«Nous formons une équipe et tout doit passer par le concept d’équipe. C’est ainsi qu’il faut aborder chaque match», affirme l’entraîneur-chef des Kings de Los Angeles, Todd McLellan.

Todd McLellan lance un appel à l’unité

Todd McLellan a lancé une balle courbe à ses joueurs, mercredi midi.

La séance d’entraînement des Kings de Los Angeles venait de débuter, sur la patinoire du Centre Canadian Tire. L’entraîneur-chef a divisé son équipe en trois groupes. Les gilets blancs d’un côté. Les gilets noirs de l’autre. Les gilets gris au milieu. Il a sorti deux rondelles. Il a donné le ton à un mini-match dans lequel tout le monde jouait en même temps.

« Tout le monde contre tout le monde, a-t-il expliqué devant les journalistes, un peu plus tard. C’est juste une différente façon de s’échauffer. Les gars étaient un peu surpris. Nous n’avions jamais rien fait de tel auparavant. Je crois bien, en fin de compte, que tout le monde s’est amusé. »

Le concept du bonheur collectif est revenu, plus tard, durant son point de presse.

Rien ne va plus chez les Kings, qui croupissent au dernier rang du classement de l’Association Ouest.

Les vedettes qui ont permis à l’organisation de remporter la coupe Stanley à deux reprises – en 2012, puis en 2014 – sont toujours là. Elles ont pour la plupart franchi le cap de la trentaine.

La direction voudrait donner un peu plus de place aux jeunes.

Si on lit entre les lignes, dans le discours de McLellan, le mélange a du mal à prendre.

« Il est essentiel de ne pas laisser les joueurs s’éloigner du concept d’équipe », lance celui qui vient tout juste de prendre le contrôle des Kings.

« Il faut à tout prix éviter les divisions, dans le vestiaire. Parfois, on voit des divisions entre les joueurs de différentes positions. Parfois, la séparation se fait entre les joueurs issus de différents groupes d’âge. Les cliques peuvent se former partout. Pour empêcher cela, en ce moment, il faut s’assurer que tous les joueurs continuent de s’amuser. Il faut s’assurer de faire bouger l’aiguille dans la bonne direction, sur le cadran, tandis qu’on essaie de s’en sortir. »

Ce n’est pas une tâche simple.

Mardi, à Toronto, les Kings ont été battus 3-1 par les Maple Leafs. Ils ont réussi à rivaliser avec les Leafs pendant près de 50 minutes, avant d’encaisser deux buts, très rapidement, en l’espace de 30 secondes.

Drew Doughty a offert l’analyse suivante : « Ça doit faire au moins cinq ou six fois qu’on nous fait le coup. On réussit à rivaliser avec nos adversaires jusqu’en troisième période. Il suffit qu’on alloue un but. Dans les deux minutes qui suivent, ils en marquent un deuxième pour se forger une grosse avance.

«Je n’ai pas vraiment d’explications à vous offrir. Enfin, si. Il y a toujours beaucoup de hauts et de bas dans un match de hockey qui dure 60 minutes. Il y a beaucoup de vétérans, au sein de notre équipe. Il y a beaucoup de jeunes, aussi. Nous sommes parfois fragiles, émotivement. On ne peut pas se permettre d’être aussi fragiles. Les autres équipes vont tirer avantage de nos faiblesses.» Les Kings affronteront les Sénateurs, jeudi. Ils compléteront leur voyage annuel dans l’est du Canada en se rendant à Montréal, samedi.

S’il fallait que l’équipe subisse deux autres revers en temps réglementaire, la pente pourrait s’avérer très dure à remonter.

«Quand tout a été dit, nous ne pouvons compter que sur le soutien de nos coéquipiers. C’est tout, tranche McLellan. Nous formons une équipe et tout doit passer par le concept d’équipe. C’est ainsi qu’il faut aborder chaque match.»

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Avec sa moyenne de 4,40, Quick n’est pas content

Jonathan Quick a utilisé le mot « boulechite ». Il a lâché quelques jurons. Les pires de la langue anglaise. Ceux qui commencent par la lettre « F ». Le gardien des Kings était de très mauvaise humeur, au terme du match de mardi. La nuit lui a permis de se calmer. Un peu. Au terme de l’entraînement de mercredi, quand les journalistes l’ont abordé, il s’est contenté de grogner quelques réponses.

Il ne regrette pas sa saute d’humeur. Il a explosé parce qu’il demeure convaincu que les Kings ont tout ce qu’il faut pour connaître une autre bonne saison.

« En dépit de notre fiche, nous continuons de croire en nous, a-t-il déclaré. Nous croyons en notre potentiel et nous allons continuer de travailler fort. Vous avez pu voir, tout comme moi, que nous venons de connaître une bonne séance d’entraînement. Nous savons qu’un bon test nous attend, demain, contre Ottawa. Nous serons prêts. »

Quick est probablement le joueur d’expérience qui souffre le plus, en ce difficile début de saison des Kings. Anze Kopitar produit à un rythme de presque un point par match. Drew Doughty, Dustin Brown, Ilya Kovalchuk, Tyler Toffoli et Jeff Carter occupent les échelons 2 à 6 du classement des marqueurs de l’équipe.

À son bout de la patinoire, Quick présente une moyenne de buts alloués digne d’un mauvais gardien des années 1980. Il alloue 4,40 buts par match. Il a obtenu seulement deux victoires en neuf sorties. « Nous sommes quand même contents qu’il ait livré le fond de sa pensée, dit Doughty. Quand Quickie parle, tout le monde écoute. »