Le nom de Mathieu Bizier vient au 165e rang sur la liste de la Centrale de dépistage de la LNH à l’aube du repêchage qui débute vendredi, à Vancouver.

Mathieu Bizier n’a pas trop d’attentes

VANCOUVER — Mathieu Bizier vit d’espoir cette semaine en se présentant à Vancouver.

Le centre que les Olympiques de Gatineau ont acquis en décembre dernier de l’Océanic de Rimouski a eu l’occasion d’améliorer son statut auprès des dépisteurs des différentes équipes de la LNH en deuxième moitié de saison en obtenant des responsabilités accrues avec son nouveau club.

Alors qu’il s’était contenté de quatre buts et 12 points en 33 matches avec l’Océanic, il y est allé de 10 buts et 27 points en 35 parties, ajoutant ensuite deux buts et une passe lors des cinq matches de séries des siens.

Son classement au niveau de la Centrale de dépistage de la LNH a quand même chuté un peu, passant du 149e rang à la mi-saison au 165e à la fin de celle-ci (patineurs nord-américains seulement), ce qui fait qu’il n’est pas certain d’être repêché à l’encan du week-end, où un total de 217 joueurs trouveront preneurs.

Le hockeyeur de la région de Québec se présentera donc au Rogers Arena accompagné seulement de son agent, Paul Corbeil, ses parents ayant décidé de rester à la maison.

« Je n’ai pas vraiment d’attentes, je m’en vais là-bas pour vivre l’expérience d’un repêchage de la LNH d’abord, en espérant évidemment être repêché par un club de la Ligue nationale, a-t-il confié au Droit avant son départ vers la Colombie-Britannique. Mes parents ne m’accompagneront pas. C’est beaucoup d’argent d’aller à Vancouver et on a décidé d’attendre de voir. Si je suis repêché, ils pourraient venir me voir au camp (d’entraînement ou développement) à la place. »

Bizier a « un bon feeling » que ça pourrait se produire après qu’il ait obtenu des entrevues avec plusieurs clubs au fil de la saison, ainsi que récemment. « Je suis quand même confiant. Quand je suis arrivé à Gatineau, j’ai pu pratiquer mon style de jeu un peu plus et je pense avoir montré de bonnes choses en obtenant pas mal plus de temps de glace », dit-il.

Son entraîneur Éric Landry le confirme.

« On le connaissait après qu’il ait connu une bonne saison à Rimouski à 16 ans. On savait qu’il était bon sur les 200 pieds de la patinoire, mais il nous a surpris avec sa vision du jeu et son coup de patin qui est meilleur qu’on le pensait, a-t-il indiqué. Il a été excellent avec nous, jouant 20 minutes par match contre les meilleurs trios adverses après les Fêtes. »

Landry a pu lui donner la chance d’exprimer son talent beaucoup plus qu’à Rimouski. « Là-bas, il se retrouvait dans un club avec plusieurs bons attaquants, des gars de 20 ans notamment. Leur club était aussi axé autour d’Alexis Lafrenière », souligne-t-il en parlant du centre considéré comme l’espoir numéro un en vue du repêchage de 2020.

Les sensations pour lui dans les gradins du Rogers Arena samedi seront certes différentes de son repêchage de la LHJMQ, où il avait été un choix de première ronde (12e au total) en 2017.

À noter que deux recruteurs interrogés à son sujet ont indiqué au collègue Jean-François Plante que Bizier ne figure pas sur leur liste des 100 premiers espoirs, qui est habituellement suffisante pour que les clubs dénichent des joueurs dans les sept rondes de l’encan annuel. Mais ça ne prend qu’un club qui l’aime plus que les autres pour le voir réaliser son rêve.

« J’étais un partisan des Penguins de Pittsburgh en grandissant, et j’ai eu une entrevue avec eux cette saison. Mais je ne n’ai pas de préférence, je souhaite juste être sélectionné », a ajouté Bizier.

Son coéquipier des Olympiques David Aebischer est également admissible à ce repêchage, mais le défenseur suisse de 18 ans n’a pas été classé par la Centrale de dépistage, alors que le site Future Considerations le considère comme son 208e espoir.