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Ayant longtemps porté l’uniforme des Penguins, Maxime Talbot est bien placé pour parler de Sidney Crosby.
Ayant longtemps porté l’uniforme des Penguins, Maxime Talbot est bien placé pour parler de Sidney Crosby.

Un capitaine apprécié de tous

Sylvain St-Laurent
Sylvain St-Laurent
Le Droit
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Presque tous les anciens coéquipiers de Sidney Crosby que nous avons contactés, cette semaine, ont accepté de répondre à nos questions.

Même ceux qui ont passé à Pittsburgh en vitesse avaient des choses intéressantes à raconter.

Cela ne surprend pas du tout Maxime Talbot.

« J’ai échangé quelques textos avec Sid, lundi. C’est lui qui a initié la conversation. Il voulait me remercier d’avoir enregistré un petit mot qui a été diffusé sur le tableau indicateur, lors de son 1000e match. Il est comme ça, Sid. Il était reconnaissant. Il faisait le tour de son monde. Il a toujours des petites attentions. Et ça, personne ne le sait. »


« Les gens ne connaissent pas très bien Sidney parce qu’il n’est pas du genre à étaler sa vie sur la place publique. »
Maxime Talbot

Talbot a la prétention de très bien connaître le numéro 87. Ils étaient adolescents, quand ils se sont rencontrés, dans un camp destiné aux clients de l’agence CAA. Ils ont fait leurs débuts professionnels au sein de la même organisation.

« Nous avons fait nos débuts, le même soir. C’était au New Jersey. »

« Les gens ne connaissent pas très bien Sidney parce qu’il n’est pas du genre à étaler sa vie sur la place publique. Il n’est pas présent dans les réseaux sociaux. C’est correct de sa part. Il contrôle sa vie privée. Tout ce qu’il veut, c’est jouer au hockey et être le meilleur possible. »

« Il trouve quand même le temps d’aider tout le monde. Même les préposés à l’équipement des autres équipes ! Il n’a jamais refusé d’autographier un gilet ou un bâton. Si vous saviez tout ce qu’il peut faire, dans l’ombre, pour les hôpitaux de la région de Pittsburgh ou pour la Fondation des Penguins... Ses parents lui ont inculqué de belles valeurs. Il a su s’entourer de bons amis. Mario Lemieux l’a beaucoup influencé, aussi, en début de carrière. Tu sais, quand tu apprends du Grand Mario... »

Les amateurs de hockey connaissent surtout Crosby, le bourreau de travail. Cette réputation n’est pas surfaite. Dans la préparation de ce reportage, quelques joueurs nous ont expliqué qu’à Pittsburgh, une séance d’entraînement facultative, ça n’existe pas.

Il paraît que le « vrai » Crosby est capable de lâcher son fou, quand le contexte s’y prête.

« Tu n’as qu’à regarder les amis les plus proches de Sidney. Je pense à Colby Armstrong, à Pascal Dupuis, à moi... Mario Lemieux était pareil. Ses bons amis, dans le hockey, sont Marc Bergevin et Luc Robitaille. Ce sont des gars qui aiment avoir du fun », fait valoir Talbot.

Pendant les plus glorieuses années des Penguins, leur vestiaire ressemblait un peu à une cour d’école primaire. Talbot et Dupuis étaient ceux qui prenaient le plus de place. Plus discret, Crosby n’avait pas pour autant l’air malheureux, dans cet environnement.

« Il a toujours compris à quel point la culture gagnante, ça part dans la chambre », explique Talbot.

« Quand on partait sur la route, on était toujours 12, 15 ou 16 joueurs à se réunir, pour souper. On allait souvent dans les mêmes restaurants. Et c’est pas mal toujours Sid qui organisait tout ça. »