Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Craig Anderson tente de prolonger sa carrière à Washington.
Craig Anderson tente de prolonger sa carrière à Washington.

Porte entrouverte pour Anderson à Washington

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
Article réservé aux abonnés
Alors que l’ère Matt Murray commence à Ottawa, le gardien numéro un des Sénateurs pendant la dernière décennie, Craig Anderson, tente de prolonger sa carrière à Washington.

Simple invité au camp des Capitals, le vétéran de 39 ans a pratiqué pour la première fois avec le groupe de la LNH incluant Alex Ovechkin mercredi, tout comme le seul autre joueur plus vieux que lui au camp, Zdeno Chara. L’ancien Sénateur de 43 ans, capitaine des Bruins de Boston lors des 14 dernières saisons, a signé un contrat d’un an avec les Capitals il y a quelques jours à peine.

«Il y a eu beaucoup de mouvement (pendant la saison morte), mais je pense que ça, c’était pas mal une surprise. Il n’y a pas beaucoup de gens dans le monde du hockey qui ont vu ça venir. Vous l’avez vu à Ottawa à la fin des années 1990, il est toujours une force avec laquelle il faut composer. C’est un gars respecté autant sur la glace qu’en dehors. J’ai eu une couple de conversations avec lui et il est un super bon gars, il rend tout le monde à l’aise», a indiqué Anderson lors d’une visioconférence, en réponse à une question du Droit.  

Le cerbère américain qui détient presque tous les records de la franchise des Sénateurs avait déclaré en septembre dernier -- quand Ottawa a confirmé ne pas lui avoir fait d’offre de prolongation de contrat -- qu’il avait l’intention de jouer en 2020-2021, donc ce n’est pas une surprise qu’il soit dans l’autre capitale nationale.


« C’est malheureux ce qui est arrivé à Lundqvist, mais ça a ouvert une place pour que je vienne ici et que je mette le pied dans la porte. »
Craig Anderson

Il a cependant fallu que Henrik Lundqvist déclare forfait parce qu’il a besoin d’une opération à coeur ouvert pour qu’il obtienne cette invitation.

«C’est malheureux ce qui est arrivé à Lundqvist, mais ça a ouvert une place pour que je vienne ici et que je mette le pied dans la porte», note Anderson, qui s’est fait dire par le nouvel entraîneur des Capitals Peter Laviolette «de venir montrer ce que tu peux faire et te battre pour un poste».

Washington mise sur le jeune gardien Ilya Samsonov comme numéro un après le départ de Braden Holtby pour Vancouver, ce qui fait qu’Anderson lutte avec la recrue Vitek Vanecek pour le poste d’adjoint.

Après une longue saison morte où il a peu patiné en Floride, il commence à retrouver ses réflexes.

«J’ai pris une pause du hockey pour être entraîneur au baseball pour mon plus jeune fils. J’ai commencé à être un homme de famille, mettant le hockey sur la glace pendant un bout de temps, ce qui permet à la passion de revenir. Il y a environ quatre mois, je me suis mis à m’entraîner avec assez d’ardeur pour essayer d’être dans la meilleure forme possible pour ce qui est du hors-glace. C’était assez difficile de trouver de la glace, ce qui fait que c’est la première semaine que je me remets dedans... De la façon dont ça s’est terminé (la saison dernière à Ottawa), je voulais me donner une dernière chance de jouer. Je pense que je peux encore être un fier compétiteur et que je peux contribuer», pense-t-il, notant qu’il «s’ennuyait un peu» à la maison après une couple de mois.

L’ancien des Blackhawks, des Panthers et de l’Avalanche avant de s’amener avec les Sénateurs contre Brian Elliott en 2011, qui est à 11 victoires du plateau des 300 en carrière, trouve bizarre d’enfiler à nouveau un autre uniforme.

«C’est certainement différent. Mais le hockey est comme ça. C’est une ‘business’ et des joueurs changent toujours d’endroit. Il y a deux choses qui sont constantes, le changement et les blessures. Ça a été mon cas souvent et ce n’est pas différent maintenant. Tout le monde doit mériter son temps de glace et c’est le cas que vous en soyez à votre première ou votre dernière année», a-t-il lancé en terminant.