Martin Jones a commencé la saison avec un statut bien établi dans la LNH, lui qui a guidé les Sharks vers une participation à la grande finale il y a trois ans. Il a cepenant été l’un des pire gardiens de la LNH en saison mais il s’est racheté dans les 10 derniers matchs.

Tout s’est joué devant le but dans l’Ouest

SAN JOSE, Calif. — La saison des Blues de St. Louis a commencé à prendre un virage positif quand le gardien Jordan Binnington a été rappelé des mineures et il a aidé l’équipe à quitter les bas-fonds du classement.

Un des tournants pour leurs rivaux en finale de l’Association de l’Ouest est survenu quand l’entraîneur-chef Peter DeBoer a décidé de continuer à faire confiance à Martin Jones à mi-chemin de leur série de premier tour. Jones a finalement retrouvé ses repères et il a aidé les Sharks de San Jose à atteindre le carré d’as.

La décision des Blues de changer de gardien et celle des Sharks de ne pas le faire ont permis aux deux équipes de se retrouver à huit victoires d’un premier titre de la Coupe Stanley.

«Nous l’avons envoyé devant le filet à Philadelphie et nous n’avons jamais regardé derrière par la suite, a dit le directeur général des Blues, Doug Armstrong, vendredi, à la veille du premier match de la série. Ce serait malhonnête de dire que ça faisait partie de notre plan. C’est l’histoire de Jordan Binnington, qui a tiré le maximum de cette occasion.»

Binnington a été rappelé de la Ligue américaine en décembre et a réussi un blanchissage à son premier départ, le 7 janvier, face aux Flyers. Son jeu exceptionnel explique en grande partie comment l’équipe qui occupait le dernier rang du classement général de la LNH le 2 janvier joue toujours cinq mois plus tard.

Il a aidé les Blues à connaître une séquence de 11 victoires, ce qui les a ramenés dans la course. Et malgré ses 25 ans, il est l’un des finalistes pour l’obtention du trophée Calder, remis à la recrue par excellence dans la LNH.

Binnington continue de bien paraître en séries, affichant une moyenne de 2,39 et un taux d’efficacité de ,915.

«Il y a des années où je n’étais pas certain, a admis Binnington quand il a été questionné à savoir s’il avait déjà douté qu’il atteindrait la LNH. J’ai dû gagner beaucoup en maturité et en expérience. J’étais au bon endroit.»

Un des pires

De son côté, Jones a commencé la saison avec un statut bien établi dans la LNH, lui qui a guidé les Sharks vers une participation à la grande finale il y a trois ans. Cependant, il a été l’un des pires gardiens du circuit pendant la saison régulière avec un taux d’efficacité de ,896 et il a été chassé deux fois de son filet lors des quatre premières rencontres du premier tour des séries face aux Golden Knights de Vegas.

Jones s’est toutefois racheté, affichant un taux d’efficacité de ,928 à ses 10 derniers matchs, incluant une performance de 58 arrêts dans une rencontre ayant nécessité deux prolongations et qui a relancé les Sharks alors qu’ils accusaient un retard de 3-1 dans la série face aux Golden Knights.

«Personne ici n’a douté qu’il allait livrer la marchandise», a dit l’attaquant des Sharks Logan Couture.

DeBoer a noté que Jones avait dû faire quelques petits ajustements. Il a expliqué que Jones était devenu trop passif devant son filet en fin de saison et qu’il avait surcompensé lors des premiers matchs face aux Golden Knights, devenant trop agressif.

Depuis qu’il a trouvé un juste milieu et qu’il est mieux appuyé par ses coéquipiers, qui ont limité les attaques en surnombre, Jones joue comme lors de ses beaux jours.

«C’est difficile pour un gardien parce que vous voulez faire une différence et réussir des arrêts importants, a raconté Jones. Vous devez toutefois être patients et attendre le jeu un peu plus longtemps.»