Les Franco-Ontariens de Gloucester Samuel et William Bitten ont réalisé leur plus grand rêve en patinant tous les deux pour la même équipe au camp des recrues du Wild du Minnesota.

Un rêve réalisé pour les Bitten

On dit qu’une image vaut mille mots.

Un coup d’œil aux visages de ces deux frères de Gloucester vient valider l’expression consacrée.

Depuis le temps qu’ils en rêvaient, William et Samuel Bitten ont eu le bonheur de défendre les couleurs de la même équipe au cours des derniers jours. Plus jeunes, ils avaient formulé le souhait de jouer ensemble chez les 67’s d’Ottawa. Samuel y est parvenu avant d’être échangé au Sting de Sarnia cet été. William a quant à lui gagné un championnat de la Ligue de l’Ontario avec les Bulldogs de Hamilton en 2018.

Le hasard a voulu que leurs chemins se croisent dans la LNH, au camp des recrues du Wild du Minnesota. William avait été repêché par le Canadien de Montréal avant d’être échangé il y a presque un an. Samuel n’a jamais été repêché, mais il avait été le premier à joindre l’organisation du Wild où il avait aussi été invité au camp des recrues la saison dernière.

Cette semaine, à Traverse City, ils ont même joué côte à côte sur la première unité du désavantage numérique du Wild.

« La chimie a opéré, a fièrement lancé William au Droit mercredi. Notre duo n’a pas accordé de but du tournoi. Sam est bon au cercle des mises en jeu. Il m’a aussi envoyé en échappée à quelques reprises. »

William et Samuel n’ont qu’un an et huit mois d’écart en âge et William a toujours pris son jeune frère sous son aile.

« Nous avons les mêmes amis. Nous nous entraînons toujours ensemble l’été. C’était incroyable de jouer avec Sam cette semaine. Ça donne un avant-goût de ce que l’avenir pourrait nous réserver. Sam n’est pas repêché, mais le Wild l’aime beaucoup et ils vont le surveiller de près cette année. Il a connu un très bon tournoi. Je suis fier de lui. »

William, un des meilleurs espoirs du Wild, a aussi connu un bon camp des recrues. Le Wild a été tenu en échec dans ses quatre matches du tournoi. Peu de buts ont été comptés là-bas, mais William a partagé le sommet du classement des pointeurs du Wild avec deux points en trois matches.

« La direction a dit que j’avais été son meilleur joueur cette semaine. Elle m’avait donné une lettre à l’avant de mon chandail. Ç’a donné des idées à mon frère parce que dans notre dos, il n’y avait que l’inscription Bitten. Il n’y avait pas de W ou de S pour nous différencier. Ça pouvait porter à confusion et Sam avait suggéré de troquer nos chandails pendant le réchauffement. Il jugeait que personne ne le remarquerait ! C’était drôle. »

Une ouverture ?

Si Samuel a été cédé au Sting de Sarnia pour y disputer une autre année junior, William sait qu’il cogne déjà à la porte de la LNH. Le Wild forme une vieille équipe en attaque avec Eric Staal, Mikko Koivu, Zach Parisé, Mats Zuccarello et Drew Stafford. Dans une ligue où les jeunes prennent de plus en plus de place, la porte pourrait s’ouvrir pour lui à 21 ans.

« Je suis conscient à 100 % que j’ai une place à gagner et que ça pourrait être cette année. J’étais super content d’avoir été repêché par le Canadien, mais ils ont beaucoup de bons jeunes espoirs dans leur organisation. Il y en a moins ici. J’ai terminé l’année dans le premier trio dans la Ligue américaine. L’équipe est vieille et elle a besoin de jeunes comme moi. Mon but, c’est de faire le saut dans la LNH maintenant. Sinon, je retournerai dans la Ligue américaine en espérant d’être rappelé avec le grand club et d’y rester. »

Plus costaud et encore plus rapide, Bitten se sent d’attaque pour relever son prochain défi. « Je suis très excité de me présenter au camp principal du Wild pour la première fois. Je sens que je suis très près de la LNH. »

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Capitaine des Olympiques en 2017-18, Alex Breton a obtenu une invitation au camp prinicipal du Wild du Minnesota après avoir excellé à son camp des recrues.

ALEX BRETON GRAVIT UN AUTRE ÉCHELON

Alex Breton ne sera jamais accusé d’avoir sauté des étapes durant sa carrière.

L’ancien capitaine des Olympiques de Gatineau a même disputé une demi-saison dans la Ligue midget AAA du Québec à 17 ans avant de s’installer dans la LHJMQ en permanence pour graduellement devenir le quart-arrière de l’équipe d’Éric Landry.

Le défenseur de 22 ans n’a pas été repêché dans la LNH et il n’a jamais été invité à participer au camp d’entraînement principal d’une équipe du circuit Bettman.

C’était avant mercredi. Choisi dans l’équipe d’étoiles des recrues de la Ligue East Coast (ECHL) à sa première saison professionnelle en 2018-19, Breton participera au camp du Wild du Minnesota après avoir impressionné ses patrons au tournoi des recrues à Traverse City.

« Je suis très content. J’avais un bon feeling après le tournoi des recrues. Je passe à une nouvelle étape. J’ai hâte que ça commence », a dit celui qui a grandi en jouant avec Thomas Chabot des Sénateurs d’Ottawa pendant
sa jeunesse.

Alex Breton avait un plan en tête lorsqu’il a quitté les Olympiques. Il était prêt à commencer au bas de l’échelle dans la ECHL. Il souhaitait qu’une bonne saison lui ouvre la voie à la Ligue américaine (AHL). Pendant une saison où il a récolté 39 points en 53 matches avec les Americans d’Allen, il a obtenu ce qu’il souhaitait. Il a été rappelé à Belleville et à Springfield dans la AHL pour y amasser quatre points en 11 matches. Le 12 juillet, il a signé un contrat de la Ligue américaine avec le Wild de l’Iowa.

« J’ai réalisé que j’avais ma place dans la Ligue américaine. J’ai encore un contrat à deux sens de la AHL/ECHL, mais mon objectif sera de rester toute l’année dans la AHL. La LNH ? Je n’y pense pas encore. Je n’ai jamais brûlé les étapes. Je devrai faire ma place dans la AHL avant, mais je sens que le Wild va me donner une chance. Au tournoi des recrues, ils m’ont fait jouer en avantage numérique. Je suis rendu là où je veux être », a dit celui qui s’est entraîné avec son ami Chabot tout l’été à l’université Laval
à Québec.

Bizier poursuit, Roy non

Parmi les joueurs actifs des Olympiques, Mathieu Bizier a appris qu’il poursuivrait son aventure dans l’organisation des Red Wings de Détroit. 

Invité à leur camp de développement, puis à leur camp des recrues, l’agent libre de 18 ans a été retenu pour le camp principal du grand club après le tournoi des recrues de Traverse City remporté par son équipe mardi soir. 

Le Gatinois Charles-Antoine Roy n’a pas eu la même chance. L’attaquant de 20 ans a marqué un but dans le tournoi des recrues des Golden Knights de Vegas à Anaheim, mais il a été cédé aux Olympiques mercredi. 

Il profitera d’une journée de congé jeudi avant de renouer avec ses coéquipiers sur la patinoire de Guertin vendredi.