Alors que les Golden Knights se préparent à affronter les Capitals de Washington lors du premier match de la finale, lundi soir, les empreintes de George McPhee se trouvent partout.

«Un scénario que personne n’avait prédit»

George McPhee se fait un plaisir de parler des Golden Knights de Las Vegas, le groupe qu’il a façonné au cours de la dernière année et qui n’est plus qu’à quatre victoires d’une improbable conquête de la coupe Stanley. Mais son ancienne équipe ? Celle qui pourrait se dresser devant ses joueurs ? Pas autant.

Alors que les Golden Knights se préparent à affronter les Capitals de Washington lors du premier match de la finale, lundi soir, les empreintes de McPhee se trouvent partout.

Les manœuvres rusées de McPhee pour bâtir les Golden Knights sont déjà bien documentées. Toutefois, il est aussi celui qui a posé les fondements des succès de la formation de la capitale américaine.

Directeur général des Capitals pendant 17 saisons, McPhee a repêché 12 joueurs qui font partie de l’édition actuelle qui a éliminé le Lightning de Tampa Bay grâce à une victoire de 4-0, mercredi soir.

À la première saison de McPhee en poste, les Capitals ont atteint la finale de la Coupe Stanley mais ont été victimes d’un balayage aux mains des Red Wings de Detroit. Jamais par la suite, jusqu’à son congédiement en avril 2014, McPhee a vu son équipe franchir le deuxième tour des séries éliminatoires.

Quatre ans plus tard, et à la surprise d’à peu près tous les observateurs, la nouvelle équipe de McPhee et l’ancienne — qui a subi tant de revers crève-cœur — sont les seules encore en lice.

«C’est un scénario que personne n’avait prédit, a reconnu McPhee lors d’une entrevue téléphonique plus tôt cette semaine. Nous ne sommes pas censés être ici.»

Mais l’homme qui a sélectionné Alexander Ovechkin, Braden Holtby, Nicklas Backstrom, Evgeny Kuznetsov, John Carlson, pour n’en nommer que quelques-uns, n’avait pas le temps de revenir sur son aventure personnelle dès le moment où il est devenu évident que Vegas allait affronter Washington.

«J’essayais seulement d’analyser la situation, a déclaré McPhee en choisissant prudemment ses mots. En ce moment, il est plus important de m’attarder à notre équipe et à ce que nous allons devoir faire au cours des deux prochaines semaines, plutôt que de souhaiter le meilleur à un adversaire.»

Même s’il ne veut pas parler des joueurs rivaux — même ceux qu’il a sélectionnés — McPhee a quand même déclaré qu’il était particulièrement heureux pour Ovechkin, qu’il a vu essuyer sa part de commentaires négatifs à la suite des déboires passés des Capitals en matchs éliminatoires.

«Injustifiées», a-t-il résumé au sujet des critiques adressées à l’endroit de son ancien capitaine.

Toute la concentration de McPhee se porte maintenant vers sa propre équipe, qui a connu un départ canon et qui n’a jamais ralenti.

Les Golden Knights ont complété la saison au sommet de la section Pacifique avec 109 points, avant de balayer les Kings de Los Angeles, défait les Sharks de San Jose en six parties, puis les Jets de Winnipeg en cinq matchs.

En route vers une fiche de 12-3 depuis le début du tournoi éliminatoire, les Golden Knights ont montré qu’ils pouvaient se tirer d’impasse contre n’importe quel style de jeu. Ils ont eu le meilleur sur les Kings, une équipe méticuleuse en défensive, sur les rapides patineurs des Sharks avant de battre une formation comptant des patineurs talentueux à l’attaque et robustes.

«Pour en arriver où nous en sommes, nous avons affronté différents types de formations, a constaté McPhee. Nous sommes prêts à jouer contre nos prochains adversaires et nous verrons ce qu’il arrivera.»

Pendant que les observateurs du monde du hockey essaient d’expliquer ce qui a permis à une équipe de première année d’aller aussi loin, McPhee et les Golden Knights ont d’autres chats à fouetter.

«Il n’y a pas beaucoup de temps pour s’asseoir, réfléchir et penser de cette façon. Tout ce qui importe, c’est d’aller de l’avant et faire tout en notre possible pour maintenir nos normes élevées, a commenté McPhee.

«Vous vous croisez les doigts et souhaitez que ça continue de fonctionner. Que ça ne tombe pas en ruine dans quelques jours... Une fois que nous avons connu un bon départ, nous voulions continuer de bien faire et nous n’avons pas eu le temps de tomber dans le sentimentalisme.»

Ça pourrait venir après la finale.