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En 10 mois, Jean-Gabriel Pageau a disputé 29 matches avec les Islanders de New York.
En 10 mois, Jean-Gabriel Pageau a disputé 29 matches avec les Islanders de New York.

Pageau veut faire encore mieux, cet hiver

Sylvain St-Laurent
Sylvain St-Laurent
Le Droit
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En 10 mois, Jean-Gabriel Pageau a disputé 29 matches avec les Islanders de New York.

En 29 parties, il est déjà devenu un rouage essentiel au sein de l’organisation.

Le capitaine de l’équipe, Anders Lee, a sorti l’encensoir, dimanche, lors de l’ouverture du camp d’entraînement.

«Le fait de pouvoir compter sur Pager durant une saison complète, pour nous, ce sera énorme», s’est-il exclamé.

«Nous avons ressenti son impact dès le jour de son arrivée, l’hiver dernier. Vous avez tous vu à quel point il a joué un grand rôle dans notre succès, en séries éliminatoires. Il a marqué des tas de gros buts, il a été solide dans les deux sens de la patinoire... Je suis convaincu que nous n’aurions pas réussi à nous rendre aussi loin sans lui.»

Lee n’est pas tout seul à penser ainsi.

«Anders a raison», acquiesce l’ailier québécois Anthony Beauvillier.

«Pager, c’est tellement un gars de séries! On le savait. On a tous vu ce qu’il pouvait faire, contre Montréal, durant ses années avec les Sens. C’est un gamer. Il veut vraiment gagner. Il est aussi très agréable à côtoyer. Il est vraiment drôle. Avec lui, tout est facile. Je ne veux pas dire qu’il prend les choses trop à la légère, mais il est vraiment drôle. Ici, tout le monde l’apprécie.»

Dix mois plus tard, Pageau est toujours heureux d’avoir paraphé un contrat à long terme avec les Islanders.

«La meilleure décision que je pouvais prendre», a-t-il déclaré, quand son tour est venu de participer à la très longue visioconférence organisée pour les membres des médias.

«Les gars ici sont super. Dès mon arrivée, ils m’ont fait comprendre qu’ils ont mes intérêts à coeur. Les dirigeants de l’organisation s’occupent bien de ma famille, aussi. Dès notre arrivée, ma femme a reçu un gros bouquet de fleurs. L’équipe était sur le point de s’embarquer dans le voyage des pères. Ils ont tout de suite permis à mon père de nous accompagner. Depuis le début, on s’est tous sentis bien accueillis.»

Pageau a profité du passage des Islanders dans la bulle. Ça lui a permis d’apprendre à connaître ses nouveaux coéquipiers.

Il a moins apprécié la conclusion du stage estival.

L’aventure de l’équipe Cendrillon a pris fin dans le sixième match de la Finale de l’Association Est.

«Je n’ai pas digéré cet échec», a d’ailleurs lancé l’entraîneur-chef Barry Trotz, dimanche.


« Je veux montrer mon vrai visage. Je ne veux pas me contenter de jouer 20 bonnes parties. Je veux me démarquer, chaque soir. Je ne veux pas uniquement qu’on me remarque quand je marque des buts. »
Jean-Gabriel Pageau

Pageau non plus, visiblement.

«Les séries ont été bien amusantes, mais nous n’avons pas le droit d’être satisfaits. Les derniers mois nous ont laissé le temps de nous regarder dans le miroir. J’ai moi-même pris le temps de me regarder dans le miroir. Qu’aurais-je pu faire, différemment, pour aider l’équipe à atteindre son but ultime?»

Sans se perdre dans les détails, Pageau parle de «certains jeux» dans lesquels il aurait pu faire mieux. «Dans les cercles des mises en jeu, j’aurais pu faire mieux. Dans ma façon d’approcher certaines journées, j’aurais pu faire mieux. C’est dans les petits détails.»

«Cette défaite, c’est une gifle en plein visage. Il faut maintenant que cette gifle serve à nous motiver.»

Pageau ne voudra quand même pas passer trop de temps à réfléchir à ce qui n’a pas fonctionné à son goût, à la fin de l’été.

Durant l’hiver, les Islanders vont affronter les Rangers de New York, les Devils du New Jersey et les Flyers de Philadelphie.

Les rivalités naturelles lui donneront l’impression qu’il est toujours en séries.

«Je veux montrer mon vrai visage. Je ne veux pas me contenter de jouer 20 bonnes parties. Je veux me démarquer, chaque soir. Je ne veux pas uniquement qu’on me remarque quand je marque des buts.»

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LE COLISEUM COMME LE VIEUX BOB

Les partisans des Islanders ont un point en commun avec ceux des Olympiques de Gatineau.

La saison 2020-21 devait être la dernière du légendaire Nassau County Veterans Memorial Coliseum.

Le tout nouveau UBS Arena, dans le secteur Belmont Park, devrait ouvrir ses portes l’automne prochain.

Si les matches à domicile sont joués à huis clos, cet hiver, les fans de Long Island n’auront peut-être pas la chance de faire leurs adieux au domicile où ils sont tombés amoureux de leur équipe.

«Ce serait difficile, reconnaît le vétéran Cal Clutterbuck.»

«Je sais que des tas des gens ont des super souvenirs du Coliseum. Ces souvenirs ne s’effaceront jamais», ajoute celui qui appartient aux Islanders depuis presque huit ans.

«Dans le pire des scénarios, j’espère que les gens seront capables de conserver toute l’énergie qu’ils auraient dépensé dans la fermeture du Coliseum. Nous aurons besoin de cette énergie quand nous déménagerons dans notre nouveau domicile.»

La construction du UBS Arena devrait coûter environ 1,5 milliard $US.