Robin Lehner (90) connaît ça, les controverses de gardiens.
Robin Lehner (90) connaît ça, les controverses de gardiens.

Lehner encore au coeur d’une controverse

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
Robin Lehner connaît ça, les controverses de gardiens.

Quand il était avec les Sénateurs d’Ottawa, le club qui l’a repêché en deuxième ronde en 2009, il a fait partie d’un ménage à trois avec Craig Anderson et Ben Bishop avant que ce dernier soit échangé au Lightning de Tampa Bay vers la fin de la saison 2012-2013 écourtée par un lock-out.

Puis quand il s’est établi comme adjoint à Anderson, une sévère commotion cérébrale a permis à Andrew Hammond de connaître un printemps magique en 2015, ce qui a mené à son échange à Buffalo.

Le cerbère suédois qui a vaincu des démons personnels depuis n’allait donc pas se laisser affecter en fin de semaine quand Allan Walsh, l’agent de son partenaire avec les Golden Knights de Vegas, Marc-André Fleury, a suscité toute une controverse en publiant une photo de son client retouchée par ordinateur avec une épée dans son dos, le nom de l’entraîneur-chef Peter DeBoer superposée sur le manche.

Alors que le gardien québécois a incité Walsh à retirer son tweet incendiaire dimanche, au lendemain de sa publication, Lehner a répondu à l’appel de son entraîneur en étant parfait dans un gain par blanchissage de 5-0 lors du premier match de la série de deuxième tour de son club contre les Canucks de Vancouver. Il s’agissait de son premier coup de pinceau en carrière en série, et ça porte sa fiche avec Vegas à 9-1 depuis son acquisition en février dernier dans un échange avec les Blackhawks de Chicago.

«Marc et moi, on a juste ri de tout ça. Ce sont toujours les médias et tous les autres qui font une grosse affaire de ça. Marc et moi, on s’entend bien, il est un très bon gars. Depuis que je suis arrivé ici, c’est un très bon groupe, tout le monde a des liens serrés. On ne pouvait qu’en rire. En bout de ligne, il (Fleury) n’a rien fait. C’est son agent, et s’il veut manquer de professionnalisme, il n’a qu’à faire ça, c’est lui qui a l’air terrible. C’est ça qui est ça», a commenté Lehner tard dimanche soir après avoir repoussé les 26 tirs des Canucks.

Le cerbère qui sera joueur autonome sans compensation une fois les présentes séries terminées est revenu également sur ses récentes expériences du passé, sans remonter aussi loin que son début de carrière avec les Sénateurs.

«Je suis habitué à tout ça. Quand je suis allé à Long Island (avec les Islanders), (Thomas) Greiss était ni plus ni moins un favori des amateurs. Puis je suis allé à Chicago (cette saison) pour jouer avec (Corey) Crawford. Je leur ai offert une bonne compétition et c’est pareil avec Fleury ici. Parfois, ça devient incontrôlable, mais ça n’a pas d’importance. Nous sommes une équipe et peu importe qui joue, tant qu’on gagne... Ça fait partie de la ‘game’ que les gens aient leurs favoris et tout ça», a-t-il noté alors qu’il participait à une visioconférence aux côtés d’un autre ancien Sénateur, Mark Stone, auteur d’un but et une passe contre les Canucks dimanche.

Stone n’a pas offert de réponse quand un journaliste lui a demandé si la controverse avait suscité une conversation dans le vestiaire des Knights.

Fleury, pour sa part, a cherché à calmer le jeu, lui qui a déjà vécu le même genre de situation à Pittsburgh lorsque Matt Murray l’a remplacé comme gardien numéro un en route vers deux conquêtes de la coupe Stanley.

«En bout de ligne, nous voulons tous gagner. C’est pourquoi nous sommes ici. Je n’aime pas être une distraction pour mon équipe, a déclaré Fleury dimanche. J’aime beaucoup Robin. Nous avons une bonne amitié et je pense qu’il est lui aussi un très bon gardien. Il n’y a pas de rancune.»