Hendrix Lapierre a été sévère envers lui-même lorsqu’il a évalué son jeu dans les deux premiers matches intra-équipe d’Équipe Canada junior.
Hendrix Lapierre a été sévère envers lui-même lorsqu’il a évalué son jeu dans les deux premiers matches intra-équipe d’Équipe Canada junior.

Lapierre en mode rattrapage

Jean-François Plante
Jean-François Plante
Le Droit
Deux semaines de confinement, c’est long quand on attend une occasion de se ressaisir.

Hendrix Lapierre n’a pas aimé l’impression qu’il a laissée aux dirigeants d’Équipe Canada junior (ÉCJ) lors de ses deux premiers matches intra-équipe à Red Deer. En sortant de sa deuxième quarantaine en cinq semaines mardi, l’attaquant des Saguenéens de Chicoutimi avait l’intention de profiter des deux prochains matches intra-équipe de mercredi et jeudi pour modifier cette perception.

Le Gatinois a été dur envers lui-même lorsqu’il a rencontré les médias mercredi matin. Il était insatisfait de ses deux premiers matches intra-équipe avant l’arrêt des activités de l’équipe en raison de cas positifs de Covid-19.

«Je n’ai vraiment pas joué comme je le voulais. En arrivant ici, je voulais prouver que je pouvais faire n’importe quoi sur la patinoire et que je pouvais occuper n’importe quel rôle dans l’équipe. Je n’ai pas vraiment fait ça. Je n’ai pas gagné beaucoup de mises au jeu. Je n’ai pas été très bon dans mes batailles à un contre un. Pendant la quarantaine, j’ai pensé à ça. Je ferai tout en mon pouvoir pour remédier à la situation afin de me faire une place dans cette équipe. Malgré mes deux matches très difficiles, si je joue très bien en portant attention aux petits détails, on ne sait jamais ce qui peut arriver», a-t-il expliqué avant de disputer son troisième match intra-équipe mercredi soir.

Le choix de première ronde des Capitals de Washington avoue avoir été un peu nerveux au début du camp.

«Tout le monde a du talent ici. J’ai fait des erreurs de concentration et de positionnement qui ont mené à des chances de marquer dans les premiers matches. J’étais un peu stressé. Je me suis peut-être mis trop de pression et j’ai essayé d’en faire trop. Je dois simplement jouer mon jeu et me concentrer sur les détails.»

Hendrix Lapierre sait que les dirigeants de Hockey Canada connaissent déjà très bien les joueurs même si le camp de sélection a été coupé de deux semaines. Il a notamment été exceptionnel à la Classique Hlinka-Gretzky quand il avait 17 ans.

Hendrix Lapierre dispose de deux matches pour influencer la décision des entraîneurs. Mercredi, ils avaient déjà fait un changement en le déplaçant à l’aile gauche d’un trio complété par Shane Wright, la merveille de 16 ans, et Cole Schwindt, un choix de troisième ronde des Panthers de la Floride.

«Jouer à gauche, ça peut être une chose positive. J’ai déjà joué avec Wright au début du camp. Il n’a que 16 ans, mais il est déjà un professionnel. Il est très talentueux et travaillant. Je m’entends bien avec lui. Cole est un gros bonhomme capable de créer de l’espace sur la glace. La combinaison pourrait fonctionner.»

Pour les 41 joueurs au camp de sélection de l’équipe nationale, la marge de manoeuvre est mince. Tout le monde a été isolé dans sa chambre d’hôtel pendant 14 jours. Soudainement, ils doivent sortir du confinement, reprendre l’entraînement sur glace et jouer avec le sentiment d’urgence. Lapierre reconnaît que ce ne sont pas des conditions idéales, mais il pense sortir grandi de cette épreuve.

«C’est un peu plate d’avoir à faire nos preuves dans les conditions actuelles, mais en même temps, tout le monde est dans la même situation. Nous allons sortir plus forts de ces deux semaines-là. Personne n’a un avantage sur un autre. Les gars de l’Ouest et de l’Ontario n’ont pas encore joué cette saison.»

Deuxième isolement plus ardu

D’ailleurs, Lapierre souligne que les deux dernières semaines en isolement n’ont pas été complètement gaspillées.

«Nous avons pris du retard. Deux semaines d’entraînements virtuels, ce n’est pas ce que nous souhaitions, mais nous ne repartons pas à zéro. Nous avons appris plein de trucs pour nous assurer d’être prêts à notre retour sur glace. Il reste encore beaucoup de temps avant le tournoi.»

Personnellement, Lapierre a trouvé sa deuxième quarantaine un peu plus ardue que sa première à Chicoutimi, où il pouvait au moins s’entraîner à l’extérieur et aller courir.

«Je n’ai pas été chanceux. Aussitôt sorti de ma quarantaine à Chicoutimi, il a fallu que je parte. Après quelques jours, il a fallu s’isoler à nouveau. Nos journées étaient bien occupées et j’en ai profité pour finir mon école et m’entraîner fort afin d’être prêt à revenir sur la glace. J’ai regardé des séries du Netflix, mais c’était difficile de ne pas pouvoir sortir. Quand j’ai pris de l’air frais mardi, ç’a fait du bien!»