Lorsque les Bruins se trouvent en avantage numérique, une combinaison de répétition à l’entraînement, de grand talent et d’exécution crée des étincelles.

Le jeu de puissance des Bruins à son meilleur

SAINT-LOUIS — Patrice Bergeron remporte la mise au jeu et Jake DeBrusk récupère la rondelle pour Torey Krug, qui attend juste assez longtemps que Bergeron se prépare et tire sur son bâton pour marquer un but dévié, tel qu’on pourrait l’enseigner.

C’est le jeu de puissance des Bruins de Boston à son meilleur.

Lorsque les Bruins se trouvent en avantage numérique, une combinaison de répétition à l’entraînement, de grand talent et d’exécution crée des étincelles.

Boston a converti ses quatre supériorités lors du gain de 7-2 face aux Blues de St. Louis, dans le troisième match de la finale de la coupe Stanley.

C’est la principale raison pour laquelle les Bruins mènent 2-1 en ronde ultime à l’approche du quatrième match, lundi soir.

«C’est une affaire de créativité et de livrer la marchandise dans certains rôles, a dit Krug. Quand nous sommes synchronisés, nous sommes très dangereux.»

Toronto, Columbus et la Caroline l’ont compris lors des trois premiers tours. St. Louis doit développer une solution, ou bien cette série sera vite réglée.

Équipe la plus efficace des séries en avantage numérique, les Bruins ont un taux de succès de 35,9 %. Ce pourrait être la première unité à faire mieux que 30 % en séries depuis les Islanders de New York de 1981, un club champion.

«Nous avons beaucoup d’habiletés différentes, mentionne Brad Marchand. Nous sommes ensemble depuis un moment maintenant, alors nous sommes à l’aise pour communiquer et anticiper. Avec Torey qui fabrique des occasions, la chance est parfois de notre côté.»

Bien juger l’adversaire

L’entraîneur-chef Bruce Cassidy excelle dans l’art de déceler des tendances et des faiblesses chez l’adversaire. Après que les Bruins aient marqué deux fois en 10 avantages numériques, lors des matchs 1 e t 2, il a remarqué une brèche chez les Blues. Quelques ajustements et voilà, Boston fait mouche quatre fois avec l’avantage d’un homme - en quatre tirs.

«Bruce nous donne des indices que si un tel joueur fait ci ou ça, on devrait avoir telle option pour créer une chance de marquer, a dit Krug, qui a rejoint Denis Potvin, un membre du Panthéon, comme seul défenseur à récolter quatre points dans un seul match, en finale de la coupe Stanley.

«Après 10 occasions en deux matchs, nous avons pu observer certaines choses. Sans les dévoiler, nous essayons maintenant d’en tirer profit», a ajouté Krug.

Disputant une première finale depuis 1970, les Bleues devront s’adapter rapidement.

«Ils peuvent vous battre de tellement de façons différentes, a confié le défenseur Robert Bortuzzo, des Blues. Ils ont un excellent gars pour rôder devant le but en Bergeron, il est redoutable. Krug et Pastrnak ont de puissants lancers frappés, et Marchand est un joueur qui dérange. C’est toujours un défi de les contrer.»

Il y a aussi que cette brigade alimente le reste du jeu offensif des Bruins.

«Ils savent qu’ils ont la capacité de marquer et de créer de l’attaque, a déclaré Cassidy. L’une des façons de prendre un élan est de profiter de vos chances et de prendre un rythme en supériorité.

«Nous en avons parlé, a continué Cassidy. Ce n’est pas juste notre club. La plupart des gars talentueux, s’ils deviennent confortables en avantage numérique, de bonnes choses commencent à arriver. Je pense que ça répercute aussi à 5 contre 5.»