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Brendan Gallagher s'ennuie des restaurants, des fous rires, de la camaraderie et de la chimie entre les joueurs.
Brendan Gallagher s'ennuie des restaurants, des fous rires, de la camaraderie et de la chimie entre les joueurs.

Les voyages à l'étranger dans la LNH en temps de pandémie 

Joshua Clipperton
La Presse Canadienne
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Brendan Gallagher s'ennuie des restaurants, des fous rires, de la camaraderie et de la chimie entre les joueurs.

Il n'est pas le seul.

Les voyages à l'étranger dans la Ligue nationale de hockey, surtout ceux effectués tôt en saison, donnent habituellement aux joueurs l'opportunité de faire connaissance avec de nouveaux coéquipiers et de revoir des visages familiers.

Après un été lors duquel 24 équipes ont été maintenues dans des bulles hermétiques afin de contrer la COVID-19 après des mois d'incertitude, les joueurs sont reconnaissants de pouvoir voyager et de participer à une saison de 56 parties.

Ils se considèrent chanceux, sachant que de nombreuses personnes sont confinées dans leur maison ou ont perdu leurs emplois, leurs entreprises et des êtres chers.

Des différences

Il reste qu'il existe beaucoup de différences lorsque l'on compare le calendrier 2020-2021 à une saison normale de la LNH.

Les amateurs de hockey au Canada ainsi que dans de nombreux marchés américains n'ont pas accès aux arénas, dans le but de prévenir la propagation du virus. La LNH a produit 213 pages où sont expliquées les mesures mises de l'avant pour réduire le risque d'exposition.

Les joueurs et les membres du personnel d'entraîneurs qui voyagent ont la permission de se rendre à l'aéroport, à l'hôtel et à l'aréna. C''est tout.

«De petites choses», a résumé Gallagher, le fougueux attaquant du Canadien de Montréal, lorsqu'il s'est fait demander ce dont quoi il s'était ennuyé le plus pendant les 13 jours que l'équipe a passés à à l'extérieur de Montréal pour lancer la saison.

«On a toujours hâte aux soupers à l'étranger. Ce sont toujours de bons moments avec les gars, parmi les plus agréables de l'année», a précisé Gallagher.

«Je m'ennuie vraiment des parties de cartes dans l'avion», a-t-il ajouté, avec le sourire.

«Je suis habitué de battre “Tuna” (Tomas Tatar, son coéquipier de trio), et de voir la colère dans ses yeux. Ça me manque.»

Connor McDavid, qui a grandi à Newmarket, en Ontario, a raconté qu'un récent périple à Toronto lui a paru étrange.

«Ce sont toujours des retrouvailles quand on voit quelques amis et membres de notre famille. C'est quelque chose qu'on ne peut évidemment pas faire en ce moment», rappelle-t-il.

«Il n'y a pas de doute que l'ambiance est différente, a-t-il ajouté. Les masques dans l'avion, le respect de tous les protocoles. C'est la sécurité, d'abord et avant tout», ajoute l'as attaquant des Oilers d'Edmonton.

Aux yeux du défenseur Nathan Beaulieu, des Jets de Winnipeg, le fait d'être confiné lors des voyages à l'étranger - pour la sécurité de la population en général et la leur aussi - représente un ajustement après toutes ces années à baigner dans l'ambiance qu'offrent les autres villes de la LNH.

«Le fait de ne pas pouvoir se promener dans la ville et prendre l'air est un peu plus difficile pour le cerveau, mais nous avons tous souscrit à ça. Nous savions à quoi ça ressemblerait.»

Moins d'usure et de fatigue liées aux voyages est un aspect qui est loin d'être désagréable, fait remarquer Gallagher.

«C'est quelque chose de vraiment bien de jouer trois matchs (consécutifs) dans la même ville. On ne peut vraiment pas se plaindre des voyages.»