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À six pieds, Hendrix Lapierre n’est pas considéré comme un petit hockeyeur, mais à côté du géant Zdeno Chara, tout le monde a l’impression d’être petit.
À six pieds, Hendrix Lapierre n’est pas considéré comme un petit hockeyeur, mais à côté du géant Zdeno Chara, tout le monde a l’impression d’être petit.

Satisfait de son camp avec les Capitals, Lapierre rentre de Washington

Jean-François Plante
Jean-François Plante
Le Droit
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Retranché au camp des Capitals de Washington lundi, Hendrix Lapierre était de fort meilleure humeur qu’il y a un mois quand il avait été laissé de côté par l’équipe nationale de hockey junior du Canada.

À 18 ans, l’attaquant des Saguenéens de Chicoutimi ne s’attendait pas vraiment à brouiller les cartes à son premier camp de sélection dans la LNH, surtout en cette année particulière marquée par la pandémie. Au cours des sept dernières journées, il a patiné avec les idoles de son enfance en plus de laisser une bonne impression à l’équipe qui l’a sélectionné au 22e rang de la dernière séance de sélection de la LNH.

« Ça s’est bien passé. Je suis plus satisfait de ce camp que celui d’Équipe Canada junior. J’ai été plus intense. J’ai fait plus de bonnes choses, surtout dans le deuxième match intra-équipe où j’étais plus confortable. Ma dernière conversation avec les dirigeants a été positive et je serai mieux outillé pour le prochain camp », a raconté celui qui évoluait dimanche dans un trio complété par Kody Clark, ancien des 67’s d’Ottawa et fils de Wendel Clark, ainsi que Brian Pinho, un vétéran de la Ligue américaine.

Hendrix Lapierre

Chez les Capitals, il a eu la chance de côtoyer Alex Ovechkin, Nicklas Backstrom, Evgeny Kuznetsov, Zdeno Chara et compagnie. Sa rencontre avec Ovechkin a été marquante, mais plutôt brève.

« Il m’a serré la main, mais on ne s’est pas trop parlé. Nous n’étions pas dans le même groupe d’entraînement, mais c’était spécial de faire sa rencontre. C’est peut-être le meilleur franc-tireur de l’histoire du hockey, a ajouté celui qui a aussi eu une longue conversation captée sur pellicule avec Zdeno Chara pendant un entraînement sur glace. Chara, c’est une autre légende qui va entrer dans le Temple de la renommée. Tout le monde a été bien gentil avec moi. Je suis un gars qui pose beaucoup de questions. J’ai été bien servi. Tom Wilson et Brenden Dillon ont probablement été les deux joueurs qui m’ont fourni les plus précieux conseils. »

Coup d’État

Le passage de Lapierre au camp des Capitals a aussi été marqué par une tentative de coup d’État la semaine dernière, mais même s’il se trouvait près de l’action, le Gatinois ne s’est pas senti inquiété.

« Notre site d’entraînement est à Arlington. C’est à une dizaine de minutes de Washington D.C. Nous n’en avons pas trop entendu parler sur le coup. C’est en voyant les images à la télévision que je me suis rendu compte de l’horreur qui s’était passée tout près de moi. Ça faisait un peu bizarre. »

À Arlington, Lapierre a vécu un camp en deux temps. Il a été placé en isolement à l’hôtel dans la première semaine et il a participé au camp des Capitals dans les sept jours suivants. Même si l’expérience a pris fin lundi, l’ancien Intrépide a tout absorbé comme une éponge.

« J’ai vraiment tripé fort. J’ai savouré tous les moments. J’ai rencontré tous les joueurs. Un premier camp dans la LNH, c’est toujours spécial. J’ai pu vivre dans l’environnement d’un club de la LNH pour la première fois. J’ai visité toutes les installations. J’ai hâte d’amener cette expérience avec moi chez les Saguenéens. J’espère que les leçons apprises vont servir aux membres de mon équipe lors de la deuxième moitié de saison. »

Autre quarantaine

Après la frénésie d’un premier camp professionnel, Lapierre devra maintenant replonger dans sa cinquième quarantaine depuis le mois de novembre. Cette fois, il a choisi de rentrer chez lui à Gatineau pour être en confinement avec sa famille au cours des 14 prochains jours.

« J’ai passé beaucoup de temps seul à l’hôtel dans les derniers mois. J’aime mieux faire mon prochain confinement avec ma famille et m’entraîner dans ma cour que de me retrouver à nouveau seul à l’hôtel à Chicoutimi. »

Son retour des États-Unis lui fera rater les deux premiers matches des Saguenéens dans l’environnement protégé de Chicoutimi les 22 et 24 janvier prochains. Son prochain match est prévu pour le 30 janvier contre les Tigres de Victoriaville.