En plus de connaître sa meilleure saison en carrière en termes de production, le défenseur robervalois Samuel Girard se montre très heureux de son jeu défensif, lui qui doit affronter souvent les meilleurs trios adverses.

Samuel Girard doute d’une reprise prochaine

Avec l’arrêt des activités dans la Ligue nationale de hockey, le défenseur Samuel Girard est de retour dans son patelin de Roberval. Présentement en quarantaine volontaire, le numéro 49 de l’Avalanche du Colorado garde la forme comme il le peut, bien conscient que la pause pourrait se prolonger.

Samuel Girard ne profite pas de passe-droit parce qu’il est un joueur de hockey. Comme il est revenu lundi des États-Unis, il se plie présentement à la directive d’isolement tout en continuant son entraînement hors glace dans le sous-sol de la maison familiale.

« J’aimerais ça avoir de la glace, mais tout est fermé. En plus, je suis en quarantaine. Je me tiens en forme. Je m’entraîne deux fois par jour, le cardio et dans le gym. Il faut que je garde la forme si jamais la saison recommence, mais d’après moi, ce n’est pas près de recommencer. Je dois quand même me tenir en forme si ça recommence d’ici deux ou trois mois », fait valoir l’athlète de 21 ans qui ne détient pas d’informations privilégiées. Comme tout le monde, il regarde l’évolution quotidienne de la situation, sans s’attendre à un miracle.

Au moment de la pause forcée, Samuel Girard connaissait sa meilleure saison dans la LNH tandis que l’Avalanche bataillait pour le sommet dans la conférence de l’Ouest avec 92 points en 70 rencontres.

« C’est décevant. On avait une bonne saison. Ça s’enlignait bien pour les séries et terminer au sommet de notre division. C’est sûr que c’est décevant et on va voir ce qui va arriver pour la suite », se résigne Samuel Girard qui à sa troisième saison dans la LNH, affichait déjà sa meilleure production en carrière avec 34 points en 70 rencontres.

Pour la tornade de Roberval, un mélange de confiance et d’expérience explique ses succès sur la patinoire, dans les deux facettes.

« Je suis vraiment satisfait de la manière que j’ai joué offensivement et défensivement. Ce n’est pas toujours facile de se retrouver contre le premier ou le deuxième trio de l’autre côté.

« C’est ma troisième année dans la ligue. Je sais donc plus à quoi m’attendre. Je dirais que je lance plus souvent au filet que lors de mes deux premières années. Mon lancer, c’est encore une chose qu’il faut que j’améliore. Je dois amener plus la rondelle au filet pour créer des chances de marquer et des rebonds. C’est ce que je dois faire de mieux en mieux, pour produire un peu plus offensivement et ainsi aider mon équipe à gagner », fait-il valoir, convenant que maintenant qu’il est bien établi dans la LNH, il est également mieux connu de ses adversaires.

« Je ne cacherai pas que le hockey d’aujourd’hui, c’est vraiment statistique avec la vidéo. Toutes les équipes regardent chaque joueur de l’adversaire. C’est la même chose pour notre équipe. De plus en plus, les joueurs adverses te connaissent et sont capables de te lire un peu mieux. Dans la Ligue nationale, ce sont vraiment tous des joueurs intelligents », souligne Samuel Girard qui entamera la saison prochaine un contrat de sept ans de 35 millions $ signé l’été dernier.