Le Saddledome de Calgary a été inauguré en 1983.

On rediscute d’un nouvel aréna à Calgary

CALGARY — La possibilité d’avoir un nouvel aréna de la LNH à Calgary devient de plus en plus réelle.

La ville de Calgary, les Flames et le Stampede ont accepté de créer un centre d’événements qui deviendrait le nouveau domicile de l’équipe de la LNH et qui remplacerait le Saddledome, vieux de 36 ans.

Le conseil de ville n’a toujours pas approuvé l’entente, mais les détails ont été révélés lundi soir, à la mairie.

Les coûts estimés pour l’amphithéâtre de 19 000 places seraient de 550 millions $.

La facture pour la construction de l’aréna serait séparée également entre la ville et le groupe Calgary Sports and Entertainment (CSEC), qui est propriétaire des Flames, des Hitmen (de la Ligue de l’Ouest), des Stampeders (de la Ligue canadienne de football) et des Roughnecks (de la Ligue nationale de crosse).

Le conseil municipal devrait procéder à un vote de ratification, la semaine prochaine. Si l’accord est approuvé, il pourrait y avoir une première pelletée de terre en 2021.

«C’est une bonne entente pour Calgary, a expliqué le maire de la ville, Naheed Nenshi, lors d’une conférence de presse. Pendant plusieurs années, j’ai dit que l’investissement de fonds publics pour un projet semblable doit venir avec des bénéfices publics. C’est ce que cet accord propose.»

La vision pour ce bâtiment est qu’il possède une vocation sportive, artistique et événementielle et pouvant être divisé selon les besoins.

L’endroit proposé pour la construction du nouvel amphithéâtre se trouve au nord du Saddledome. Il serait le point central d’une revitalisation commerciale et résidentielle de la partie est du centre-ville, aux côtés du terrain utilisé pour le Stampede.

Dans l’entente proposée lundi, le CSEC n’entendait pas déménager les Flames au cours des 35 ans de l’accord.

«Nous sommes emballés d’être debout devant vous après des années à discuter d’un nouveau domicile pour nos équipes, a affirmé le vice-président du CSEC, Ken King. C’est une entente complexe. Nous avons travaillé fort afin de comprendre la position de chacune des parties. Je crois que nous avons trouvé une façon juste et équitable d’aider à bâtir notre ville.»

Le CSEC absorberait les coûts d’opération, de maintenance et de réparation pendant les 35 années de l’entente avec la ville. Il y aurait également des clauses pour prolonger l’entente.

Le CSEC conserverait tous les revenus générés par ce centre d’événements, mais la ville percevrait des frais d’installation pendant la durée de l’accord, une part des droits de désignation du bâtiment ainsi que des revenus provenant des prix des billets.

Négociations rompues

Les négociations entre la ville et les Flames ont été rompues en 2017, lorsque King a qualifié les discussions de «spectaculairement improductives».

Avant la rupture des pourparlers, le CSEC avait proposé d’investir 275 M $ dans un aréna coûtant 500 M $ et avait déclaré que la ville devrait mobiliser les 225 M $ restants au moyen d’une taxe de revitalisation communautaire (TRC).

La ville avait proposé de diviser en trois parties le coût d’un aréna de 555 M $. La ville et les Flames auraient payé 185 M $ chacun et le dernier tiers serait provenu d’une surtaxe sur les billets.

Vers la fin de 2018, la ville avait repris les discussions avec le CSEC.

«Notre principe numéro un est que les fonds publics doivent être dépensés dans l’intérêt public, a déclaré Nenshi. Du moment que ce qui est présenté répond à ces critères et principes, je pense que nous pourrons avoir une très bonne conversation avec le public afin de déterminer s’il pense que ça fait du sens.»

La possibilité de construire ce centre d’événements fait surface après que les Flames eurent proposé le projet CalgaryNext, d’une valeur de 890 M $, en 2015. Ce concept comprenait un aréna de hockey, un stade de football et un projet résidentiel à l’ouest du centre-ville.