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Anton Forsberg
Anton Forsberg

Le vagabond Forsberg va-t-il encore déménager ?

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
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Les Sénateurs d’Ottawa ont certes fait sourciller leurs partisans samedi en accordant un deuxième départ de suite à Anton Forsberg au lieu de faire appel à Marcus Högberg.

Le gardien suédois acquis au ballottage il y a moins d’un mois était venu ajouter de la profondeur à l’organisation au moment où Matt Murray et Högberg étaient blessés et il avait été réclamé le jour même où Joey Daccord a subi une grave blessure, à un genou on le présume, ce qui a mis fin prématurément à sa saison.

Forsberg s’est promené d’Edmonton à Winnipeg, en passant par la Caroline sans jamais vraiment y aller, avant de s’amener à Ottawa. Le gardien vagabond pourrait encore changer d’adresse lundi, date limite pour les transactions dans la LNH, si une équipe cherchant de la profondeur devant le filet pour le reste de la saison et les séries veut bien offrir quelque chose au d.g. Pierre Dorion.

Obtenir un choix tardif de repêchage pour celui-ci représentait un bon retour sur investissement pour celui-ci, considérant que son obtention n’a rien coûté.

L’ancien des Blue Jackets, des Blackhawks et des Hurricanes a donné l’impression de s’attendre à un tel revirement de situation pour lui alors qu’il n’a toujours pas changé son équipement et son masque aux couleurs des Jets pour s’harmoniser aux couleurs rouge, noir et blanc d’Ottawa.

Forsberg a offert de solides performances lors des cinq départs qu’il a obtenus au cours de son séjour dans la capitale, présentant une fiche de 1-3-1 avec une moyenne ordinaire de 3,41, mais avec un taux d’efficacité de ,908 qui est le meilleur du club (nonobstant l’espoir Filip Gustavsson, renvoyé poursuivre son apprentissage à Belleville malgré son taux de ,946 et sa moyenne de 1,81).

Il n’a pas obtenu beaucoup d’aide de sa brigade défensive samedi lors du revers de 6-5 contre Toronto, même s’il semblait s’en vouloir pour un but (celui d’Ilya Mikheyev en troisième période). Il a quand même effectué 32 arrêts sur 37 tirs, le dernier but étant compté dans un filet désert.

À un salaire de 700 000 $ (au pro rata de la saison écourtée) sur un contrat qui expire cet été, il représente une option à prix plus modique que certains des autres gardiens qui se retrouvent sur les différentes listes de joueurs sur le marché, comme Jonathan Bernier à Detroit (3 M $), Elvis Merzlikins à Columbus (4 M $) ou Darcy Kuemper en Arizona (4,5 M $). Toronto aurait pu être intéressé, mais les Leafs ont préféré verser un troisième choix pour obtenir David Rittich de Calgary alors que les Flames ont accepté tard dimanche soir de conserver la moitié de son salaire de 2,75 M $ sous le plafond sur leur masse salariale.

Il n’y a que l’ancien Sénateur Chris Driedger (850 000 $) avec les Panthers qui représente vraiment une meilleure valeur avec ses excellentes statistiques (2,05, ,930), mais il représenterait plus une option pour un club se cherchant un gardien numéro un pour l’avenir.

Ces tractations de gardiens surviennent alors que le mystère plane toujours quant à savoir quand Murray sera prêt à revenir dans la mêlée, lui dont le dernier match remonte au 10 mars dernier à Edmonton. Quatre jours plus tard, il a déclaré forfait pendant la période d’échauffement avant une partie contre les Maple Leafs au Centre Canadian Tire en raison d’une blessure au haut du corps.

Pour tenter de le replacer, le club a remplacé l’entraîneur des gardiens Pierre Groulx par Zac Bierk au milieu de la semaine dernière et ce dernier a travaillé avec Murray sur la patinoire du ScotiaBank Arena samedi matin, Murray ayant accompagné le club même s’il n’a pas été l’adjoint de Forsberg en soirée.

«On ne veut pas gaspiller une seule journée. On veut qu’à la fin de la saison, Murray ait établi une bonne camaraderie avec Zac et qu’il se sente bien. Il ne sera pas le ‘back-up’ (samedi), mais on se rapproche du jour où il va éventuellement obtenir un départ ici. On veut juste s’assurer qu’il soit à 100 % et qu’il soit à un bon endroit autant mentalement que physiquement. On pense que ça s’en vient dans la prochaine semaine environ», a indiqué l’entraîneur-chef D.J. Smith samedi matin.

Du côté des espoirs, le choix de deuxième ronde en 2019 Mads Sogaard a vu sa saison prendre fin dans son Danemark natal en fin de semaine avec l'élimination de son club, le Esbjerg Energy. Le d.g. Pierre Dorion avait laissé entendre récemment qu'il serait mis sous contrat dès que ce serait le cas. Le cerbère format géant (6' 7'') devrait donc aller rejoindre Filip Gustavsson et Kevin Mandolese avec le club-école de Belleville une fois qu'il aura complété sa quarantaine.

Un contrat pour Goloubef

De quoi ajouter de l’eau au moulin des rumeurs concernant les départs possibles des défenseurs Mike Reilly et/ou Braydon Coburn, les Sénateurs ont annoncé dimanche qu’ils avaient consenti un contrat à deux sens au défenseur Cody Goloubef, qui était avec le club-école de Belleville dans le cadre d’un contrat d’essai professionnel. Au pro rata de la saison écourtée, il aura un salaire de 150 000 $ s’il reste dans la LNH, ou de 700 000 $ s’il est rappelé dans la LNH (après un passage obligé au ballottage). ägé de 31 ans, Goloubef a trois buts et une passe en 19 parties avec Belleville cette saison. Il a déjà joué 25 de ses 160 parties dans la LNH avec Ottawa, récoltant un but et une passe entre 2018 et 2020.

Dzingel de retour
L’autre joueur autonome potentiel des Sénateurs qui pourrait intéresser certaines équipes, Ryan Dzingel, est revenu au jeu samedi après avoir raté la partie précédente en raison d’une blessure au haut du corps. Une décision qui pourrait indiquer qu’il ne sera pas échangé au plus offrant, alors qu’à ce moment-ci de l’année, les équipes ne prennent pas de chance avec leurs joueurs convoités (voir: Tyler Hall à Buffalo), qu’ils laissent dans les gradins pour éviter des blessures. C’est ce que les Sénateurs avaient fait avec Dzingel il y a deux ans quand ils l’ont envoyé à Columbus.