Avant de prendre sa retraite ce printemps, le défenseur gatinois Mathieu Carle a pu faire prendre cette photo avec son fils Émile et son père Louis sur la glace après un match du EHC Linz, de la Ligue d’Autriche.

Mathieu Carle accroche ses patins

Mathieu Carle en avait plein le dos d’avoir mal... au dos.

Sans tambour ni trompette, le défenseur originaire de Gatineau qui avait amorcé sa carrière chez les professionnels dans l’organisation du Canadien de Montréal a décidé qu’il était temps de prendre sa retraite, après une dernière saison passée en partie dans la Ligue d’Autriche, avec le EHC Linz.

À l’âge de 31 ans, il vient donc de rentrer dans ses terres, dans le quartier Masson-Angers voisin de son Buckingham natal, serein avec cette décision qu’il mûrissait depuis l’an dernier.

« J’ai été opéré au dos il y a cinq ans et j’ai encore des maux qui nécessiteraient d’autres opérations si je voulais continuer à jouer, a-t-il confié au Droit cette semaine. J’aime mieux arrêter maintenant et m’assurer d’avoir une meilleure qualité de vie dans cinq ou 10 ans. »

L’ancien du Titan d’Acadie-Bathurst et des Huskies de Rouyn-Noranda a passé quatre saisons dans l’organisation du Tricolore, dont il avait été un choix de deuxième ronde en 2006. Il avait eu peu de chances de graduer avec l’équipe montréalaise, disputant seulement trois parties avec celle-ci en 2009-2010 et passant le reste de son temps avec les Bulldogs de Hamilton, leur club-école à l’époque. Échangé aux Ducks d’Anaheim, il n’a ensuite passé qu’une saison avec Syracuse dans la LAH avant de traverser l’Atlantique. Il a successivement joué dans la KHL (Riga et Zagreb), en Suisse (Genève-Servette) et en Allemagne (Mannheim).

L’offre autrichienne est venue plus tard la saison dernière, en janvier pour être exact. Ça lui avait donné le temps de remettre son dos, qui compte notamment trois hernies discales, en ordre, tout en attendant la venue de la cigogne, son fils Émile étant né en octobre dernier.

« Ça m’a donné un avant-goût de ce qui s’en vient maintenant (la retraite). En même temps, je voulais voir si j’étais encore capable de jouer et comme je n’avais pas de douleur pendant mes trois-quatre mois à la maison (à l’automne), ça allait bien. Mais après 10-12 matches en arrivant (à Linz), j’ai recommencé à avoir mal au dos. Ça fait que je me suis rendu à l’évidence qu’il serait peut-être temps d’accrocher mes patins, avant que la situation empire. Au moins, mon fils est venu à quelques parties et on a une photo de lui avec moi sur la glace. Il ne s’en souviendra pas, mais c’est un beau souvenir pour moi », relate-t-il.

Défenseur à caractère offensif, Carle a terminé sa dernière campagne avec un but et six passes en 17 parties, en plus d’ajouter un autre but en séries éliminatoires.

« Je suis pas mal fier de ce que j’ai accompli pendant ma carrière, j’ai eu de bonnes années dans la Ligue américaine et en Europe. J’ai joué blessé parfois alors que je n’aurais probablement pas dû, mais je ne le regrette pas car j’avais toujours la passion de jouer... Sauf qu’à la fin, ce n’est pas le fun quand tu as mal tout le temps en débarquant du lit le matin », note-t-il.

Le nouveau retraité entend prendre l’été pour relaxer, après avoir été en « mode hockey » à l’année longue ou à peu près depuis l’âge de 15 ans, quand il s’était taillé un poste avec l’Intrépide midget AAA de Gatineau. Il va commencer tranquillement à étudier les options qui se présentent à lui pour son après-carrière, dont celle de se joindre à l’entreprise familiale, le concessionnaire Carle Ford.