Les Leafs comptent un ajout de taille à leur formation: John Tavares. Sa présence pourrait contraindre les Bruins à faire des choix déchirants dans leur couverture défensive.

Leafs contre Bruins: l’heure de la revanche a sonné

TORONTO — Tout ce que les Maple Leafs de Toronto veulent, c’est regarder vers l’avant.

Cependant, en raison de leurs récents antécédents avec les Bruins de Boston, ils ne peuvent s’empêcher de jeter un œil dans le rétroviseur.

Les Leafs entameront leur parcours éliminatoire pour un deuxième printemps de suite jeudi au TD Garden, où ils avaient plié l’échine à l’issue d’une rencontre crève-cœur au septième match du premier tour l’an dernier.

Ce revers a laissé des traces, surtout après qu’ils aient laissé filer une avance de 4-3 en troisième période en route vers une défaite cinglante de 7-4.


«  Nous avions une chance le printemps dernier, et ils avaient été meilleurs que nous. Nous aimerions maintenant être meilleurs qu’eux.  »
Mike Babcock

Les deux clubs ont procédé à des ajustements, mais les souvenirs d’il y a 12 mois sont toujours bien vifs dans la mémoire collective, même si les Leafs préfèrent croire le contraire.

« L’an dernier, c’est l’an dernier. Ça ne sert à rien de revenir là-dessus, a dit l’entraîneur-chef des Maple Leafs, Mike Babcock. Nos gars ont pris de la maturité, et ils vont en prendre encore et s’améliorer davantage. Certains revers dans la vie – certains de ces petits obstacles qui se dressent sur ton chemin – te permettent de t’améliorer.

«Ils te permettent de prendre de la maturité et de t’épanouir, a-t-il poursuivi. Nous avons tous déjà vécu des déceptions. Ça n’est pas agréable.»

Auston Matthews avait encaissé sa part de reproches à la suite de la défaite crève-cœur contre les Bruins, après n’avoir amassé que deux points pendant cette série. En comparaison, le premier trio des Bruins, composé de Brad Marchand, Patrice Bergeron et David Pastrnak, en avait totalisé 30.

Matthews, qui est âgé de 21 ans, avait été muselé par l’acharnement de Bergeron et du défenseur format géant Zdeno Chara.

«Nous avons une autre chance, a dit Babcock. Nous en avions une le printemps dernier, et ils avaient été meilleurs que nous. Nous aimerions maintenant être meilleurs qu’eux.»

Il faudra cependant prendre en compte l’ajout d’un élément-clé dans la formation torontoise : John Tavares. Les Leafs lui ont accordé un impressionnant contrat de sept ans et 77 millions $ US afin qu’il s’éclate dans des moments comme celui-ci.

Sa présence au centre, combinée à la chimie qu’il a développée avec l’ailier Mitch Marner, pourrait contraindre les Bruins à faire des choix déchirants dans leur couverture défensive.

Est-ce que les Bruins enverront Bergeron et Chara dans la mêlée contre Matthews lorsqu’ils disposeront du dernier changement à domicile, ou s’ils préféreront les utiliser contre Tavares et Marner, ou encore les séparer afin d’étaler leurs aptitudes défensives ?

Et comme c’est souvent le cas en séries éliminatoires, les gardiens seront scrutés à la loupe. Celui des Bruins, Tuukka Rask, a aisément dominé son adversaire des Leafs Frederik Andersen le printemps dernier, mais ils ont chacun connu une saison en dents de scie cette année.

Les Maple Leafs, qui n’ont pas gagné de série éliminatoire depuis 2004, ont également ajouté de la profondeur à leur brigade défensive en faisant l’acquisition à la date limite des transactions de Jake Muzzin.

«C’est une bonne équipe, et nous formons une très bonne équipe, a dit Matthews. Nous sommes conscients de notre potentiel, et nous avons le talent pour nous mesurer à eux.»

Les Leafs le découvriront très bientôt.