contrôler, c’est mon effort.»

À 33 ans, rien ne lui garantit un long séjour au soleil, en Arizona. Il a signé un contrat d’une seule saison.

Selon le vétéran analyste John Shannon, les Coyotes lui ont consenti un salaire de 1,2 million $US.

Brassard affichait quand même un large sourire, en soirée, durant la visioconférence organisée par ses nouveaux patrons.

Il est déjà arrivé dans le désert. Il devra passer les sept prochains jours en quarantaine, afin de se plier aux directives de la santé publique. Il rejoindra ses nouveaux coéquipiers au deuxième jour du camp d’entraînement.

«Ça fera du bien de participer à de vraies séances d’entraînement, sourit-il. Je suis quand même chanceux car je pouvais m’entraîner avec mon préparateur physique, à Montréal. Quand même! Lors de mes derniers entraînements sur glace, il y avait seulement trois joueurs sur la patinoire.»


« La seule chose que je peux contrôler, c’est mon effort. »
Derick Brassard

Il n’y a pas que des inconvénients à mener une existence de nomade.

Quand il débarquera dans le vestiaire des Coyotes, il connaîtra déjà quelques joueurs.

«J’ai côtoyé Phil Kessel pendant un an, à Pittsburgh. J’ai hâte de le revoir. Je n’ai pas connu beaucoup de joueurs qui sont aussi drôles que lui, depuis le début de ma carrière. J’ai joué avec Antti Raanta à New York. Je connais Jason Demers, aussi, parce qu’il est Québécois.»

Brassard connaît aussi Derek Stepan. Les deux attaquants ont presque le même âge. Ils ont connu leurs plus belles années en même temps, chez les Rangers.

Le départ de Stepan pour Ottawa a créé une ouverture, dans la formation débutante des Coyotes.

C’est à ce moment-là que le directeur général Bill Armstrong lui a tendu une perche.

À son arrivée dans l’ouest, Brassard s’est empressé de passer un coup de fil à son ancien coéquipier.

«Il m’a donné des conseils. Il m’a parlé des quartiers où je devrais me chercher une maison où habiter, à Scottsdale. Je lui ai parlé des meilleurs quartiers où il fait bon vivre, à Ottawa. Quand je lui ai parlé, Derek était dehors. Il jouait au hockey avec son fils. Il essayait de profiter de quelques bons moments avant de s’envoler vers Ottawa. Il m’a dit plein de belles choses au sujet de l’organisation des Coyotes.»

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IL EST PRÊT À JOUER À L’AILE GAUCHE

Pendant toute sa carrière, Derick Brassard a joué au centre. Ça va changer, en Arizona.

«À ce stade de ma carrière, je me vois davantage comme un ailier gauche», affirme-t-il.

Brassard a commencé à se faire à l’idée, l’été dernier, durant les séries éliminatoires de la coupe Stanley.

L’arrivée de Jean-Gabriel Pageau, chez les Islanders, lui a fait perdre son poste.

Pour participer aux séries éliminatoires, il a été obligé d’accepter ce compromis.

«Je peux quand même jouer au centre, à l’occasion. J’évoluais dans le même trio que Jean-Gabriel, à l’été. Quand un autre centre lui donnait du fil à retordre, il me demandait parfois de le remplacer dans les cercles des mises en jeu.»

Avec le calendrier condensé et les camps d’entraînement écourtés, les équipes de la LNH s’attendent à ce qu’il y ait plus de blessures qu’à l’habitude, cet hiver.

«Je ne souhaite de malheur à personne, dit Brassard. Toutefois, si les Coyotes ont besoin de moi, je serai prêt à les dépanner au centre.»