Jean-Gabriel Pageau (centre)
Jean-Gabriel Pageau (centre)

Les Islanders ont besoin d’une étincelle

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
Les Islanders de New York en sont rendus à «leur dernière vie», comme l’a fait remarquer leur entraîneur-chef Barry Trotz après leur revers de 4-1 dimanche.

Tirant de l’arrière 3-1 face au Lightning de Tampa Bay en finale de l’association Est, celui-ci a laissé entendre lundi qu’il envisage apporter des changements à ses deux premiers trios, alors que ceux des Gatinois Jean-Gabriel Pageau et Derick Brassard ont offert de solides performances lors du quatrième match dans la bulle d’Edmonton.

Pageau a remplacé Casey Cizikas, blessé, entre Matt Martin et Cal Clutterbuck depuis quelques matches, tandis que Brassard a pivoté un quatrième trio entre le vétéran Leo Komarov et le robuste Russ Johnston.

Ce sont cependant les gros canons des Islanders qui sont plutôt silencieux dans cette série. Les membres du premier trio, Matthew Barzal, Anders Lee et Jordan Eberle, ont deux points chacun dans la série contre Tampa Bay et ils ont été éclipsés par celui du Lightning (Ondrej Palat-Brayden Point-Nikita Kucherov). Le deuxième trio d’Anthony Beauvillier, Brock Nelson et Josh Bailey se débrouille encore bien, mais un changement pour créer une étincelle est considéré par Trotz. a-t-il avoué en vidéoconférence lundi.


« Je connais cette équipe. Nous devons vider le réservoir à chaque match. C’est la formule qui fonctionne pour nous. »
Barry Trotz

«On y pense certainement. Une chose qu’il faut comprendre, et ça fait partie de la croissance d’un jeune joueur, et même d’une ligne, c’est que lorsque ça ne va pas comme vous voulez, il y a plusieurs autres façons de contribuer, juste en s’occupant des détails et de l’exécution, et en ayant du plaisir à le faire. Il y a 27 équipes (éliminées) et 700 joueurs qui aimeraient être dans cette position... On en a parlé, comment trouver un moyen de maximiser la performance de nos gars. On a un plan, mais on ne veut pas tout chambarder, on ne s’est pas rendu ici en lançant du spaghetti sur les murs», a commenté Trotz.

«Nos gars n’abandonneront pas, ils ne sont pas des lâcheurs. Je connais cette équipe. Nous devons vider le réservoir à chaque match. C’est la formule qui fonctionne pour nous. Ce n’est peut-être pas le cas pour tous les clubs de la ligue, ils sont tous bâtis de façons différentes. Mais ça marche pour nous, on doit jouer avec ardeur, s’occuper des détails et utiliser nos quatre trios. C’est exigeant, nous en sommes rendus à notre quatrième ronde. Ça a été dur, ça n’a pas été facile. Les quatre équipes qui sont ici méritent de l’être parce qu’elles ont été fortes mentalement», a ajouté Trotz, dont le club en étant lundi à un 50e jour dans les bulles des séries de la LNH.

Le capitaine Anders Lee ne s’est pas défilé devant les médias new-yorkais. «On sait que le succès de notre équipe vient du fait que tout le monde contribue. Notre ligne produisait (des buts) et récemment, c’est plus ‘sec’ pour nous. On doit générer plus de chances. On en obtient moins parce que le Lightning fait du bon travail pour nous contrer, donc quand on a des chances, on doit en profiter», a-t-il souligné.

Le directeur général des Islanders Lou Lamoriello a mis la main sur le trophée Jim-Gregory du d.g. de l’année dans la LNH en fin de semaine et en acceptant celui-ci, il a rendu hommage à Pageau, sa principale acquisition à la date limite des transactions de février avec le défenseur Andy Green.

«Ils ont fait tout ce qu’on espérait, et probablement encore plus. Ils sont tous deux arrivés dans l’organisation comme s’ils avaient déjà été là. Ils ont tellement bien été acceptés que j’ai de la difficulté à exprimer à quel point la transition s’est faite en douceur. Ce sont probablement les transactions les plus ‘smooths’ que j’ai jamais complétées, important deux joueurs à ce temps-là de l’année», a noté le vétéran d.g.