Joel Quenneville a été l'entraîneur des Blackhawks de Chicago pendant de 2008 à 2018, période durant laquelle il a remporté trois coupes Stanley.

Les Panthers embauchent Joel Quenneville

SUNRISE, Fla. - Dale Tallon et Joel Quenneville sont de nouveau réunis et les Panthers de la Floride souhaitent qu’ils puissent recréer leur magie.

Quenneville - au deuxième rang des entraîneurs ayant connu le plus de succès dans l’histoire de la LNH - a été nommé entraîneur-chef des Panthers, qui ont entrepris leur saison morte avec ce coup d’éclat. C’est aussi des retrouvailles puisque Tallon avait embauché Quenneville au poste d’entraîneur des Blackhawks de Chicago en 2008 et l’a finalement vu gagner trois coupes Stanley en six ans.

Tallon n’était toutefois plus à Chicago pour ces conquêtes puisqu’il a été congédié moins d’un an après avoir attiré Quenneville. Il a maintenant l’occasion de travailler de nouveau avec Quenneville.

«Le destin est une chose merveilleuse dans ma vie, a confié Tallon. C’est une bénédiction. De nombreux postes d’entraîneur sont disponibles. Nous voulions que ça se fasse vite, car c’est un gars populaire et plusieurs équipes aimeraient l’avoir pour entraîneur.»

L’embauche de Quenneville a été annoncée moins de 36 heures après que la saison des Panthers eut pris fin. Les joueurs sont passés à l’aréna lundi pour leur entretien de fin de saison, ce qui est la coutume. Cette fois, ils sont demeurés un peu plus longtemps pour rencontrer le nouveau patron.

«Je crois que cette équipe est sur le point de gagner, a affirmé Quenneville. J’ai été chanceux - le gars le plus chanceux au monde - quand je me suis présenté à Chicago: l’équipe était prête à gagner. Je sens la même chose ici.»

C’est un geste audacieux de la part des Panthers, qui n’ont pas hésité à sortir le chéquier pour s’assurer les services de Quenneville. Les Blackhawks lui devaient 6 millions $ US pour la saison 2019-2020 et on estime que cette embauche le maintient dans cette fourchette de salaire. Cela représente également un changement radical dans la pensée de l’organisation, étant donné que cinq des six derniers entraîneurs embauchés en étaient à leur première expérience dans la LNH.

C’est loin d’être le cas de Quenneville. Ses 890 victoires lui permettent d’occuper le deuxième rang derrière Scotty Bowman dans l’histoire de la LNH. Il est l’un des 11 entraîneurs avec trois coupes Stanley à son CV.

Les Panthers souhaitent désespérément le voir en gagner une quatrième.

«Son bilan est impeccable, a poursuivi Tallon. Je pense que cela va donner un gros coup de pouce à toute l’organisation, sur et en dehors de la glace. C’est un grand moment. C’est un grand pas en avant pour notre concession.»

Quenneville remplace Bob Boughner, limogé dimanche après deux saisons. Tallon ne cherchait pas à renvoyer Boughner et a précisé qu’il le tenait toujours en haute estime.

Mais quand Tallon a lu un article suggérant que Quenneville avait hâte de reprendre du service, le processus s’est accéléré. Tallon - un partisan des règles, il ne s’est donc pas immédiatement adressé à son ami Quenneville - a commencé par se rendre chez le propriétaire des Panthers, Vincent Viola, pour discuter des options et d’établir une stratégie. Il a ensuite obtenu la permission des Blackhawks de discuter avec Quenneville, congédié en novembre et toujours sous contrat avec eux.

Ensuite, la grande séduction a commencé. Tard dimanche, une entente a été conclue. Et lundi matin, elle était annoncée.

«Cela n’arrive pas très souvent, des opportunités comme celle-ci, a reconnu Tallon. Nous devions penser à ce qu’il y avait de mieux pour la concession à long terme. Et c’est un jour fabuleux pour nous.»

Quelques-uns des anciens joueurs de Quenneville à Chicago, informés de la possibilité de son embauche en Floride dimanche, ont immédiatement réagi positivement.

«Heureux pour lui. Heureux pour Dale aussi, a dit Patrick Kane, joueur vedette des Blackhawks. Je sais qu’ils ont en quelque sorte commencé ensemble ici, alors je suis sûr qu’ils vont former une bonne équipe et gagner beaucoup de matchs.»

La décision de Quenneville de s’installer en Floride ne surprend guère à bien des égards. Il aime le golf. Il aime les courses de chevaux, tout comme Viola. Lui et Tallon sont restés proches.

«Je n’ai pas de mot pour décrire à quel point ma famille et moi sommes heureux de nous amener dans le sud de la Floride», a souligné l’entraîneur.

Et l’avenir de l’équipe semble prometteuse sur la patinoire.

Les Panthers comptent un solide noyau de joueurs offensifs - Aleksander Barkov, Jonathan Huberdeau, Evgeni Dadonov et Mike Hoffman ont tous connu des bonnes saisons offensives et Vincent Trocheck s’est imposé comme une véritable meneur dans le vestiaire. Le gardien Roberto Luongo, s’il revient, est un autre leader évident. Et l’équipe prévoit se montrer très agressive le 1er juillet pour trouver des joueurs autonomes qui consolideront immédiatement une défensive poreuse.

La présence de Quenneville rendra la Floride encore plus attrayante pour les joueurs autonomes.

«Je ne veux pas que les attentes soient, ‘Oh, luttons pour une place en séries, a déclaré Tallon. Nous voulons être les meilleurs. Vinnie nous a offert cette opportunité. Il veut gagner, je veux gagner, et maintenant cela envoie le message à toute la planète hockey. Cette équipe est en business. Et nous allons nous en occuper.»