Le match de jeudi contre les Red Wings revêt une importance particulière pour Craig Anderson. Des fonds seront recueillis pour la campagne Le hockey contre le cancer. Son épouse Nicholle a été frappée par la maladie en 2016.

Match spécial pour Anderson

Malgré les contrecoups de « l’affaire Uber », les réseaux sociaux n’ont pas que du mauvais pour les Sénateurs d’Ottawa.

Alors qu’il profitait d’une autre journée de congé d’entraînement à la veille de la visite des Red Wings de Detroit jeudi au Centre Canadian Tire, match désigné pour amasser des fonds pour la campagne Le hockey contre le cancer de la LNH, le gardien Craig Anderson racontait à quel point ils sont désormais importants pour son épouse Nicholle. L’épouse du gardien des Sénateurs est en rémission de la rare forme de cancer de la gorge l’ayant attaquée il y a un peu plus de deux ans.

« Nicholle parle à de nombreuses personnes qui traversent les mêmes traitements contre le cancer qu’elle a eus. Elle a pu rejoindre beaucoup de gens grâce à un groupe sur Facebook où elle peut répondre à des questions ou obtenir des réponses à ses propres questions, à savoir comment elle va se sentir d’ici un an ou deux. Elle a une communauté de soutien, elle leur parle régulièrement et c’est le bon côté des réseaux sociaux et d’internet, on peut partager des connaissances beaucoup plus rapidement », a-t-il relaté.

Anderson, faut-il le rappeler, avait raté deux mois au milieu de la saison 2016-2017 pour être au chevet de son épouse. Elle avait été déclarée en rémission le matin du septième match de la finale de l’Est contre les Penguins de Pittsburgh le 25 mai 2017.

La saison dernière, Nicholle Anderson avait été la porte-parole de la campagne de la LNH et elle avait effectué la mise au jeu officielle du match du 4 novembre. Elle ne sera cependant pas présente à la partie de jeudi, étant demeurée à la résidence familiale du couple près de Fort Lauderdale, en Floride. Ça n’empêche pas ce match annuel d’avoir une signification spéciale pour Anderson.

« C’est certes un moment qui rappelle des souvenirs. C’est un moment pour prendre un peu de recul et réaliser que c’est important d’amasser des fonds et d’améliorer la prise de conscience face au cancer. Tout ce qu’on peut faire pour aider les gens est une bonne chose... Il y a certaines choses qui changent ta vie, le mariage, les enfants, et la prochaine chose sur la liste serait la maladie. Ça change ta façon de voir les choses et d’y réagir. Ça rend la vie très précieuse et ça fait que tu la respectes », a ajouté Anderson.

Le cerbère qui avait participé à 14 matches consécutifs avant d’obtenir une soirée complète de congé dimanche contre les Panthers en Floride risque de commencer une autre séquence de plusieurs départs de suite en affrontant Detroit puisqu’en l’absence de Mike Condon, rétrogradé à Belleville, son nouvel adjoint Mike McKenna n’a pas vraiment fait le travail (moyenne de 6,00, taux d’efficacité de ,857).

En ce sens, il risque de rater les entraînements de plus en plus souvent.

« On voulait lui donner congé (mardi), mais c’est lui qui voulait être là, il ne voulait pas être loin de la patinoire deux jours de suite », a indiqué l’entraîneur-chef Guy Boucher.

« C’est une question de gérer le niveau d’énergie, et ça n’est pas différent pour un gars qui a 25 ou 30 ans. Il faut être intelligent. Si le niveau d’énergie n’est pas assez élevé, il est temps de se reposer, a noté le cerbère de 37 ans, qui a une fiche de 7-5-3 (moyenne de 3,70, taux d’efficacité de ,905). Normalement, j’aime pratiquer un peu chaque jour, même si c’est juste pour faire des exercices spécifiques aux gardiens. »

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WHITE DEVRAIT AFFRONTER LES WINGS

Colin White va «probablement» être en mesure d’affronter les Red Wings jeudi soir, selon l’entraîneur-chef Guy Boucher. «Il veut jouer en tout cas», a-t-il ajouté. Le jeune centre qui est le deuxième meilleur compteur parmi les recrues de la LNH a subi une blessure à un poignet dimanche en Floride, quittant en première période, mais il était de retour à son poste sur le deuxième trio, entre Brady Tkachuk et Mark Stone, mercredi matin au Sensplex. «J’ai eu un petit coup et ça me dérangeait. Après une journée de traitement, c’est beaucoup mieux. Quand tu joues bien, tu veux continuer à jouer, c’est certain... J’aime jouer avec Stone et Tkachuk. Je connais ce dernier depuis qu’il a huit ans. C’est plaisant de le retrouver maintenant. Il aime se salir les mains, moi aussi à l’occasion», a dit White.