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À sa quatrième saison chez les professionnels, il y a une ouverture pour Nicolas Meloche dans la LNH.
À sa quatrième saison chez les professionnels, il y a une ouverture pour Nicolas Meloche dans la LNH.

Noël seul à l’hôtel, mais Meloche s’approche de la LNH

Jean-François Plante
Jean-François Plante
Le Droit
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À 23 ans, un ancien défenseur des Olympiques de Gatineau cogne à la porte de la LNH.

Nicolas Meloche n’a jamais été aussi prêt de son objectif, mais comme un peu tout le monde en cette année pandémique, il a dû faire quelques sacrifices pour y arriver. Son Noël 2020, il l’a passé en isolement dans sa chambre d’hôtel. Il n’était même pas dans l’État de son équipe de la LNH. Toute la Californie est plongée dans un confinement. Les Sharks de San Jose sont donc à Scottsdale, en Arizona, où ils vont partager l’amphithéâtre des Coyotes de Phoenix.

De justesse, le défenseur de Rosemère a eu le temps de célébrer Noël avec ses parents avant de partir en coup de vent. On lui avait conseillé de se tenir aux aguets. Le 19 décembre, il a reçu la consigne de s’envoler vers l’Arizona. Son vol partait le lendemain. Il a passé les sept prochains jours dans sa chambre où il devait être testé régulièrement pour la COVID-19.

Hockeyeur de carrière, Meloche ne voulait surtout pas se plaindre de son sort. Il est sorti de son confinement il y a trois jours et il a touché à la patinoire lors des deux derniers jours.

«J’aime mieux être ici en sachant que notre saison va commencer que d’être chez nous à me questionner sur la date du début de saison. J’ai eu la chance de fêter un peu en famille et de voir ma blonde avant de partir. Ça fait tellement longtemps que je n’ai pas joué un match de hockey que le sacrifice en vaut pleinement la peine.»


« Dans le junior, j’étais un défenseur offensif. Ici, on veut que je me concentre sur ma défensive et le désavantage numérique. C’est une meilleure chaise pour moi. »
Nicolas Meloche

Repêché par l’Avalanche du Colorado, mais échangé aux Sharks la saison dernière, Meloche a signé une prolongation de contrat avec sa nouvelle équipe. Il va encaisser un salaire de 700 000 $US s’il joue dans la LNH et 100 000 $US s’il évolue dans la Ligue américaine (AHL). Mais personne ne sait s’il y aura une saison dans la AHL, alors Meloche aime mieux se concentrer sur le camp de sélection qui va débuter dimanche.

«Il y aura seulement 36 joueurs au camp et les équipes comptent garder au moins quatre ou cinq joueurs de plus dans leur entourage en raison du calendrier chargé et des blessures qui pourraient survenir. Il y a aussi la COVID-19 qui pourrait frapper à tout moment.»

Dans le cas de Meloche, il sera immunisé pour au moins une courte période. Il a été frappé par le virus au mois d’octobre. Il a eu de la difficulté à sortir de son lit et à respirer pendant quatre ou cinq jours. Il est complètement rétabli aujourd’hui.

Avec les départs de Brenden Dillon et Tim Heed, la porte est ouverte pour lui. Si tout se passe correctement, il pourrait faire partie de la même brigade défensive que Brent Burns, Erik Karlsson et Marc-Édouard Vlasic.

«J’ai été rappelé une première fois l’an dernier une semaine avant la fin de la période des transactions. Je n’ai pas joué, mais j’étais content d’être autour des gars pour voir comment ça marchait dans la LNH. J’ai été blessé à mon retour dans la AHL. C’est plate parce que je m’attendais à être rappelé à nouveau, puis la COVID est arrivée...»

Camp anormal

Le prochain camp sera aussi anormal puisqu’il n’y a pas de match hors-concours au programme. Les Sharks amorcent leur camp le 31 décembre. Le 13 décembre, la saison va commencer.

«Je ne sais pas trop comment ça va marcher. J’imagine qu’on va jouer des matches intra-équipe. Les entraîneurs sont arrivés, mais ils n’ont pas le droit d’embarquer sur la patinoire avant le 31. Ils ont sûrement une idée de leur alignement. Pour moi, c’est l’année où je veux réaliser mon rêve de jouer mon premier match dans la LNH. C’est mon premier camp avec les Sharks. J’ai connu une bonne progression après mon échange dans cette organisation. Les entraîneurs m’ont fait confiance. Ça m’a aidé. Mon rôle a changé. Dans le junior, j’étais un défenseur offensif. Ici, on veut que je me concentre sur ma défensive et le désavantage numérique. C’est une meilleure chaise pour moi.»

La belle vie quand même

Ses meubles sont encore entreposés à San Jose (le Barracuda AHL joue dans le même aréna que les Sharks), mais Nicolas Meloche ne s’en fait pas trop.

«Notre hôtel est vaste. Le gymnase est réservé pour notre équipe. Il fait beau. Il fait chaud. En confinement, je regarde la NFL, la NBA, le Championnat mondial junior et Netflix sur mon balcon à l’extérieur. La vie est quand même belle!»