L'attaquant gatinois Jean-Gabriel Pageau (44) est très impliqués dans les unités spéciales des Islanders.
L'attaquant gatinois Jean-Gabriel Pageau (44) est très impliqués dans les unités spéciales des Islanders.

Pageau et Brassard au coeur des unités spéciales

Sylvain St-Laurent
Sylvain St-Laurent
Le Droit
Les choses se déroulent rapidement, dans le contexte d’une série de cinq matches. Les Islanders de New York ont déjà réussi à coincer les Panthers de la Floride dans les câbles. Ils pourraient leur passer le K.-O. dans le match numéro trois de la série, mercredi après-midi.

Ils se retrouvent dans cette position, en grande partie, parce que leurs unités spéciales font le travail.

Ça faisait partie du plan de match de l’entraîneur-chef Barry Trotz, dès le début.

«Depuis le début, je répète à nos gars qu’il est crucial de ne pas être déficitaires dans les unités spéciales. Il faut être au même niveau que nos adversaires», a-t-il déclaré, au terme du match remporté 4-2 par son équipe, dans la bulle de Toronto.

«Tant que nos unités spéciales ne laissent pas trop de terrain à nos adversaires, je suis confiant. Je sais que nous sommes capables de nous défendre à forces égales», a-t-il ajouté.

Ses deux attaquants gatinois, Derick Brassard et Jean-Gabriel Pageau, sont très impliqués dans ces unités spéciales.

Le vétéran Brassard a passé un peu plus de 14 minutes sur la glace, dans le match numéro deux. Il a patiné pendant huit minutes à forces égales et pendant six minutes en supériorité numérique. Même s’il n’a pas connu la saison la plus productive de sa carrière, il joue un rôle assez important, le long des rampes, au sein de la première vague de l’attaque massive.

Il a déclenché la séquence qui a mené au but égalisateur, en milieu de deuxième période.

Pageau, cinquième attaquant le plus utilisé par Trotz, joue dans toutes les phases du jeu.

Il a été blanchi de la feuille de pointage, mardi.

Le dur à cuire Matt Martin, auteur du premier but des Islanders, lui a quand même rendu hommage dans ses commentaires d’après-match.

«Sur la séquence, la rondelle s’est retrouvée près de Pager. Je criais pour qu’on me la refile, puisque j’étais libre. La rondelle a ensuite abouti dans les patins de Brian Boyle. Je crois que personne ne savais vraiment où elle se trouvait, exactement, à ce moment-là. Kooney (Tom Kuhnhackl) a fait une super passe pour me rejoindre. Il faut rendre hommage à Pager ainsi qu’à Kooney. J’ai eu beaucoup d’espace pour marquer ce but. Ils ont créé tout cet espace avec leur échec-avant soutenu.»

À défaut de marquer, Pageau a remporté près de 60 % de ses mises en jeu.

L'entraîneur-chef des Islanders, Barry Trotz

Nouveaux Islanders

Sous la direction de Barry Trotz, les Islanders viennent de connaître une deuxième saison gagnante consécutive.

C’est déjà très bien, pour cette organisation qui n’a pas connu beaucoup de succès au cours des trois dernières décennies.

À son arrivée sur Long Island, Trotz s’est rapidement donné le gros mandat de changer la culture, au sein de l’équipe.

L’entraîneur lève aujourd’hui son chapeau aux joueurs qui se sont greffés à son effectif au cours des derniers mois.

«Quand notre camp d’entraînement a commencé, j’ai trouvé que tout le monde était dans un bon état d’esprit. Du coup, tous mes doutes se sont effacés. Je savais qu’à notre arrivée dans la bulle, les gars seraient prêts à jouer. Même les nouveaux joueurs ont vite adhéré à notre plan.»

C’est vrai pour Brassard et Pageau. C’est aussi vrai pour Andy Greene.

Le vétéran défenseur de 37 ans a été laissé de côté, dans le premier match des séries. Il a été appelé en renfort, afin de remplacer le blessé Johnny Boychuk. Il a donné 16 bonnes minutes à son équipe.

«Laisser Andy de côté, ce n’est pas une décision que j’ai prise à la légère. En fin de compte, j’ai décidé d’offrir aux joueurs qui étaient avec nous depuis longtemps une chance de partir le bal.»

«Cela dit, Andy affronte les meilleurs joueurs de la LNH depuis une bonne dizaine d’années. Quand Johnny s’est blessé, je savais qu’on avait un réserviste de luxe pour le remplacer.»