Blessé au haut du corps lors du premier match contre le Wild, Mathieu Perreault est un cas incertain pour le deuxième match de la série, vendredi.

Les Jets prêts à surmonter les obstacles

WINNIPEG — Pour une jeune équipe, les Jets de Winnipeg ont démontré la ténacité et la capacité à s’adapter rapidement à de nouvelles situations en saison régulière similaires à celles de nombreuses équipes qui arrivent à maturité. Ces qualités seront de nouveau mises à l’épreuve en série.

Comme ils l’ont fait pendant toute la saison, les Jets miseront sur leur jeunesse et leur profondeur pour trouver le remplaçant de Mathieu Perreault, blessé au haut du corps mercredi lorsque Winnipeg a signé la première victoire en séries de l’histoire de la concession (incluant les saisons des Thrashers d’Atlanta). La présence du Québécois est toujours incertaine pour le match de vendredi (19h30).

«Nous avons vécu ce genre de situation pendant toute la saison. La formation n’a jamais été complète», a souligné l’attaquant Bryan Little, qui a commencé le match de mercredi au centre du trio complété par Perreault et Joel Armia.

«Nous sommes habitués à devoir jongler avec nos partenaires de trio. Les gars ont haussé leur niveau de jeu d’un cran au moment opportun, et ils feront la même chose en séries. C’est bien de pouvoir compter sur une formation talentueuse, car peu importe le gars qui est appelé en renfort tu sais qu’il sera en mesure de faire le boulot.»

Les Jets opteront vraisemblablement pour la recrue de 21 ans Jack Roslovic, qui a disputé 31 rencontres cette saison. Il a totalisé cinq buts et 14 points tout en alternant entre les premier et quatrième trios.

Un mentor parfait

Même s’ils sont jeunes et qu’ils manquent d’expérience en séries, les Jets peuvent compter sur leur capitaine Blake Wheeler pour y remédier. «C’est le mentor parfait pour un jeune joueur», a dit l’entraîneur-chef Paul Maurice. «Le leadership, c’est la constance, dans ta façon de jouer, mais aussi dans ta façon de traiter les gars qui t’entourent. Il a toujours agi de la sorte, peu importe ce qui arrive à ceux qui l’entourent.

«Il faut rendre le crédit à notre leadership. Chaque soir, Blake est à la barre de notre bateau», a ajouté l’attaquant Adam Lowry. «Et parfois, parce qu’on n’a jamais vécu une situation semblable et qu’on manque d’expérience, alors on n’a pas peur de ce qui peut se produire. Tu n’as pas conscience de la situation et tu te contentes de jouer, et parfois ça peut être bénéfique également à notre équipe.»

Les jeunes Jets peuvent aussi miser sur leur foule. Nul doute que le public bruyant — et tout vêtu de blanc — du Bell MTS Place peut servir d’élément motivateur. «Vous avez vu la foule hier [mercredi]? C’était incroyable», lance le défenseur de 22 ans Josh Morrissey. «Les gens nous ont donné beaucoup d’énergie et on est allé chercher une grosse victoire. On doit continuer comme ça.»

Le match de vendredi sera crucial pour le Wild, qui n’a remporté qu’une seule série dans son histoire en revenant de l’arrière 0-2. «Je crois qu’on a joué sept mauvaises minutes, mais sinon nous avons bien joué, et je crois que l’on peut encore mieux jouer», a noté l’entraîneur-chef du Wild, Bruce Boudreau.

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DOUGHTY SUSPENDU POUR UN MATCH

C’est comme spectateur que Drew Doughty assistera au deuxième match de la série entre les Kings de Los Angeles et les Golden Knights, vendredi (22h), à Las Vegas. Jeudi, le défenseur des Kings a été suspendu pour un match à la suite de sa mise en échec à la tête de l’attaquant William Carrier. Survenu à 9:58 de la troisième période — Carrier a raté le reste de la rencontre —, l’incident n’a pas été puni. «C’était une mise en échec douteuse, mais ce n’est pas à moi de décider», avait déclaré l’entraîneur-chef Gerard Gallant après la victoire de 1-0 de ses Knights, mercredi. Même s’ils ont dominé 68-59 au chapitre des mises en échec, les joueurs des Kings n’ont pas eu l’impression que le premier duel de la série a été si physique. «C’était physique, mais pas autant que le laissent croire les statistiques officielles», estime l’attaquant Dustin Brown. «Dans certains arénas, tu passes proche de tuer un gars et tu n’es même pas crédité d’une mise en échec.»  D’après AP