Des centaines de personnes, principalement des jeunes accompagnés de leurs parents, ont pris une partie de leur dimanche pour venir contempler la Coupe Stanley et prendre une photo avec le héros du jour, Alex Chiasson, au Séminaire Saint-François (SSF).

Passage émotif au SSF pour Chiasson et la Coupe

Des centaines de personnes, principalement des jeunes accompagnés de leurs parents, ont pris une partie de leur dimanche pour venir contempler la Coupe Stanley et prendre une photo avec le héros du jour, Alex Chiasson, au Séminaire Saint-François (SSF).

C’est justement dans l’uniforme du Blizzard, qu’il a porté durant son passage au SSF de 2002 à 2007, que Chiasson a décidé d’accueillir ses partisans dans le Complexe sportif Frère-Casabon.

«J’ai grandi ici, dans le coin à Saint-Augustin. Mon enfance, c’est vraiment le Séminaire Saint-François — les camps de football, le hockey scolaire, le midget AAA. J’ai passé par ici, donc pour moi c’était vraiment important de venir ici, puis de redonner mon temps un petit peu à la communauté et il n’y avait pas meilleure place que le Séminaire Saint-François», explique celui qui a remporté le Saint Graal du hockey, en juin, avec les Capitals de Washington.

Ces derniers ont vaincu les Golden Knights de Las Vegas en cinq matchs lors de la finale.

Son grand ami, Jonathan Marchessault, des Knights, est venu faire son petit tour à l’établissement d’enseignement où il a lui aussi étudié. Après avoir refusé d’accorder des entrevues pour «laisser toute la place à Alex», l'attaquant de Cap-Rouge s’est dit «fier de lui et content pour lui».

«Le hockey, ça va au-delà de notre amitié. On a commencé à être meilleurs amis depuis qu’on a 10-11 ans. C’est un frère», ajoute-t-il.

«Tout autre scénario, j’aurais vraiment voulu que ce soit lui qui gagne», avoue Chiasson qui a pris un long moment avant de formuler sa réponse. «On a grandi ensemble ici à Québec, au Séminaire on a joué notre hockey mineur ensemble. Il fait un peu partie de ma famille comme je fais partie de la sienne. […] Jon, il est ici pas en tant que joueur de hockey, il est ici en tant qu’ami d’Alex Chiasson», dit-il la voix chevrotante.

«C'est flatteur»

Cet arrêt à Saint-Augustin du joueur autonome a touché plus d’un membre du corps professoral, dont Richard Cauchon, enseignant au programme de hockey du SSF, qui a entraîné le jeune Alex de son secondaire 1 à 3.

«Au secondaire, c’est cinq ans intenses. Tu es avec tes chums, t’as du fun et un moment donné, rendu au cégep, tout le monde se disperse. Qu’il soit de retour, je dirais que c’est flatteur», affirme-t-il, visiblement émotif.

La finale de la Coupe a été plutôt particulière pour M. Cauchon et son collègue Frédéric Marquis qui, à l’invitation de Jonathan Marchessault, ont assisté à ce qui allait être le dernier match de la LNH avant quelques mois. Trois anciens du SSF, Marchessault (2008), Maxime Lagacé (2010) et Alex Chiasson (2007), s’alignaient avec les deux équipes finalistes.

«Le fait d’avoir vu ces petits bonhommes-là, j’en ai trois, être là en finale, c’est des émotions à tour de bras», raconte Richard Cauchon. «Dans leur carrière de hockey, je suis là pour deux, trois ans, je fais un développement qui est petit, parce que plus ils vieillissent, plus le développement s’améliore […], mais ça a été un moment qu’on pourra jamais oublié.»

Alex Chiasson est le dernier joueur des Capitals à avoir eu droit à sa journée avec la Coupe. Il avoue avoir ressenti une certaine émotion lorsqu’il a ouvert la boite de transport, dimanche matin. «On va lui donner une go à soir!», lance-t-il.