Charlie McAvoy

McAvoy devra patienter avant d’affronter les Hurricanes

BOSTON — Le verdict dans le cas du défenseur des Bruins Charlie McAvoy : un bon joueur, mais pas vraiment un avocat.

S’exprimant à la veille du premier match de la finale de l’Est, contre les Hurricanes, McAvoy a déclaré mercredi avoir plaidé devant les autorités de la sécurité des joueurs de la LNH, sans toutefois les dissuader de le suspendre en vue de cette rencontre, jeudi.

« Je pense que nous avons très bien défendu notre cause, a dit McAvoy. Quoi qu’il en soit, je dois la purger. Je respecte le processus. Il faut croire que je ne suis pas un très bon avocat. »

Boston a écarté les Blue Jackets lundi. McAvoy va entrer dans la mêlée un match en retard, puni pour un coup d’épaule à la tête de Josh Anderson, lors du sixième match contre Columbus.

L’entraîneur des Bruins, Bruce Cassidy, a déclaré que Steve Kampfer ou John Moore pourrait remplacer McAvoy dans la formation. Lors de l’entraînement de mercredi, c’est Connor Clifton qui a été jumelé à Zdeno Chara, dans la première brigade défensive.

Du côté de la Caroline, les gardiens Petr Mrazek et Curtis McElhinney ont bien joué jusqu’à présent. L’entraîneur Rod Brind’Amour a décidé qui sera devant le filet en lever de rideau, mais il ne l’a pas encore annoncé.

Mrazek a amorcé 40 matches en saison régulière et les neuf premiers matches éliminatoires, dont les sept au premier tour contre les champions en titre de la coupe Stanley, les Capitals de Washington. Mais il a été blessé lors du deuxième match contre les Islanders de New York.

McElhinney, qui a débuté 33 matches en saison régulière, en a remporté trois de suite pour aider les Hurricanes à se qualifier pour la finale de l’Est.

Chez les Bruins, Tuukka Rask, le vainqueur du Vézina en 2014, est un élément clé du parcours des siens, offrant une moyenne de 2,02. Il a ponctué la série face aux Blue Jackets en méritant un jeu blanc.

En incluant l’époque des Whalers de Hartford, les deux clubs se sont affrontés quatre fois en séries. Boston a eu le dernier mot trois fois ; la Caroline a prévalu en 2009.

La dernière fois que les Bruins ont atteint la finale de l’Est, Dougie Hamilton, un choix de premier tour, était une recrue, un joueur perçu comme remplaçant à long terme de Chara, comme colonne vertébrale de la défense.

Mais avec l’autonomie à l’horizon, après la saison 2015, il a été envoyé à Calgary. Après trois ans là-bas, il a été échangé en Caroline.

Hamilton, qui n’a toujours que 25 ans, a déclaré qu’il n’avait pas de ressentiment envers les Bruins. Mais il ne s’attend pas à un accueil chaleureux, jeudi soir.

« S’ils se soucient toujours autant de moi, je pense que je dois le prendre comme un compliment », a dit Hamilton.