Jusqu’ici, tout va bien pour Alain Vigneault, comme pour les Flyers de Philadelphie.
Jusqu’ici, tout va bien pour Alain Vigneault, comme pour les Flyers de Philadelphie.

Tout baigne pour Vigneault et les Flyers

Sylvain St-Laurent
Sylvain St-Laurent
Le Droit
Jusqu’ici, tout va bien pour Alain Vigneault, comme pour les Flyers de Philadelphie.

L’entraîneur-chef hullois et son équipe ont remporté leurs deux premières parties, depuis leur arrivée dans la bulle de la Ligue nationale de hockey, à Toronto.

Ils ont d’abord vaincu leurs éternels rivaux, les Penguins de Pittsburgh, dans un match préparatoire disputé sous le signe de la robustesse.

Dans leur premier match de la ronde préliminaire, réunissant les meilleures équipes de l’Association Est, ils n’ont pas eu trop de mal à dominer les Bruins de Boston.

Vigneault peut donc souffler. Un peu.

Avant d’arriver à Toronto, il avait pris le temps de parler de ses attentes envers ses joueurs.

«Je leur avais fait expliquer ce qu’ils devaient faire, ensemble et individuellement. Ce n’est pas sorcier. Il fallait retrouver ces bonnes habitudes de travail et ce désir de compétitionner qui nous ont permis de connaître autant de succès à compter du 1er novembre.»

Les Flyers ont fait partie des trois équipes les plus efficaces de la saison, à compter du deuxième mois de la saison régulière.

Vigneault s’inquiétait peut-être pour rien.

Des bonnes habitudes de travail et le désir de vaincre, ce ne sont pas des choses qui s’évaporent dans l’air.


« Tout ce que je peux, faire, c’est parler de mon équipe. Quand les gars sont arrivés à Philadelphie, j’ai été agréablement surpris de leur conditionnement physique. »
Alain Vigneault

L’homme de 59 ans ne voulait quand même rien prendre pour acquis.

«Les 24 formations qui ont renoué avec le hockey s’en allaient toutes dans l’inconnu», a-t-il expliqué, durant sa conférence de presse quotidienne de lundi.

«Quand nous sommes arrivés ici, je ne pouvais pas prédire avec assurance que tout allait tomber en place. C’était la même chose pour les entraîneurs de toutes les autres équipes. Personne ne savait ce que les joueurs avaient fait durant la période de confinement. Personne ne savait comment ils s’étaient entraînés, sur la patinoire comme à l’extérieur.»

«Tout ce que je peux, faire, c’est parler de mon équipe. Quand les gars sont arrivés à Philadelphie, j’ai été agréablement surpris de leur conditionnement physique.»

Vigneault ne veut pas crier victoire trop rapidement, non plus.

Les Flyers ont encore deux parties à jouer, cette semaine, contre les Capitals de Washington et le Lightning de Tampa Bay.

Il veut deux victoires.

«On joue pour l’avantage de la glace quand les séries vont commencer. Ça peut nous aider. On peut profiter du dernier changement.»

Il se montre très honnête dans son évaluation des joueurs. James van Riemsdyk, par exemple, était en voie de connaître sa sixième saison de plus de 25 buts, quand la COVID-19 a mis un terme à la saison régulière.

Il n’a pas exactement été à la hauteur de sa réputation, au cours de la dernière semaine.

«Dans la première phase de notre camp d’entraînement, quand nous étions à Philadelphie, il avait fière allure. Il patinait bien, il complétait de bons jeux avec la rondelle. Les choses ont un peu changé depuis notre arrivée à Toronto. Je m’attends à plu, de sa part. J’ai bien hâte de voir ce qu’il nous réserve pour la suite des choses.»

Carter Hart

Vigneault ne peut rien reprocher à son gardien de buts numéro un, jusqu’à maintenant.

Le jeune Carter Hart, qui vit sa première sortie dans les séries de la coupe Stanley, a réussi 34 arrêts contre les Bruins. Le gros trio de Patrice Bergeron a été impuissant, contre lui.

«C’est un kid parfaitement spécial, commente le jeune vétéran Derek Grant. Il est tellement calme. Quand il met son masque, on ne peut pas deviner son âge. Quand quelque chose se passe mal, devant lui, il est capable de recoller les pots cassés. Ça nous donne la confiance qu’il nous faut pour continuer à jouer de manière agressive.»

Les équipes de la LNH nagent dans l’inconnu, cet été, mais il y a quand même des certitudes. Celles qui voudront veiller tard devront miser sur un gardien de talent.

«Carter n’a peut-être jamais joué du hockey de séries à notre niveau, mais il a connu du succès à d’autres niveaux, auparavant. Le hockey, ça ne change jamais. Le hockey, c’est le hockey. Il a une bonne relation avec notre entraîneur des gardiens. Il travaille très fort. Il est humble. Pour toutes ces raisons, je crois qu’il va continuer à progresser. Il va continuer à s’améliorer», affirme Vigneault.