Pierre-Luc Dubois écoule la dernière année de son premier contrat dans la LNH.
Pierre-Luc Dubois écoule la dernière année de son premier contrat dans la LNH.

Pierre-Luc Dubois profite de la pause pour faire une surprise à ses grands-parents

Pierre-Luc Dubois a beau jouer loin des siens, il ne les oublie pas. Conscient des moments difficiles que vivent ses grands-parents, Pierre et Lise Dubois, l’attaquant des Blue Jackets de Columbus a décidé de faire leur épicerie.

Ainsi qu’aux 22 autres familles ayant pour adresse la résidence Julie-Viger, de Saint-Basile-le-Grand.

Mardi, ce sont donc 23 paniers d’épiceries qui seront livrés à cette résidence.

«Je voulais que ce soit une surprise, mais mon père leur a annoncé la nouvelle ce matin en prenant de leurs nouvelles, a indiqué Dubois lors d’un entretien téléphonique avec La Presse canadienne. Je voulais qu’ils sachent qu’on pense à eux. Ils aiment voir leur famille, leurs petits-enfants. Ils savent que ce n’est pas possible présentement, mais ça les a mis de bonne humeur. Les paniers arriveront (mardi) : il manquait certains items pour que tous les paniers soient livrés (lundi), alors l’opération a été remise de 24 heures.

«Mes grands-parents habitent Saint-Basile; mon père vient de là. Même si je demeure à Columbus, je passe mes étés à Montréal et je pense que c’était important de montrer à ces gens en ces moments plus difficiles, a ajouté celui qui est confiné au domicile familial de Winnipeg, où son père, Éric, est entraîneur-adjoint avec le Moose du Manitoba, de la Ligue américaine.

«Mes grands-parents, comme tout le monde au Québec, sont en confinement. Aller à l’épicerie, c’est risqué, d’autant plus que mon grand-père a été opéré au coeur. Je voulais poser un geste pour leur dire que je pensais à eux. Je voulais leur faire une épicerie, mais je me suis dit que ce serait le fun d’inclure tous ceux qui demeurent avec eux. J’espère que ça leur mettra un sourire aux lèvres.»

Dubois, troisième choix au total du repêchage de 2016, pense aussi aux gens de son domicile d’adoption.

«En ce moment, je suis en contact avec les services hospitaliers de Columbus avec l’aide des Blue Jackets. J’aimerais faire comme Jeff Petry a fait à Montréal, soit offrir des repas aux membres du personnel hospitalier. La différence c’est qu’à Columbus, le personnel doit obligatoirement manger à la cafétéria de l’hôpital afin de ne pas quitter les lieux. J’essaie de voir la meilleure façon de les aider. Peut-être qu’il y a quelque chose d’autre qu’on pourrait faire et qui serait souhaité par le personnel. On travaille à trouver de quelle façon leur venir en aide. Mais je vais faire quelque chose, c’est certain.»

Temps en famille

Quand la Ligue nationale a suspendu ses activités et que les joueurs ont pu regagner leur domicile, Dubois s’est dit que ce serait l’occasion idéale de passer un peu de temps en famille. Au lieu de prendre la route de Montréal, il s’est donc dirigé vers Winnipeg.

«La dernière fois que je suis resté avec eux aussi longtemps, j’avais 14 ans, a-t-il souligné. Même si c’est une période difficile au cours de laquelle tout le monde est un peu craintif, d’être avec ta famille, c’est un élément positif. On passe toute la journée ensemble, on cuisine, on va prendre des marches.»

C’est donc en compagnie de sa soeur, Daphnée, que Dubois a rejoint sa mère, Jill et son père. En attendant que la LNH reprenne ses activités - si elle peut le faire -, il garde la forme comme il peut.

«Mon préparateur physique m’a donné un programme le plus simple possible. Je n’ai pas trop d’équipement. Je m’entraîne dans le garage avec une échelle. Mon banc est une chaise. J’ai quelques bandes élastiques. Mes parents ont leur chien, alors chaque jour, je le fais courir dans le parc. Je fais tout ce qui est possible pour me garder occupé.»

Si jamais les Jackets et le reste de la LNH devaient reprendre l’action, Dubois ne sait pas trop quelle formule le circuit Bettman devrait retenir.

«Si on reprend en juillet, qui est une des hypothèses, je trouve que ce serait difficile de jouer les 12 à 14 matchs qui restent aux équipes. Je pense qu’il faut trouver une façon de commencer directement en séries.

«En ce moment, les Jackets, nous sommes en séries si on se fie uniquement aux points, mais si on prend le pourcentage de victoires, nous en sommes exclus. J’ai vu une autre option qui suggérait de prendre la fiche de tout le monde après 68 matchs et de se baser sur celle-ci. C’est certain que je pense que la solution où les Jackets sont en séries serait la meilleure! En même temps, ce n’est pas moi qui vais prendre cette décision.»

Dubois écoule la dernière année de son premier contrat dans la LNH. En 70 rencontres, il avait marqué 18 buts et ajouté 31 aides pour 49 points après avoir connu sa meilleure saison l’an dernier, avec 61 points, dont 27 buts, en 82 rencontres. Le Québécois de 21 ans n’a d’ailleurs pas manqué de matchs depuis son arrivée à Columbus.

«Côté business, quand tu signes un contrat, ce n’est pas la dernière année qui est la plus importante, comme plusieurs pensent. Je crois plutôt que ce sont mes trois premières années qui vont déterminer le prochain contrat. (...) Sur trois ans, j’ai pu leur montrer ce que j’étais capable de faire. J’aurais aimé jouer les 12 derniers matchs : je me sentais bien, en forme. Mais je ne pense pas que ce sont ces rencontres qui vont déterminer mon prochain contrat.»