Au tournoi de golf de la Fondation Pat-Burns, Claude Julien et Alain Vigneault sont en compagnie d’un ancien «ennemi» de l’époque où ils dirigeaient dans la LHJMQ, mais Vigneault travaillera avec Michel Therrien la saison prochaine à Philadelphie.

Tournoi Pat-Burns: Claude Julien vise déjà la Coupe Stanley

Au Québec, le Canadien de Montréal alimente les conversations de ses partisans 12 mois par année.

Les plus fervents d’entre eux peuvent déjà se mettre à trépigner. 

En plein mois d’août, pendant son passage au tournoi de golf de la Fondation Pat-Burns au club Tecumseh de Gatineau vendredi, Claude Julien a prononcé les mots « coupe Stanley ».

Le dernier défilé de la « Sainte-Flanelle » dans les rues de Montréal remonte à 1993, mais dans la Belle Province, la coupe demeure le principal objectif chaque saison.

Exclu des séries au printemps 2019, le « CH » n’a pas été très actif sur le marché des agents libres ou des transactions cet été. Cela n’empêchera pas son entraîneur-chef de viser le « Saint-Graal » au printemps 2020.

« La santé de l’équipe sera le premier de nos soucis. Nous espérons pouvoir éviter les blessures graves. Si c’est le cas, je crois honnêtement que nous aurons l’occasion de faire un pas vers l’avant. Ce pas vers l’avant, c’est de participer aux séries éliminatoires. »

C’est à ce moment que les commentaires de Julien sont devenus croustillants.

« Nous n’avons qu’à regarder l’équipe qui a gagné cette année (St-Louis). Ce n’est pas l’équipe que les gens voyaient gagner la coupe Stanley. Une fois rendu dans les séries, tout peut arriver. Dès le début de la saison, notre objectif sera donc d’accéder aux séries. »

Dans la conférence de l’Est, les deux clubs qui ont devancé le Canadien ont d’ailleurs gagné au moins une ronde éliminatoire en 2019. 

Les Hurricanes de la Caroline ont atteint la finale de conférence contre les Bruins de Boston. Les Blue Jackets de Colombus, dernière équipe qualifiée pour les séries, ont quant à eux complété un balayage surprise du Lightning de Tampa Bay dès la première ronde. 

Le Ligthning, rappelons-le, avait pris le premier rang du classement général en saison régulière.

Quand même. Pour accéder aux séries, le Canadien misera sensiblement sur les mêmes chevaux que l’an dernier. 

Le directeur général Marc Bergevin a été discret dans les derniers mois, mais le « CH » peut toutefois compter sur une panoplie de bons espoirs dans son organisation.

Nick Suzuki, Ryan Poehling et Cole Caufield viennent au sommet de la liste. 

Leurs exploits des dernières saisons représentent une source d’espoir pour la direction.

« Notre prochain camp des recrues sera excitant. Malheureusement, nous avons certains espoirs qui évoluent dans les rangs collégiaux américains et nous ne les verrons pas au camp des recrues. Par contre, il est clair que certaines de nos recrues vont pouvoir se battre pour un poste avec notre équipe. »

De nos jours, les clubs de la LNH n’hésitent pas à aligner des formations de plus en plus jeunes. 

Les jeunes joueurs de talent sont prêts à faire le saut directement des rangs juniors à la Ligue américaine et même dans le circuit Bettman. 

Le Canadien n’est pas différent des autres.

« La ligue n’a pas le choix. Avec le plafond salarial et les gros joueurs qui prennent une bonne partie des masses salariales, il faut intégrer des jeunes plus rapidement afin de rester sous le plafond. Par contre, plus que jamais, les jeunes sont prêts à faire le saut dans la LNH en raison de leur maturité, leur entraînement et leur encadrement. Ils sont mieux préparés qu’avant. »

Vigneault avec Giroux

Julien était bien entouré parmi les anciens entraîneurs des Olympiques au club Tecumseh. Alain Vigneault, nouvel entraîneur des Flyers de Philadelphie, était le président d’honneur. 

Benoît Groulx était aussi sur place tout comme John Chabot et l’actuel entraîneur-chef Éric Landry.

Malgré une carrière de plus de 17 ans comme entraîneur-chef dans la LNH, Vigneault va diriger un premier ancien joueur des Olympiques. À Philadelphie, son capitaine sera Claude Giroux.

« À ma connaissance, je n’ai jamais coaché un ancien Olympique ! J’ai eu une bonne conversation avec Claude cet été. Ses attentes sont élevées. Tu vois qu’il veut gagner et performer. Aux yeux de la direction, les Flyers ont sous-performé l’an dernier. Nous avons de nouveaux entraîneurs, un nouveau directeur général (Chuck Fletcher). Ce sera l’occasion pour tous d’avoir un nouveau départ, y compris les joueurs. »